27 avril 2009
Prochaine réunion
PROCHAINE REUNION MERCREDI 29 AVRIL A 18H30 A LA MAISON DES ASSOCIATIONS DE LA MANUFACTURE BOULEVARD STALINGRAD
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12 octobre 2008
Ficher les militants encartés, pas les mômes en cartable !
EDVIGE, CRISTINA, STIC, JUDEX, EURODAC, PROJET VIS (prise d'empreinte digitale de toute personne entrant dans l'espace européen), NOUS SERONS BIENTôT TOUS FICHES
FICHER LES MILITANTS ENCARTES, C'EST DE BONNE GUERRE !
MAIS FICHER LES ENFANTS EN CARTABLE, C'EST NON !
NON A EDVIGE, NON A SON clone EDVIRSP !
EDVIGE, on va te faire ta fête !
Le nouveau projet de décret créant le fichier EDVIRSP après EDVIGE reste particulièrement inquiétant. Devant la mobilisation contre EDVIGE, le recul du gouvernement est minime ; l'essentiel du fichage demeure !
En effet celui-ci concernerait « les personnes dont l'activité individuelle ou collective indique qu'elles peuvent porter atteinte à la sécurité publique ». Ce fichier est très dangereux pour les libertés :
. Les enfants comme les adultes sont toujours fichés sur de simples suspicions, sans avoir commis aucune infraction ;
. La notion d'atteinte à la sécurité publique est subjective ; aucun contrôle objectif ne pourra être fait ;
. Les mineurs de + de 13 ans sont toujours concernés par le fichage ;
. Si certaines données (vie sexuelle, état de santé) ont disparu, il en reste de nombreuses inadmissibles : les origines raciales ou ethniques, les opinions philosophiques, politiques ou religieuses et l'appartenance syndicale.
Le nouveau projet EDVIGE ouvre toujours un boulevard à la criminalisation du mouvement social et de l'action revendicative.
POUR OBTENIR L'ABANDON PUR ET SIMPLE DE CE FICHIER, LE COLLECTIF « NON À EDVIGE » APPELLE AU RASSEMBLEMENT DES CITOYENS DEVANT TOUTES LES PREFECTURES DE FRANCE :
A NANTES JEUDI 16 OCTOBRE À 18 HEURES
DEVANT LA PREFECTURE
Pour signer la pétition nationale : http://nonaedvige.ras.eu.org/
Collectif nantais "Non à Edvige"
Pour Mémoire...
Informations Générales
mardi 15 juillet 2008
Fichage informatique : ce qui inquiète la Cnil

Alex Türk.Président de la Commission nationale informatique et libertés. Il est aussi parlementaire et professeur de droit. : DR
Le patron de la Commission nationale informatique et libertés est réservé sur le nouveau fichier de police Edvige. Mais il est plus préoccupé par les nouvelles technologies.
Entretien
Edvige, le nouveau fichier de la direction centrale de la sécurité publique est dénoncé par la Ligue des droits de l'homme, des syndicats, des éducateurs, des parents d'élèves. Il inquiète. À juste titre ?
Grâce à la Cnil (Commission nationale informatique et libertés), ce débat peut avoir lieu, car nous avons exigé la transparence sur ce fichier et la publication du décret. Nous avons émis plusieurs réserves. Nous nous sommes d'abord opposés aux interconnexions de fichiers. En ce qui concerne les personnalités, nous avons obtenu qu'Edvige ne comporte pas d'informations sur leurs déplacements, leurs comportements, leur vie sexuelle, leur santé, sauf à titre « exceptionnel », ce qui signifie que les magistrats de la Cnil contrôleront ces informations. En revanche, nous n'avons pas obtenu satisfaction sur l'âge des mineurs.
Et c'est ce qui fait débat. Dès l'âge de 13 ans, un jeune « susceptible de porter atteinte à l'ordre public » pourra être fiché.
