01 avril 2008
Nantes : Libération de Salamat
L'imprévisible nouvelle :
SALAMAT est LIBRE
SALAMAT a quitté le centre de rétention cet après-midi
SALAMAT est LIBRE
Demain à la Maison des Citoyens du Monde
Pot de réjouissance à 18 heures !
Nous nous retrouverons tous demain à 18 heures pour un verre
Maison des Citoyens du Monde
8 rue Lekain – Nantes

Après une belle frayeur, après le rendez-vous d'hier soir
Et des interventions passionnées
La mobilisation a donné son plus beau fruit
La libération de Salamat !
On ne s'en lasse pas,
En français ou en koumyk !
Propos :
"C’est moi, j’ai appelé Glucksmann !
J’ai appelé Robert Badinter, dès hier !
Vous rigolez, j’ai prévenu le maire ! Tout le conseil municipal, même.
François de Rugy est intervenu…
Vous délirez, sans Amnesty International ...
Peut-être, mais la LDH…
Le Mrap a mobilisé comme…
Je vous arrête, sans la Cimade… !!!
C’est les orga !
Ce sont les militants !
Ce sont les citoyens !"
Nous nous retrouverons donc tous demain à 18 heures pour un verre !
Maison des Citoyens du Monde
8 rue Lekain – Nantes
*
Salamat est passée hier matin devant la Cour d'appel de Rennes qui a décidé de prolonger de 15 jours son enfermement au centre de rétention. Hier soir à 17h30, nous nous sommes réunis à l'appel d'Amnesty International, du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, du Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, de l'ACAT, la LDH, le MRAP, et l'Association Solidarité Tchétchénie devant la Préfecture.
Une délégation (AI, LDH, Gasprom, Mrap) a été reçue au cabinet de M. le Préfet à 18h. Nous avons exposés nos arguments contre l'expulsion de Salamat.
Nous demandions au Préfet de Loire -Atlantique :
- de libérer Salamat afin qu'elle puisse préparer dans les meilleures conditions possibles son recours devant la Cour National du Droit d'Asile, où elle doit se présenter avec son mari, le 10 avril prochain.
- de régulariser à titre humanitaire Salamat et son mari, qui risquent, en cas de retour en Fédération en Russie de subir de graves persécutions pouvant aller jusqu'à la mort !
- de donner corps à cette promesse d'un candidat en campagne ou était-il déjà président, que 'toute femme persécutée quelle que soit son origine, quel que soit le degré de sa persécution trouvera refuge sur le territoire français si elle en fait la demande'.
Or à l'issue du rendez-vous en Préfecture rien ne permettait d'espérer que la France renonce à "renvoyer une femme persécutée vers son pays d'origine, le Daghestan, où elle risque de se faire assassiner !"
21:52 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 février 2008
Rétention pour Bébé Garçon
En lisant le “Sms”, j’ai tout de suite pensé : “C’est un bébé fille ou un bébé garçon” ?
Le bébé qui, à 15 mois, crapahute sur sa couche dans le zoo en pleine terre de Saint-Jacques de la Lande ?
Même aux aéroports qui ne seront pas construits avant 2015, même avec une DUP (!) on a déjà donné un nom, s’il voit un jour le jour… cet aéroport.
Il a pas de nom, ni de prénom ce bébé ?
Parce que pour être inscrit au CRA, surtout en soirée, faut décliner son identité. Ou bien ce bébé est-il le premier bébé (à ma connaissance) entré clandestinement dans un CRA ?
C’est pas pour me vanter mais je connais un expert qui prétend qu’il est “nécessaire de mentionner les noms et prénoms du bébé dans les documents administratifs privatifs de liberté. Sinon, c'est une privation de liberté clandestine de l'enfant. Une "cause d’annulation de l’APRF et de la rétention ?"
Il y dort avec maman depuis lundi soir, déjà sa 3ème nuit ? Et deux encore parce que le Procureur n’a pas retenu les arguments du JLD, et a fait rentrer au Bébé’Racail, Bercail ou Bébé Cra Cra racaille… le rejeton ! Si c’est pas une rupture ça !
