05 avril 2008
Appel au boycott de cette discipline olympique française

APPEL SOLENNEL AU BOYCOTT DE CETTE "DISCIPLINE OLYMPIQUE"

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04 avril 2008
Avis de Recherche : Elargir le cercle et il deviendra vertueux
Chercheur-e-s et enseignant-e-s-chercheur-e-s, nous participerons à la manifestation du 5 avril appelée par le collectif « Uni-e-s contre une immigration jetable ».
D'abord parce que, comme citoyens, nous ne pouvons nous résoudre à voir les droits de l'Homme bafoués par une politique d'immigration de plus en plus répressive, inhumaine et xénophobe (« rafles » de sans-papiers, arrestations et détentions d'enfants, traitements inhumains dans les centres de rétention, privation de leur liberté d'expression lorsqu'ils se révoltent, projet d'allongement à 18 mois de la rétention par la directive de la honte, développement des fichiers biométriques interconnectés comme Eloi, etc.). Depuis cinq ans, 100 000 sans-papiers ont été expulsés. Cette politique atteint, au-delà de la cible désignée des personnes sans papiers et des familles d'étrangers, l'ensemble de la population. Après avoir institué l'inique ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, elle affirme clairement qu'elle ne se satisfait plus de l'Etat de droit puisque la « commission Mazeaud » est aujourd'hui chargée de réviser la Constitution de manière à autoriser l'institution de quotas d'immigration en fonction de l'origine ethnique mais aussi afin de rendre la justice des étrangers encore plus expéditive (en supprimant la double intervention du juge judiciaire et du juge administratif).
Nous ne supportons pas le cynisme avec lequel le gouvernement en appelle à une « immigration choisie » pendant qu'il fait la chasse aux immigrés prétendument subis, ces femmes et ces hommes qui ont été victimes de la complexité et des restrictions des lois françaises (notamment les lois de 2003, 2006 et 2007 qui accroissent encore plus l'arbitraire préfectoral et restreignent le droit d'asile) ; ces personnes qui, tenues par la peur, gardent des enfants que les crèches n'accueillent pas, construisent des bâtiments, font la cuisine ou la plonge des grands restaurants. Avoir le travail sans le travailleur, tel est le slogan implicite qui nous est proposé, et dont la contradiction annonce la remise en cause permanente des droits de tout un chacun.
Cette politique répressive touche non seulement les sans-papiers mais aussi les étrangers ayant un titre de séjour et les Français. Pour chacun des sans-papiers piégé par des contrôles d'identité iniques au faciès, combien d'étrangers en règle ou de Français qui n'ont pas la bonne couleur de peau se voient humilier quotidiennement ? Combien d'étrangers et de Français se voient refuser le droit d'épouser la femme ou l'homme de leur choix au prétexte que leur amour ne serait que de complaisance ?
Mais nous manifesterons aussi car, en tant qu'universitaires, nous ne tolérons pas que l'indépendance qui est à la base de notre profession soit quotidiennement remise en cause.
D'une part dans nos recherches, dans lesquelles un pouvoir, qui ne cache pas sa xénophobie et son racisme, tente de s'immiscer. Le dernier exemple est le projet d'instituer un « Institut d'études sur l'immigration » en octobre 2007, qui prétendait devenir un « guichet unifié » des études sur le sujet. Les chercheurs auraient désormais dû s'adresser à un institut présidé par une personnalité connue pour avoir imputé les révoltes de l'automne 2005 à la polygamie des familles africaines ; un institut dont le conseil scientifique devait se composer de quelques chercheurs accompagnés de hauts fonctionnaires et de responsables (passés ou actuels) de TF1, Total, Accor, Eiffage ou encore Renault ; un institut, enfin, qui devait dépendre non du ministère de la Recherche mais de celui de l'Immigration et de l'Identité nationale.
D'autre part dans l'enseignement supérieur, dont l'organisation est parasitée par l'intrusion des politiques xénophobes. Comment peut-on accepter qu'une autre instance que l'université et ses professionnels décide de l'admission d'un étudiant ou de sa poursuite d'études, et qu'elle se permette de juger de la cohérence de son parcours universitaire ? C'est pourtant ce que font les tout nouveaux Centres d'études en France, qui sélectionnent, dans les pays d'origine et à la place des universités, les étudiants que le gouvernement aura « choisis ». Pour ceux qui parviennent à s'inscrire dans une université française, leurs parcours universitaires sont ensuite contrôlés par les préfectures. Lesquelles, au prétexte d'une réorientation ou de quelques examens non validés, s'empresseront de refuser le renouvellement des titres de séjour. Les étudiants étrangers n'ont ainsi le droit ni à l'erreur, ni à l'hésitation. Quant à nous, leurs enseignants, nous voyons notre notation, conçue pour accompagner les étudiants puis certifier leurs aptitudes, transformée en instrument des préfectures pour livrer des personnes à la clandestinité ou à l'expulsion.
Parce que les atteintes de plus en plus graves aux droits des étrangers/ères sont aussi, indirectement, une atteinte à notre indépendance professionnelle, nous rejoignons l'appel du collectif « Unie-e-s contre une immigration jetable » non seulement comme citoyen-ne-s, mais aussi comme chercheur-e-s et enseignant-e-s chercheur-e-s, et appelons tous nos collègues à manifester le 5 avril.