Edvige recense des données dans trois cas : dans le cadre d'une enquête administrative, d'une atteinte à l'ordre public, ou de renseignements sur des personnalités, élus, syndicalistes, religieux, journalistes... Nous demandions que, dans les trois cas, l'âge minimum soit de seize ans. En fait le ministère de l'Intérieur interprète les « mineurs de 16 ans » par « âgés de 13 à 16 ans ». Treize ans, cela nous semblait excessif.
Avez-vous les moyens de contrôler vraiment les fichiers de la police ?
Nous avons lancé depuis sept mois une grande opération de contrôle. Par ailleurs, depuis l'affaire Rebelle, le conseiller de Mme Royal pendant la campagne électorale, nous sommes saisis de plus en plus de demandes. Les gens veulent savoir ce que contient leur fiche RG. Ce fichier suscite beaucoup de fantasmes, mais celui qui me préoccupe le plus c'est le Stic, le système de traitement des infractions constatées, le grand fichier de la police.
Pourquoi ?
Si vous avez été mis en cause dans une affaire, mais finalement relaxé, vous pouvez toujours être dans le Stic. Les procureurs, débordés, oublient de faire corriger les données. Et cela peut avoir des conséquences graves. J'ai en mémoire le cas d'un homme, candidat à un emploi sur le tarmac de l'aéroport Charles-de-Gaulle. Contrôle par la préfecture sur le Stic. L'homme est fiché. À tort. Il nous a saisi, mais le temps de vérifier, l'emploi lui avait échappé.
Les moyens de contrôles et de surveillance se multiplient. Biométrie, vidéosurveillance, géolocalisation. Cela vous inquiète ?
Edvige, on peut le contrôler. On peut toujours, dans une démocratie, réduire la puissance des fichiers de police. Par contre, on ne peut pas revenir sur les développements technologiques. La Cnil croule sous les demandes de contrôle par biométrie, par vidéosurveillance. La géolocalisation des personnes se développe de façon faramineuse. Je ne dis pas cela pour affoler, mais je crains que l'on ne se réveille un jour dans une société différente.
L'opinion semble indifférente, pas concernée.
Parce que c'est comme une lente montée des eaux. L'opinion ne s'en rend pas compte. Mais ces technologies introduisent un double traçage. Traçage dans l'espace. On sait où vous étiez. Et traçage dans le temps, grâce aux moteurs Internet, aux réseaux. J'appelle ce phénomène la dilatation du présent. On sait ce que vous étiez à vingt ans. Et on peut vous le reprocher dix ans plus tard. Comme si vous n'aviez pas changé entre temps.
Un exemple ?
Un étudiant, dans une soirée arrosée entre copains, s'est déculotté. Clic clac : une photo est prise et lancée sur Internet. Quelque temps après, il postule à un emploi. Le recruteur lui tend la photo : « Jeune homme, êtes-vous coutumier de ce genre d'activité ? » Je ne sais pas s'il a été embauché, mais de plus en plus de sociétés, grâce à Google, tracent les profils des candidats, leurs comportements. Et nous n'en sommes qu'aux débuts du phénomène.
Recueilli par
Bernard LE SOLLEU.
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05 octobre 2008
Abdoulaye SYLLA est libre !
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29 septembre 2008
TA de Rennes : Mr. Sylla libéré
Abdoulaye Sylla est libre !
L'arrêté de reconduite à la frontière a été cassé par le tribunal administratif de Rennes.
Il rentre en ce moment à Nantes.
20:27 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25 septembre 2008
MOBILISATION POUR MONSIEUR SYLLA
LE COLLECTIF ENFANTS ETRANGERS SE MOBILISE POUR MONSIEUR SYLLA
VENEZ NOMBREUX SOUTENIR SA FEMME ET SES ENFANTS ET LE DROIT DE VIVRE EN FAMILLE.
Abdoulaye Sylla, guinéen (Guinée Conakry) sans-papiers, jeune père de famille de 28 ans a éré arrêté ce matin pendant
un controle d'identité.