C’était pour lui éviter le CRAchin que le Procureur a décidé de le mettre à l’abri pour la 3ème nuit avec maman ? Ou bien pour tester le bac à sable ou le toboggan ?
Y’a pas de toboggan au CRA de Saint Jacques de la Lande !
Juste un animal à bascule – Jeux extérieur – Norme Jouet, c’est-à-dire un jouet aux normes Tüv utilisable en lieu public et répondant à la Norme Collectivité ? C’est important la sécurité.
C’était pour un contôle qualité grandeur nature, alors ? Pour éviter un désastre du genre Queen Mary et sa passerelle fatale ?
Ou pour le préparer à “la bascule”, pour quand il sera grand, ou pour maman, comme la femme africaine qu’on voyait dans “Envoyé spécial”, c’est le nom que dans le jargon on donne à la montée de force sur la passerelle d’expulsion d’un avion de la République des droits de l’homme et de l’enfant. La femme, africaine, qui ce jour-là (dans le reportage diffusé samedi 9 février) et décidément “jamais ne s’élance vers l’avenir”, surtout ficelée comme un paquet et hissée comme un ballot sur la passerelle arrimée à l’avion du retour forcé.
C’est un bébé sans matricule, mon ange ?
Ce bébé s’appelle MICKAEL.
Sa maman est originaire de RDC.
L’homme qui partage sa vie, vient lui du Zaïre.
Ah bon ? C’est pas le même pays, des fois ?
Oui, mais lui vit en France depuis si longtemps qu’il n’a jamais nommé son pays autrement que Zaïre.
Et elle, elle est sans papiers, mais vit tout de même en France depuis 7 ans au moins. Les tours et les détours… C’est à Tours qu’elle a été cueillie, chez elle de bon matin, lundi avec son bébé. Son mari était parti travailler. Une OQTF et hop, jardin d’enfant du CRA !
Mais avec son bébé, c’est la première fois qu’elle connait l’école de la 2ème chance. Parce qu’on a déjà essayé de l’expulser, une fois, c’était en 2005.
A l’époque, déjà, la RDC avait refusé de la reconnaître et elle était restée en France.
Ah les quotas !
Si vous pensez que c’est une histoire belge, non non, cela se passe au plat pays de la civilisation !
Merci de manifester haut et fort votre refus de cette politique.
IdL
En adressant votre protestation à l'adresse : collectifenfantsetrangers@yahoo.fr
Nous transmettrons
01:20 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
07 décembre 2007
Libération de Mr. Selahattin Célik
15:20 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
29 novembre 2007
Libération en vue pour Selahattin Célik-Aktas
Le rendez-vous en préfecture ce soir (29/11) a permis de finaliser les propositions examinées lundi 26 dans la foulée d’une forte mobilisation, d’écarter l’hypothèse inacceptable d’un retour volontaire en Turquie, d’établir les modalités pratiques de la régularisation de la situation administrative de Mr. Célik, au titre du droit du travail (procédure de l’intégration par le travail).
La mobilisation exceptionnellement rapide et efficace des soutiens de cette famille a créé les conditions de cette négociation. Nous attendons impatiemment la confirmation de la libération de Mr. Célik-Aktas.
Merci à tous ceux qui ont participé aux mobilisations et signé des pétitions.
Collectif « Enfants Étrangers, Citoyens Solidaires »
Manufacture des Tabacs
Maison des Associations, 10 bd de Stalingrad 44000 NANTEShttp://enfantsetrangers.hautetfort.com
collectifenfantsetrangers@yahoo.fr
23:31 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
25 septembre 2007
Allocation de Rentrée Solidaire
Vous avez organisé une chaîne de solidarité, constitué un réseau de soutien et de vigilance autour des enfants dans les écoles, vous avez parrainé le 23 juin un enfant, un jeune majeur.
Comme annoncé, l’Association des Amis du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, constituée l’été dernier, versera une Allocation de Rentrée Scolaire pour chaque enfant ou jeune majeur soutenu par le Collectif, que leur famille ait ou non été régularisée.
