12 octobre 2007

Liberté pour les citoyens poursuivis pour délit de solidarité

 

 

 

 

 

 

Journée Nationale de Mobilisation

ET DE SOLIDARITE AVEC LES ETRANGERS  



 

CONTRE LE PROJET DE LOI HORTEFEUX

QUI CONSTITUE UNE MENACE POUR NOS LIBERTES

ET UNE ATTEINTE A LA DIGNITE DE TOUS !

 

REFUSONS LA REPRESSION

CONTRE LES PERSONNES SANS-PAPIERS

 

 

SOUTENONS LES “DELINQUANTS DE LA SOLIDARITE”

 

 

Nous aussi, citoyens, parents, syndicalistes, militants associatifs et politiques ou élus, avons participé ou aurions pu participer à des manifestations pour protester contre l’expulsion d’un parent d’élèves sans-papiers. Nous aussi, nous avons caché, nous pourrions cacher demain des familles menacées. Nous aussi, tant que durera cette guerre contre des êtres désarmés, nous resterons vigilants et mobilisés ! Nous aussi, demain nous serons à leurs côtés :

 


Florimond Guimard (Marseille)

Son procès se tiendra à Aix en Provence le 22 octobre. Florimond Guimard, professeur des écoles, militant syndical et associatif, est poursuivi pour « violence en réunion avec arme par destination » (sa voiture), lors d’une manifestation à l’aéroport de Marignane, qui rassemblait près de 200 personnes, contre l’expulsion d’un père de famille de deux enfants scolarisés à Marseille. Quelques bousculades, quelques éraflures, un jour de RTT pour un policier blessé au pouce. Le 20 avril 2007, jour de sa convocation devant le Tribunal Correctionnel, 2000 personnes manifestaient dans les rues d’Aix, plus de 14 000 personnes ont signé une pétition de soutien. Le procès a finalement été reporté au 22 octobre 2007 à la demande des parties civiles (policiers) : Florimond risque de perdre son poste dans l’éducation nationale, 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende.

 

Marie-Françoise Durupt (Saint-Nazaire)

La presse s’est fait l’écho de l’incident dans l’avion de Paris Bamako. Le 28 avril dernier, Marie Françoise a osé exprimer, avec d’autres passagers, ce qu’elle pensait des méthodes “musclées” des policiers qui tentaient d’étouffer les cris de deux maliens refusant leur expulsion. Elle a été choisie parmi d’autres, avec un ressortissant malien, sûrement par souci d’équité, menottée, incarcérée, jugée. Sa relaxe a déplû à un syndicat de policiers. Ces meneurs ont été suffisamment persuasifs pour convaincre le Parquet de faire appel !

A Saint-Nazaire, avec son mari Gilles Durupt, Madame Durupt participa activement à la vie de la MJEP, ancêtre du fanal et aux activités de l'association Léo Lagrange.

 

Madame Marzelière (Trignac)

Cette dame est convoquée le 13 novembre prochain devant le Tribunal correctionnel pour avoir "aidé directement ou indirectement le séjour irrégulier" de son compagnon kurde, de nationalité turque. Elle a été mise en garde à vue et fichée. Son compagnon, sans papiers a été arrêté à deux reprises, placé en centre de rétention puis libéré (mais seulement pour vice de procédure !)

Madame Marzelière a ainsi protégé un ami ! Eh bien demain si nous restons les bras ballants, cela n’ira peut-être plus de soi !

 

Alors nous aussi, citoyens, persuadés que la solidarité ne peut pas être un délit, vous demandons l'arrêt des poursuites à l'encontre de Madame Marzelière.
 

ENSEIGNANTS, PARENTS D’ELEVES, ASSOCIATIONS ET SYNDICATS ATTACHÉS AUX VALEURS FONDAMENTALES ET AUX DROITS DE LA PERSONNE HUMAINE

 


*

Parce que pour nous aussi, « Résister se conjugue au présent » !


REJOIGNEZ-NOUS

A NANTES RASSEMBLEMENT

à 14h30

Monument des 50 otages


LE 20 OCTOBRE


04 septembre 2007

Les amoureux de la liberté d’expression sur un petit nuage


 

La solidarité n'est pas un délit !