Il a été mis en garde à vue aujourd'hui et transféré ce soir au Centre de Rétention de Rennes.Abdoulaye est arrivé à Nantes, il y a 4 ans. Il fuyait la Guinée après avoir subi des sévices en prison pour des raisons politiques. A Nantes, il a repris des études,dans un lycée nantais où il a été soutenu par un collectif.
En juillet 2006, il a été parrainé en mairie de Nantes.
Il a rencontré sa compagne à Nantes (elle est dans la même situation que lui), ils ont 2 enfants de 10 mois et 2 ans et demi.
Logés dans un premier temps par AIDA en centre-ville, ils ont trouvé un logement récemment grace à l'ACCUEIL D'ABORD
dans le quartier de Port Boyer, l'ainé de leurs enfants est scolarisé depuis la rentrée en Petite section à l'Ecole Maternelle de Port Boyer.Pour soutenir Abdoulaye, sa compagne et leurs enfants, nous organisons un rassemblement vendredi 26 septembre à partir de 16h30 devant l'Ecole Maternelle de Port Boyer, 53 rue de l'Eraudière, 44 300 Nantes (Arrêt de bus GUINDRE, sur la ligne 22).
Nelly Tual et Jean-Marc Ackermann, marraine et parrain d'Abdoulaye.
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18 septembre 2008
LES REUNIONS DU COLLECTIF TOUS LES 15 JOURS
AMIS DU COLLECTIF
Les réunions du Collectif Enfants Etrangers auront lieu désormais tous les 15 jours à compter du mercredi 24 septembre, date à laquelle il y aura une réunion comme d'habitude à 18h30.
Nous vous attendons nombreux car beaucoup d'actions sont en cours et les familles viennent de plus en plus nombreuses chercher de l'aide auprès du collectif.
A MERCREDI AVEC VOS IDEES ET VOTRE ENTRAIN !!!
11:02 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 août 2008
Pour un retrait de la Géorgie des "pays d'origine sûrs" et Nantes Tbilissi
NANTES-TBILISSI : RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITE AVEC TBILISSI ET LES GEORGIENS jeudi 14 août à 18 h
Chapelle de l’Oratoire - Musée des Beaux Arts, en présence de Jean-Marc Ayrault, député-maire de Nantes et de l’association Nantes-Tbilissi. A cette occasion, plusieurs messages de solidarité et témoignages seront apportés en présence de Jean Marc Ayrault, des représentants de l’association Nantes- Tbilissi, d’élus et de personnalités de la ville de Nantes.
Des dons sont à adresser à l'association Nantes Tbilissi à l’ordre de : « Solidarité Géorgie » à Association Nantes-Tbilissi, 1 rue Pelleterie 44000 Nantes
*
Un communiqué du Forum Réfugiés du 12 août 2008 titre :
de la liste des « pays d’origine sûrs »
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Le placement de la Géorgie sur cette liste, intervenu en 2005, avait été contesté par Forum réfugiés devant le Conseil d’Etat, en vain.
En revanche, statuant sur un nouveau recours de Forum réfugiés, le 13 février 2008, le Conseil d’Etat avait estimé que le Conseil d’administration de l’OFPRA ne pouvait considérer que l’Albanie et le Niger étaient des pays dits 'sûrs' eu égard à 'l’instabilité du contexte politique et social prévalant dans ces pays'.
Par cette décision, le Conseil d'Etat avait confirmé que la liste des 'pays d'origine sûrs' n'est pas immuable et que la situation dans les pays considérés comme sûrs doit être régulièrement réexaminée.
Au vu de la situation qui prévaut actuellement en Géorgie, notamment dans les républiques sécessionnistes d’Abkhazie et d’Ossétie du Sud, Forum réfugiés estime que le Conseil d’administration de l’OFPRA doit prendre acte de la détérioration de la stabilité de ce pays et le retirer de la liste des 'pays d’origine sûrs'.
