28 juin 2007

Le blues de la SR du blog du Collectif

 

BOURDON


 

“Le matin il envoyait une fausse nouvelle, le soir il la démentait”.

 

Cables & Reportages, Albert Londres, 1993

 

 

 

Pour Frédéric Cherki.

 

Ce soir, j’ai la tête comme un nid de bourdons:

avoir mal à la tête, avoir des idées brouillées

 

Mon autre, mon frère, mon altersego, a décidé de reprendre son bourdon du pélerin.

Bâton de pèlerin surmonté généralement par une gourde ou un ornement en forme de pomme.

 

Et s’il n’a jamais été mon Faux bourdon.

Mâle de l'abeille

 

Même s’il me connaît sous le nom d’Isabeille

Même si sans lui, je pourrai bien continuer à faire le bourdon

S'agiter en faisant beaucoup de bruit

Ce ne sera plus pareil.

 

J’aurais beau entonner un chant en faux-bourdon

Plain-chant où la basse forme le chant principal

 

Dans cette ville dont les Princes étaient des enfants,

“On entend des voix d'enfants qui, dans une pièce voisine, commençent un chant en faux-bourdon, puis rapidement font silence”.
Montherlant, La Ville dont le prince est un enfant, 1951, III, 1, p. 906.

 

Accueillis au sein de notre assemblée hétéroclite d’engagés de la protestation, de délinquants de la solidarité, on n’entendra plus (dé)résonner ce gros bourdon, tous les mercredis… mais seulement de temps en temps.

Très grosse cloche ayant un son très grave

 

Un coup à attraper le bourdon

Tristesse invincible.

 

Cette première lettre que m’adresse l’écrivain et le militant, sa première lettre sans une faute d’accord, sans une coquille, sans même un bourdon, qui devrait faire la joie d’une correctrice et pourtant c’est la plus triste qu’elle ait reçue de lui, celle où il nous dit qu’il nous quitte.

TYPOGR. Erreur de composition qui se traduit par l'omission d'un mot ou d'un membre de phrase. L'essentiel est d'éviter les bourdons

 

En lisant et en relisant l’épreuve…

Dans une copie de plus de 100 000 millions de signes

pour la défense des Sans-Mots et des Sans-Papiers

c’est sa première et sa seule vraie faute de goût.

 

Grande Brisure.

La grande brisure est la cessation définitive du travail, le journal étant achevé.

 

(SOURCE) http://www.cnrtl.fr 

IdL

01 mai 2007

Le blog du Collectif a un an aujourd'hui

Il y a un an tout juste, notre blog prenait son essor.

Voici un petit bilan rapide de ces douze premiers mois d'activité :

En un an, 22708 personnes nous ont rendu au moins une visite, pour une moyenne mensuelle de 3171 visites et 8830 pages consultées par mois.

Le mois de juin 2006 aura été celui de tous les records : en un seul mois, 3064 visiteurs uniques, 4641 visites enregistrées et 16334 pages lues.

A ce jour, 536  notes ont été rédigées ...

 

A suivre, ... en espérant que le futur nous permettra d'afficher enfin les bonnes nouvelles que nous attendons toutes et tous. 

22 août 2006

Pas loin de 8000 visiteurs à ce jour


A ce jour, après quatre mois d'existence, le blog du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires comptabilise pas loin de 8000 visiteurs uniques.

Pour compléter ces données, en voici quelques autres qui témoignent de l'intérêt croissant d'un public de plus en plus nombreux pour la cause des enfants étrangers et jeunes majeurs menacés d'expulsion :

Depuis le 1er mai 2006 :

  • 7823 internautes nous ont rendu visite laissant parfois des commentaires que vous aurez pu lire.
  • 33978 pages ont été consultées
  • en moyenne, depuis bientôt quatre mois, le blog a reçu la visite quotidienne d’environ 108 visiteurs.
  • en mai, cette moyenne était de 78 visiteurs par jour avec une pointe à 134 le 4 mai
  • en juin, cette moyenne a été  de 154 visiteurs par jour avec une pointe à 368 le 30 juin, veille de la grande journée de parrainage
  • en juillet, la moyenne est de 116 visiteurs avec une pointe à 285 le 6 juillet
  • à une dizaine de jours de la fin du mois d’août, en dépit de la trêve estivale,  la moyenne est actuellement de 83 visiteurs quotidiens avec une pointe à 187 le 21 août

06 juillet 2006

Le cap des 5000 visiteurs sur le blog est franchi

Après deux mois d'existence, le blog du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires vient de passer le cap des 5000 visiteurs uniques.