Les marraines et les parrains qui le souhaitent sont invités à médiatiser l'événement dans chaque école en organisant, par exemple, un goûter solidaire à la sortie des classes. Tous sont conviés à venir lors d’une prochaine réunion du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, mercredi 26 septembre, 3 octobre ou le 10, pour recevoir l’Allocation de Rentrée scolaire au profit de leurs filleul(e)s.
Parrains, marraines, vous pouvez vous adresser à Cécile Bir, et lui communiquer le nom des enfants soutenus par le Collectif scolarisés dans votre école : cecile.bir@free.fr ou au 06 67 20 51 43.
Cécile Bir,Trésorière de l'asso de soutien aux enfants étrangers
Collectif enfants étrangers, citoyens solidaires de Nantes
Bonne rentrée !
Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires de Nantes (membre de RESF 44)
http://enfantsetrangers.hautetfort.com
Manufacture des Tabacs Maison des associations ; 10 bd de Stalingrad 44000 Nantes
Contacts : 06 67 20 51 43
Pour tout soutien (aides ponctuelles à la scolarisation et au logement des familles précarisées) :
CCP n° 1056107B032 73 - Nantes
00:20 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08 juin 2007
Témoignage après "délit de solidarité"
8 juin 2007
Témoignage après "délit de solidarité"
Comme annoncé hier, voici le témoignage de Mme DURUPT, placée en garde à vue après avoir manifesté sa désapprobation des conditions d'expulsion de deux passagers d'un vol à destination du Mali, le 28 avril dernier.
J'ai été victime des agissements de la police de Roissy un samedi, le 28 Avril, sur le vol de Air France PARIS BAMAKO, lors d'une expulsion de deux Maliens.
Sur ce vol, après un embarquement sans problème avec simplement 1/2 h de retard, nous sommes acheminés en bus au fond de l'aéroport. Une voiture de police à l'arrière de l'avion éveille mon attention, je m'installe et constate la présence de deux personnes noires entourées de 4 à 6 personnes en civil. Je suppose que ce sont des policiers encadrant des Maliens expulsés, mais je ne dis rien et je ne pose pas de questions. Je suis fatiguée, je viens d'enterrer la veille mon père et faire plusieurs heures de train, je ne pense qu'à dormir.
Le commandant de bord annonce le départ de l'avion dans quelques minutes. A ce moment les deux maliens se mettent à crier qu'ils ne veulent pas partir, les personnes qui les encadrent les ceinturent violemment et leur mettent des coussins sur la bouche pour les empêcher de crier! Aussitôt des voyageurs Maliens qui sont en majorité se lèvent, manifestent leur mécontentement et nous demandent de nous lever également pour empêcher l'expulsion de ces deux personnes.
Evidemment je me suis levée, j'étais placée quelques rangs devant eux et j'ai exprimé mon désaccord sur les méthodes, la présence policière dans l'avion et que je n'avais pas payé un billet Air France pour participer aux expulsions honteuses. Le commandant de bord intervient rapidement et décide de ne pas partir tant que les Maliens et la police sont à bord. Il est applaudi et nous attendons dans le calme la descente des personnes : ils sont descendus.
Tout se calme on s'apprête à partir mais 5 minutes après, ils sont remontés à l'arrière avec brutalité et réinstallés à leur place et accompagnés par de nombreux policiers en uniforme. Cette fois-ci, des voyageurs sont déplacés, en particulier, une famille et des enfants pour les mettre plus en avant pour les protéger des bousculades et qu'ils ne soient pas témoins des agissements de la police!!! Enervement de nouveau et attroupement autour des jeunes Maliens mais toujours sans violence, uniquement en paroles. Certains prennent des photos. Enervement de la police qui confisque des appareils et qui attend, soi disant, un grand chef !! Celui-ci arrive et décide de descendre les Maliens à condition qu'on dénonce les personnes qui ont initié l'émeute!!! Ils ne peuvent pas descendre la moitié des passagers donc ils décident de descendre deux personnes un Malien de 45 ans et moi-même âgée de 60 ans !!! (D’ailleurs un policier me dira plus tard que c’était pour montrer « qu'on n'est pas raciste ! »)
Devant le nombre de policiers et la menace d'être descendu plus personne ne dit rien. Je demande à voir le commandant mais les policiers sont menaçants et me disent que de toute façon, chaque minute perdue aggrave ma situation et que de toute façon je serai descendue par la force ! Je ne peux plus rien faire et je suis descendue avec mes bagages et mise en garde à vue avec mon homologue Malien...