Contacts presse :
| Olivier Brachet, Directeur général Tél. 06 15 05 25 33 direction@forumrefugies.org | Mathieu André, Affaires européennes Tél. 06 11 47 01 75 europe@forumrefugies.org |
Notes aux rédacteurs
Sur la notion de 'pays d’origine sûr' :
La notion de 'pays d'origine sûr' a été introduite en droit français par la loi du 10 décembre 2003. Selon cette loi, 'un pays est considéré comme tel s’il veille au respect des principes de la liberté, de la démocratie et de l’état de droit, ainsi que des droits de l’homme et des libertés fondamentales'. C'est le Conseil d'administration de l'OFPRA qui fixe la liste de ces pays.
Les demandeurs d'asile, ressortissants des Etats figurant sur cette liste, ne peuvent bénéficier d'une admission au séjour. Leur demande est instruite par l'OFPRA dans le cadre de la procédure prioritaire et leur recours éventuel devant la Cour nationale pour le droit d’asile (CNDA, ex. Commission des recours des réfugiés, CRR) n'a pas de caractère suspensif.
Une première liste de 12 pays d'origine sûrs a été adoptée lors de la séance du 30 juin 2005 du Conseil d'administration (Bénin, Bosnie-Herzégovine, Cap-Vert, Croatie, Géorgie, Ghana, Inde, Mali, Maurice, Mongolie, Sénégal, Ukraine), complétée par 5 nouveaux pays au cours de la séance du 3 mai 2006 (Albanie, Macédoine, Madagascar, Niger, Tanzanie).
En 2007, la CRR a délivré 459 statuts (convention de Genève et protection subsidiaire) aux ressortissants de 'pays d’origine sûrs'. Le taux d’accord devant la CRR pour ces demandeurs a été de 21,9% contre 19,9% pour les recours de ressortissants originaires de pays 'non sûrs'. Une grande majorité de ces 459 demandeurs d’asile étaient expulsables lorsqu’ils ont été reconnus réfugiés.
Le taux d’annulation en ce qui concerne les demandeurs géorgiens avait été de 23,4% devant la CNDA (114 annulations), il était de 27% sur les quatre premiers mois de 2008.
Sur la situation en Géorgie :
L’escalade de violences, entre les forces de Géorgie, d’Ossétie du Sud, d’Abkhazie et de Russie, qui a fait, depuis le début du mois de juillet, des dizaines de blessés et de morts et a entraîné la fuite de centaines de déplacés parmi la population civile, a culminé, dans la nuit du 7 au 8 août dernier, avec le lancement par l’armée géorgienne d’une attaque massive, terrestre et aérienne, contre l’Ossétie du Sud visant à ' établir l’ordre constitutionnel dans l’ensemble de la région'.
Le 8 août, les forces russes ont décidé d’intervenir dans le conflit aux côtés des séparatistes d’Ossétie du Sud. Le 9 août, l’aviation russe a bombardé la Géorgie hors de la province ossète. Après un appel au cessez le feu géorgien, observé le 10 août durant quelques heures, les combats ont repris le 11 août. Dans l’après-midi, des soldats russes sont entrés en territoire géorgien près de la région séparatiste d'Abkhazie.
Le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) avançait, dans un communiqué diffusé quelques heures avant que la guerre éclate, le chiffre de 273 000 personnes déplacées à l’intérieur de la Géorgie. Depuis, environ 40 000 personnes auraient été contraintes de quitter leur domicile en raison du conflit selon le Comité de la Croix Rouge internationale. Le HCR, quant à lui, estime qu’environ 100 000 personnes ont été déplacées par le conflit.
Forum réfugiés - Bureau de Paris
21ter, rue Voltaire
75011 PARIS
Tél. : 01 53 27 83 61 - Port. : 06 11 47 01 75
bureauparis@forumrefugies.org
Association loi 1901 d'accueil des réfugiés et de défense du droit d'asile
BP 1054 - 69612 VILLEURBANNE CEDEX
Tél. : 04 78 03 74 45 - Fax : 04 78 03 28 74
direction@forumrefugies.org - www.forumrefugies.org
*
"Il faut exprimer notre solidarité à la Géorgie"
Natif de Tbilissi, Gaston Bouatchidzé a fondé en 1991 l'association Nantes-Tbilissi. Il livre dans "Ouest-France" daté du 12 août son avis sur le conflit actuel. (p.11)
Jean-Marc Ayrault a adressé hier un courrier à son collègue et ami Guigui Ougoulava (cité par "Ouest-France")
Dans cette lettre il assure au maire de Tbilissi, ville jumelée avec Nantes depuis 1979 "le soutien et la solidarité entière de la ville de Nantes et des Nantais...".