 

Communiqué RESF – 4 septembre 2007 :

Marie Françoise Durupt relaxée
par le tribunal correctionnel de Bobigny :
une victoire pour la solidarité et la démocratie

 http://www.educationsansfrontieres.org/?article7947

 

Article dans Libération : “Les rebelles du vol Paris-Bamako relaxés”

http://www.liberation.fr/actualite/societe/276136.FR.php

 

 

Et Le Monde qui cite notre Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, de Nantes

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-950966@...

 

01 juillet 2007

Succès d’une mobilisation, soutien pour demain !

Bonjour,

Merci d'avoir répondu si rapidement et massivement à notre appel.

Quelques mots pour vous tenir au courant de l'issue du procès de Salif
Kamaté :
Il a bien été reconnu coupable de délit de séjour irrégulier et de refus
d'embarquement, mais ces peines sont ajournées jusqu'au 14 mars 2008,
pour lui laisser le temps de faire des démarches en vue d'annuler son
interdiction de territoire. Ce n'est pas gagné, mais l'avocate va se
battre.


Ce qui est vraiment réjouissant en revanche, c'est que Salif a été
relaxé pour les coups et blessures sur agent, qui était le chef
d'accusation le plus grave. Mais ce qui est encore plus réjouissant,
c'est que, l'énoncé du jugement mentionne la "légitime
défense" pour motiver la relaxe. L'avocate de Salif Kamaté m'a confirmé
que c'est la première fois qu'un tribunal retient la légitime défense
face à la police
. Ca peut faire jurisprudence.


Catherine Herrero, (l'avocate de Salif Kamaté) m'a dit combien la
mobilisation avait été décisive et m'a prié de vous remercier tous très
chaleureusement. (…)

 
Mais un procès peut en cacher un autre : mardi 3 juillet, à 9 heures,
toujours à Bobigny, madame Durupt passe en jugement pour avoir manifesté
son indignation devant une autre expulsion tout aussi violente que celle
de M. Kamaté. C'est le premier procès pour "délit de solidarité", et il
nous semble important de faire beaucoup de bruit autour de l'événement,
en étant le plus nombreux possible devant et dans le tribunal mardi, et
en signant une pétition, qui, cette fois, est en ligne sur le site RESF :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article6892

Cette attaque inédite contre notre liberté de dire non me semble mériter
qu'on se manifeste.

Merci à nouveau pour votre aide.

Cordialement.

Laurent Cantet

Appel A Signature

LA SOLIDARITE NE DOIT PAS DEVENIR UN DELIT

SOUTIEN A MARIE-FRANCOISE DURUPT

 

Marie-Françoise Durupt, passagère française du vol Paris-Bamako du 28 avril 2007, passe en jugement le 3 juillet au Tribunal de Bobigny pour avoir incité « MM. Ibrahima D. et Samba F., tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ».

Dans son témoignage, Marie-Françoise Durupt n’apparaît pourtant pas comme une meneuse incitant à la violence : elle a soixante ans.

Elle a seulement été indignée de voir étouffer des cris avec des coussins, selon une technique qui avait provoqué la mort d’une jeune réfugiée de 22 ans en Belgique en 1998. Elle refuse, comme les autres passagers, de payer un billet d’avion « pour un vol régulier qui sert de prison ». Ils expriment simplement leur désaccord sur les méthodes et la présence policière dans l’avion.

Les boucs émissaires sont alors tout trouvés : elle et un monsieur malien sont placés en garde à vue. Il paraît, en effet, encore difficile de mettre en examen pour rébellion tous les passagers d’un vol commercial.

Les habitants de Bobigny et de la région parisienne sont invités à un rassemblement de soutien devant le tribunal de Bobigny.

 

Ici, nous pouvons signer la pétition de soutien en ligne à l'adresse suivante :
http://www.educationsansfrontieres.org/?article6892

Il faut que les signatures arrivent avant lundi prochain 18h pour pouvoir les transmettre à l'avocate mardi matin.