Pour compléter ces données, en voici quelques autres qui témoignent de l'intérêt croissant d'un public de plus en plus nombreux pour la cause des enfants étrangers menacés d'expulsion :

Depuis le 1er mai 2006 :

  • 5079 internautes nous ont rendu visite laissant parfois des commentaires que vous aurez pu lire.
  • 7996 pages ont été consultées
  • en moyenne, depuis plus de deux mois, le blog a reçu la visite quotidienne de 140 visiteurs.
  • en mai, cette moyenne était de 75 visiteurs par jour avec une pointe à 134 le 4 mai
  • en juin, cette moyenne a été  de 154 visiteurs par jour avec une pointe à 368 le 30 juin, veille de la grande journée de parrainage
  • pour les premiers jours de juillet, la moyenne est actuellement de 188 visiteurs avec une pointe à 240 le 3 juillet

01 mai 2006

Historique du Collectif

 

Le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, fondé en mars 2004 à l’initiative de parents d’élèves de l’école Stalingrad à Nantes, c’est aujourd’hui l’histoire de parents, d’enseignants, de représentants d’associations, de citoyens, bref d’hommes et de femmes indignés qui n’ont cessé de se mobiliser pour la régularisation de familles d’origine étrangère. Des familles dont les enfants sont scolarisés, souvent depuis plusieurs années, dans les écoles, collèges et lycées de l’agglomération nantaise et du département.

Depuis deux ans, de manif en manif, de pétitions en occupations d’école, nous n’avons eu de cesse d’attirer l’attention de la Préfecture sur la situation de ces personnes pour lesquelles parfois, devant l’urgence de la situation, nous avons dû trouver des solutions de logement là où les pouvoirs publics n’offraient comme perspective d’asile que la rue. Ainsi, en octobre 2004, au seuil du plan hivernal, après que deux familles algériennes déboutées du droit d’asile aient dû quitter un logement obtenu par l’entremise de l’évêché de Nantes, nous avons décidé de mettre à l’abri ces familles dans les murs de la Maison des Syndicats. Une solution de courte durée qui s’est soldée, au petit matin du deuxième jour, par l’expulsion musclée des familles et des enfants conduits en garde à vue avant une libération inespérée, le soir même au terme d’une journée éprouvante de rapport de force avec la Mairie de Nantes et la Préfecture.

Au printemps 2005, devant la surdité chronique d’une Préfecture chargée d’appliquer la politique que l’on sait, nous nous sommes à nouveau tournés vers deux institutions, dont les représentants, Mrs Mareschal et Ayrault, nous ont semblé devoir porter la voix de tous ceux qui, de plus en plus nombreux, refusent le sort réservé aujourd’hui aux émigrants. A des hommes, des femmes et des enfants qui, depuis plusieurs années, ont trouvé dans les écoles et les quartiers de notre cité au-delà d’une protection et d’un asile, l’espérance d’une vie meilleure en cours de reconstruction.

En juin 2005, grâce à des soutiens de marque tels que Jacques Gaillot, Albert Jacquard et Michel Tubiana, notre lutte pour la régularisation des demandeurs d’asile nantais a trouvé un nouvel écho dans la rue, devant une clinique de l’Espérance vide comme tant d’autres édifices nantais.

Aujourd’hui encore, au sortir de l’hiver, la situation reste plus préoccupante que jamais pour une dizaine de familles déboutées du droit d’asile bientôt mises à la rue et privées de tout droit, y compris de ceux que notre société revendique pour des animaux.

Deux ans plus tard, nous refusons toujours d’accepter sans rien dire que nos enfants voient, du jour au lendemain, partir leurs camarades vers des destinations traumatisantes : la rue, un centre de rétention où la situation se dégrade de jour en jour et où la présence d’enfants est désormais un fait avéré, un pays plus ou moins inconnu où de réels dangers mettraient en péril la vie des enfants et de leurs parents.

Au cours des semaines qui ont précédé les vacances de la Toussaint 2005, les mobilisations autour des écoles, des collèges et des lycées se sont multipliées dans tout le département et une coordination d’enseignants, d’élèves et de parents d’élèves du secondaire a rejoint le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires.

Néanmoins, familles ou personnes isolées sans papiers continuent d’être renvoyées de leurs hébergements. En dépit de nouvelles marques de soutien apportées par les collectivités locales et l’association l’Accueil d’Abord, des enfants, des personnes malades, âgées, vont encore se retrouver à la rue, sans logement, dans la plus grande humiliation, la plus totale désespérance.

 

Le plus souvent, ces femmes, ces hommes, ces enfants ont fui la guerre, la misère avec l’espoir que la France leur offrirait des conditions de vie dignes d’êtres humains. Notre pays a les moyens de les accueillir comme il a les moyens d’éradiquer la misère sur son sol.

Nous mettons en demeure les pouvoirs publics d’assumer leurs responsabilités en accordant un hébergement à toutes ces personnes.

Alors que la Préfecture multiplie les arrêtés de reconduite à la frontière et les expulsions, nous réaffirmons que, seule, la régularisation permettra à toutes et tous l’accès à une vie plus décente, sans quoi, comme nous l’a rappelé Albert Jacquard : « Comment nos enfants pourront-ils vivre bien aux côtés de ces enfants qui sont méprisés, humiliés ? »

 

Frédéric CHERKI