Il est entre 18h et 18h30 lorsque nous arrivons au poste de police Roissy. A partir de ce moment le temps ne nous appartient plus, ils vous baladent en permanence, ils commencent par une fouille de vos affaires vous retirent tout ce qui peut être soi-disant dangereux, lunettes, montre, soutien gorge, bas, lacets, vous n'avez plus rien, vous n'êtes plus rien, plus aucun repère, vous n'avez le droit de ne rien dire. Ils préviennent mon employeur, et j'ai le droit de voir un médecin, qui constate une tension très élevée.
Au bout d'un certain temps, ils me demandent de passer dans leur bureau et me disent que si je reconnais que je suis l'instigatrice de l'émeute tout ira plus vite, ce que je refuse en disant que je ne suis pas à l'origine de "l'émeute" mais que j'ai participé à cette manifestation de mécontentement au même titre que les autres voyageurs et que je n'ai pas bougé de ma place !
Mon homologue Malien a la même position, donc on nous renvoie dans la salle d'attente, avec les deux Maliens qui devaient être expulsés, je suis reconvoquée pour faire ma déposition, je réitère mes propos, ma honte de participer malgré moi à cette pratique de la police Française et mon désaccord de payer un billet pour un vol régulier qui sert de prison.
On m'annonce que je suis donc en garde à vue pour minimum 24h sinon plus, avec peut être une comparution immédiate, que je vais être conduite menottée au dépôt pour passer la nuit! J'attends encore un certain temps puis je suis menottée et accompagnée de 3 policiers à travers les couloirs de l'aéroport, puis en voiture conduite à toute allure sans attacher les ceintures, la police est au-dessus des lois, mais je ne dis rien !
Je me retrouve donc en cellule bien sale vers 24h après avoir subi encore l'inventaire de toutes mes affaires, sur une planche sans couverture et lumière bien braquée sur vous pour vous empêcher de dormir. Heureusement j'étais une femme et j'étais donc toute seule dans la cellule, mais le monsieur malien s'est retrouvé avec un jeune alcoolique donc dans l'impossibilité de s'allonger ! Les conditions sanitaires lamentables et même pas d'eau pour se laver au minimum les mains !
Le lendemain matin évidemment pas de petit déjeuner, juste un jus d'orange et nous passons tous les deux aux prises de photos et empruntes multiples pour être fichés. Le policier pense que nous devrions être libérés vers 12h. Mais les heures passent et nous n'avons aucune information, je m'inquiète de l'heure pour pouvoir prendre l'avion de 16h40 mais apparemment les policiers ne semblent pas avoir d'information. Je commence à craindre de passer une autre journée de garde à vue.
Vers 17h, un brigadier de police vient nous avertir que nous sommes libres mais convoqués le 3 juillet à 9h, au tribunal de Bobigny, pour être jugés des faits suivants : d'avoir à Roissy le 28/04/07en tout cas sur le territoire national et depuis temps n'emportant pas prescription (je ne comprends pas ces termes!) provoqué directement Mr DIAKITE Ibbrahima et Monsieur FOFONA Samba, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol Air France.......à la rébellion par des cris et discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l'autorité publique, etc., faits prévus par l'ART 433-10 al.1 du code pénal et réprimés par le même article.
Voilà où j'en suis à 17 h. L'avion est parti et nous devons rester une nuit de plus sur Roissy. Heureusement nous avons trouvé à Air France une hôtesse qui, vu les circonstances, ne nous a fait payer que le changement de billet soit 80 euros. L'information qui avait été donnée au personnel c'est qu'on était descendus de notre plein gré, ne voulant pas cautionner cette expulsion !!!