Le député-maire envisage "dès que la situation le permettra", d'organiser "un envoi humanitaire d'urgence en fonction des besoins de la population civile." (p.11)
Sur le site de la Ville de Nantes : les principaux partenaires
- Ambassades de Géorgie en France et de France en Géorgie
- Associations : Nantes-Tbilissi, IDEM44 et AGIR Ville de Sarrebrück
- Université Pédagogique de Tbilissi et Université de Nantes
- Ecole Française Marie Brosset de Tbilissi et Noé Jordania
- IUFM de Nantes
- Centre Hospitalier Universitaire de Nantes
- Musées des Beaux-Arts de Nantes et de Tbilissi
Nantes Tbilissi : la solidarité en marche : "Presse Océan" ce 12 août 2008
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25 juillet 2008
Mobilisation générale contre l'épidémie des tests osseux sur mineurs
Wed, 23 Jul 2008 19:52:39 +0200
Ouest-France
Immigration : la loi n'est pas l'humiliation
Jean-Louis Tourenne demande à tous les présidents de conseil généraux de dénoncer les méthodes utilisées avec les jeunes sans papiers. Patrick Mareschal lui emboîte le pas.
Le président du conseil général d'Ille-et-Vilaine s'oppose aux tests osseux pour vérifier l'âge des jeunes sans papier. Patrick Mareschal le suit.
Jean-Louis Tourenne ne s'en cache pas. Les nouvelles lois qui régissent l'immigration ne lui plaisent pas. Mais il ajoute d'emblée : « La loi est la loi et je la respecte. » Ce qu'il ne supporte plus, ce sont les moyens utilisés pour la mettre en oeuvre.
Sa colère a débordé avec le cas de Julio. Début mars, ce jeune d'origine angolaise scolarisé dans un lycée rennais revient d'une sortie scolaire. Au milieu de ses camarades de classe, il est contrôlé dans le métro. Sa carte d'identité indique 16?ans, mais les autorités doutent de son âge. Commence alors l'engrenage du commissariat, de la garde à vue, du centre de rétention... Et des tests osseux et de pilosité.
Un appel aux autres départements
« Comme une centaine de jeunes mineurs isolés en Ille-et-Vilaine, Julio est placé sous ma responsabilité de président du conseil général. J'ai donc l'autorité parentale. Imaginez que, sans votre autorisation, on enferme votre enfant et qu'on lui fasse subir des tests humiliants et traumatisants ! »
Jean-Louis Tourenne a décidé, il y a quelques jours, de lancer un appel à tous les présidents de conseils généraux pour qu'ils signent, avec lui, un texte à l'attention du président de la République. Dans ce texte, les présidents se déclarent « indignés par les procédures et méthodes utilisées : chasse aux mineurs, tests osseux, mise à la rue de familles entières, toutes pratiques incompatibles avec l'idée que nous nous faisons de la démocratie humaniste ».
Cinq présidents, dont Claudy Lebreton des Côtes-d'Armor et le président du conseil général de Loire-Atlantique, Patrick Mareschal, l'ont déjà signé. Pour l'instant, ils sont tous de gauche. L'élu affirme néanmoins que ces méthodes inquiètent dans de nombreuses sphères, chez les catholiques, à droite, au gouvernement...
Il cite par exemple le rapport de Dominique Versini, « défenseure des enfants » et ancienne secrétaire d'État de Jean-Pierre Raffarin, qui recommande l'abandon des tests osseux.