Voilà ! Je crois que ce genre de pratique doit se répéter régulièrement et en particulier le samedi car il y a moins de passagers ! Je suis donc à votre disposition pour de plus amples informations afin de faire connaître au public les agissements et les méthodes inhumaines de notre police.
Marie-Françoise Durupt
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06 juin 2007
Autre réaction à l'expulsion
La météo était clémente, le vent favorable, le vol sans escale, l’avion s’est posé :
ILS ONT EXPULSÉ VEDAT YILMIZ !
Il est parti seul, sans personne pour l’accompagner, sans délinquant de la citoyenneté à ses côtés.
Sa mère, assignée à résidence à Rennes, sera expulsée de France dans les prochains jours.
Il a été laissé libre à son arrivée à Istanbul. Son incorporation dans l’armée est programmée dans quelques jours
Pour nous tous, à Rennes, à Nantes, c’est un choc. Un choc de défiance qui ne fera que croître !
Isabelle de Liffiac
10:24 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
05 juin 2007
Ils ont expulsé Vedat...
Cette fois, c'est sûr.
Ils ont expulsé Vedat.
Une amie de Rennes a pu échanger quelques mots avec lui par téléphone. D'Istanbul.
Sa mère, assignée à résidence à Rennes, sera expulsée dans les prochains jours.
Allez, Monsieur Hortefeux... plus que 24999 et le compte sera bon !!!
Continuons de nous battre pour protéger toutes celles et ceux qui peuvent encore l'être.
Organisons la vigilance !!!
22:39 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
URGENCE : Vedat est en cours d'expulsion
Vedat est en cours d'expulsion.
Il serait en ce moment sur le chemin de Paris, pour prendre l'avion...
A SUIVRE !!!
11:38 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
23 mai 2007
Appel à mobilisation pour VEDAT en rétention à Nantes
VEDAT NE DOIT PAS ÊTRE EXPULSÉ
Vedat vient d’avoir 20 ans, il vit depuis 4 ans en France et devait obtenir dans un mois son CAP maçonnerie. Placé en centre de rétention depuis samedi 19 mai, il risque d’être expulsé vers la Turquie où il est recherché pour faire son service militaire ; Vedat est kurde et ne veut pas faire la guerre contre son peuple. Vedat doit rester ici.
Vedat Yilmaz a 20 ans. Il est en France depuis 2003. Kurde de Turquie, il a fui son pays avec ses parents pour ne plus subir les persécutions dont sont victimes les kurdes. Tous les trois déboutés de leur demande d’asile, la préfecture leur notifie un Arrêté Préfectoral de Reconduite à la Frontière enseptembre 2005. Le père de Vedat est alors expulsé en décembre 2005. Une forte mobilisation du lycée de Vedat, alors au début de son CAP maçonnerie, lui permet d’obtenir un accord avec la préfecture l’autorisant à terminer son année scolaire. Depuis lors, son père se cache pour ne pas subir les persécutions, sa mère se cache en France pour ne pas être expulsée, et Vedat, lui, a continué à apprendre le français, à suivre sa formation de maçon et à tisser des liens amicaux. Il était sur le point de finir ses examens et d’obtenir en juin son diplôme de maçon lorsqu’il s’est fait interpeller vendredi soir à Nantes.
Il est depuis en centre de rétention et son recours contre le nouvel APRF qui lui a été notifié a été rejeté.
IL FAUT SE MOBILISER FORTEMENT
POUR EMPÊCHER SON EXPULSION
RASSEMBLEMENTS
Mercredi 23 mai à 14h place de la mairie de Rennes
Jeudi 24 mai à 12h devant la préfecture de Beauregard
Jeudi 24 mai à 18h30 place de la mairie de Rennes
INNONDATIONS de messages
Envoyez « Libérez et régularisez Vedat Yilmaz! »
à la préfecture de Loire Atlantique, qui peut arrêter son expulsion :
SMS au 0240412138
ou mail : etrangers@loire-atlantique.pref.gouv.fr
à la préfecture d’Ille et Vilaine :
SMS au 0299021035
FAX au 0299021015
au ministère de l’Intérieur :
SMS au 0140076060
13:05 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note