Gilles KERDREUX.
Ouest-France
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03 juillet 2008
3ème Forum des Droits de l'Homme (30 juin- 3juillet)
Rama Yade : « L'Édit de Nantes, symbole de liberté de conscience »
Rama Yade et Jean-Marc Ayrault ont été les témoins privilégiés de l'inauguration de ce troisième forum international des Droits de l'homme à Nantes. : Photo Nathalie BourreauLa secrétaire d'État chargée des Affaires étrangères et des Droits de l'homme a inauguré le 3e Forum des Droits de l'homme, hier soir, à Nantes.
Contrairement à la venue de Nicolas Sarkozy, la visite de Rama Yade s'est déroulée sans un déploiement de forces de police considérable.
Audience
« 60 ans après la déclaration universelle, auprès des Nations Unies, il est remarquable que l'on trouve autant d'audience ce soir à Nantes. Il y a donc un intérêt croissant pour cette thématique. Le choix de Nantes n'est certainement pas un hasard non plus et il correspond au choix de Pierre Sané, le sous-directeur de l'Unesco. Après 2004 et 2006, il me semblait logique de revenir à Nantes. Nantes, une ville dont je salue le maire et qui a été le théâtre de la signature de l'Édit de Nantes, un symbole de liberté de conscience et de religion ».
60e anniversaire
« Comme le disait André Breton, Nantes est, avec Paris, la seule ville où il peut vous arriver quelque chose. Mais pour ce 60e anniversaire, il me semble juste de rendre hommage à René Cassin, l'un des pères fondateurs de la déclaration universelle à Paris ».
Mémoire
« Il ne faut surtout pas croire que les Droits de l'homme sont un acquis universel. Et la France ne doit ni ne veut donner de leçon. D'ailleurs, la France n'est belle que lorsqu'elle est debout. Les valeurs de la France, c'est ce qui reste quand il n'y a plus rien. Et le travail qui est entrepris lors de ce forum et ailleurs est un travail de fourmi.
Mais il est essentiel au niveau de la déclaration des Droits de l'homme ».
Ambassades
« Au niveau international, je souhaite que nos ambassades deviennent de véritables maisons des Droits de l'homme pour tous les citoyens. Il faut que, quel que soit le lieu, en Birmanie ou à Paris, au Tibet ou au Zimbabwe, les Droits de l'homme soient respectés. On ne peut pas accepter de démocratie au rabais ».
Homophobie
« Enfin, je souhaite également mener le combat pour la lutte contre l'homophobie, sachant que 90 pays sont encore contre et que 6 d'entre eux pratiquent la peine de mort ».
Philippe Corbou
3ème Forum des Droits de l'Homme
L'hommage unanime rendu à Stéphane Hessel
Les participants au 3e Forum mondial des droits de l'homme ont rendu un hommage chaleureux et unanime à Stéphane Hessel. Photo : Marc RogerLes participants du troisième Forum mondial des droits de l'homme ont salué la présence du résistant et rédacteur de la Déclaration universelle des droits de l'homme « qui fait honneur à l'humanité ».
Que ce soit avec les enfants dans l'après-midi ou sur la scène du grand auditorium de la Cité des congrès le soir, Stéphane Hessel, âgé de 90 ans, fait l'unanimité et, plus important, emporte l'adhésion de tous, illustrant à merveille la nécessité de se battre encore et toujours pour défendre et étendre les droits universels de l'homme.
En ouverture du Forum, Jean-Marc Ayrault a souhaité qu'un hommage particulier soit rendu « à cet homme qui fait honneur à l'humanité ». Plus tard, Rama Yade, a salué « l'homme exceptionnel » qu'est Stéphane Hessel. La secrétaire d'État aux Droits de l'homme a souhaité aussi rappeler l'hommage rendu en son temps par François Mitterrand au Gaulliste René Cassin, preuve, selon elle, « que les droits fondamentaux ne sont ni de droite ni de gauche. Ils sont notre patrimoine commun ».
Dans ce même esprit, elle a d'ailleurs chaleureusement félicité Jean-Marc Ayrault pour son action en faveur des droits de l'homme à travers l'organisation à Nantes du Forum mondial. Ce Forum, le député-maire de Nantes le voit comme « un partage d'expériences concrètes » et non pas comme « un colloque de plus sur les droits de l'homme ».
En souhaitant aux congressistes la bienvenue à Nantes, il rappelle aussi que le nom de cette ville est à jamais associé à l'édit de tolérance religieuse que le Roi Henri IV promulgua en 1598. « Ce fut un acte politique fort pour imposer aux nobles de province la fin des persécutions, de la guerre et de l'intolérance. On peut qu'être frappé par la modernité de cet acte fondateur », juge le député-maire de Nantes.
Le Forum mondial des droits de l'homme va d'ailleurs s'achever, jeudi prochain par la remise du prix de l'Édit de Nantes 2008. Il sera attribué à Gloria Cuartas, qui milite activement et courageusement pour le retour de la paix civile en Colombie. La récompense se fera en présence de Taslima Nasreen, réfugiée en Europe après avoir été accusée de blasphème par des musulmans radicaux en Inde.
Lauréate du prix de l'Édit de Nantes 1994. « Taslima Nasreen est un exemple de courage et de résistance, estime Jean-Marc Ayrault. Aujourd'hui, c'est à nous de la soutenir dans son combat et dans sa quête d'une vie apaisée ».
Le Forum se poursuit ce mardi avec de très nombreux débats et tables rondes, autour du thème des droits de l'homme, « entre globalisation économique et solidarité internationale ».
Jean-Marie BIETTE.
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21 juin 2008
Nantes : Goûter Solidaire autour des enfants de Nga


NANTES
Ecoliers sans-papiers : la mobilisation continue
Deux écoliers vietnamiens, scolarisés à l'école maternelle Frédureau, et leur mère sont menacés d'expulsion. Une délégation du collectif a été reçue en mairie.
Vendredi, sortie des classes, de nombreux parents d’élèves ont partagé un goûter solidaire avec leurs enfants et les enseignants, pour témoigner une nouvelle fois de leur soutien aux deux jeunes élèves d’origine vietnamienne et à leur mère, menacés d’expulsion.
Depuis le précédent rassemblement à l’école (O-Fce 22 mai 2008), mobilisation et vigilance sont maintenues autour de Nga Hoang et ses deux jeunes enfants scolarisés à l’école maternelle Frédureau depuis 3 ans. Une délégation du collectif de parents a été reçue à la mairie « Le responsable du service d’intégration de la ville de Nantes a étudié son cas, et dans une lettre au Préfet, il a soutenu sa demande de titre de séjour, précise Christophe Pays, parent d’élève de cette délégation. Un courrier dans le même sens a été adressé au Préfet par Jean-Marc Ayrault, député-maire ». Nga Hoang réside toujours au CADA de la rue de la Pelleterie, aucun logement réservé aux sans-papier n’étant disponible actuellement.
Ce vendredi, François de Rugy, député, est venu à l’école, témoigner en personne : « J’ai plaidé auprès du Préfet de Région, qui se dit prêt à regarder les cas par cas. Dans le courrier que je lui ai adressé, j’ai précisé les arguments en faveur de l’obtention d’un titre de séjour pour cette jeune femme : la prise en compte de sa situation personnelle (danger pour ses enfants si elle est renvoyée au Vietnam), son temps de présence sur le territoire (nantaise depuis 3 ans), ses enfants scolarisés et uniquement francophones, l’assurance d’un travail à Nantes si elle obtient un titre de séjour, autant de critères pointés par la nouvelle loi ».
Fabienne Padovani, élue du quartier, était aussi sur les lieux. Les membres du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires 44 soutiennent cette famille et ont rappelé que malgré une circulaire (13/06/06) de l’ex ministre de l’intérieur Sarkozy, à Nantes des familles attendent encore leur titre de séjour.
Annie Colin
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