--
Kamel Aoudjehane
Union Nationale des Etudiants de France
Bureau National
01 42 02 25 55
www.unef.fr
http://universitaires-contre-une-im...
Premiers signataires :
Marie AMARA (Doctorante, Montpellier) Etienne BALIBAR (Professeur émérite, Université de Paris X Nanterre) Mohamed BELAALI (Enseignant, Poitiers) David BENLIAN (Professeur émerite, Marseille) Jennifer BIDET (Doctorante en sociologie, Lyon) Philippe BOURDIN (Professeur d’université, Clermont-Ferrand) Philippe CORCUFF (Maître de conférences de science politique, Lyon) Pierre COURS-SALIES (Professeur Université Paris 8) Saskia COUSIN (Enseignant-chercheur, IUT de Tours) Michel DELAMAR (Professeur Université Paris 7) Jean-Luc GAUTERO (Maître de conférences, Nice) Isabelle GONCALVES (Enseignant-Chercheur Paris) Jean-Luc GODET (Maître de Conférences, Angers) Claude JAMET (Maître de conférences, Serezin du rhône) Nicolas JOUNIN (Maître de conférences, Paris 8) Michel KOEBEL (Maître de conférences, Reims) Marie-Françoise LEBONNOIS (Psychologue, Cherbourg-Octeville) Annick MARECHAL (Professeur retraitée, Elancourt) Denis MARECHAL (Thésard, Nimes) Philippe MARLIERE (Politologue, Londres) Meryem MARZOUKI (Chercheur CNRS) Alain MORICE (Chargé de recherche au CNRS) Gérard NOIRIEL (Historien) Mary PICONE (Enseignant-chercheur, Paris) Cédric POCHIC (Chercheur CNRS, Paris) Ariel PROVOST (Professeur, Clermont-Ferrand) Emmanuelle SAVIGNAC (Anthropologue) Charles SOULIE (Maître de conférences, Paris 8) Anne STEINER (Maître de conférences sociologie, Paris) Jean-Pierre TERRAIL (Sociologue) Josette TRAT (Enseignante-chercheure en sociologie, Paris) Yann VACHER (Enseignant, IUFM de Corte) Annie VINOKUR (Professeur émérite) Loïc WACQUANT (Sociologue)
01:02 Publié dans Mobilisations et rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
03 avril 2008
Grève de deux syndicats de l'OFPRA
Les syndicats de l'Ofpra appellent à la grève contre le projet de loi sur l'immigration
LEMONDE.FR avec AFP | 03.04.08 | 14h49
Les deux syndicats présents à l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (l'Ofpra), la CGT et l'Asyle (Action syndicale libre) appellent à une journée de grève mercredi pour dénoncer l'une des mesures de la loi sur l'immigration qui réduirait les délais de recours pour les déboutés du droit d'asile.
Les avocats qui plaident devant la commission de recours des réfugiés (CRR) seront également appelés à la grève et à refuser de plaider, ajoute l'Asyle.
Les syndicats appellent à se mettre en grève contre le projet, contenu dans la loi actuellement en discussion au Sénat, de réduction de un mois à 15 jours du délai de recours devant la Commission des recours des réfugiés, qui "nuirait inévitablement aux demandeurs d'asile, en réduisant leurs chances de voir leur recours aboutir", explique l'Asyle dans un communiqué. Ils s'opposent également à la limitation à 24 heures du recours suspensif en zone d'attente.
Les syndicats appellent à un rassemblement à 9 heures devant l'Ofpra à Fontenay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et à une manifestation à 12 h 30 devant la CRR, à Montreuil-sous-Bois (Seine-Saint-Denis).
23:10 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Le malaise qui enrobe toute l'Europe
REBONDS http://www.liberation.fr/rebonds/319061.FR.php
Les oubliettes de l’Europe
Nathalie Ferré présidente du Gisti (Groupe d’information et de soutien des
immigrés).
« Libération » jeudi 3 avril 2008
"Dans deux centres de rétention administrative de la région parisienne, des
étrangers en instance d’éloignement se sont mis en grève de la faim pour
protester contre les conditions de leur interpellation et de leur
incarcération. Ils dénoncent les arrestations « arbitraires » dont ils sont
l’objet, les conditions de rétention « indignes », les fouilles
« humiliantes », les comptages de nuit répétés et le manque d’hygiène qui leur sont imposés, et se plaignent d’être « traités comme du bétail ». Les objectifs chiffrés fixés par le gouvernement pour les reconduites à la frontière ont conduit
l’administration à accélérer les procédures et à multiplier, fin 2007,
les pratiques arbitraires et les mauvais traitements. Pourtant, ces situations
sont le lot commun de ce que vivent tous les jours, sans avoir été condamnés
ni jugés, les étrangers, réfugiés, demandeurs d’asile, sans-papiers, dans
les multiples lieux d’enfermement administratif qui sont devenus un élément
clé de la politique migratoire.
La France est loin d’être la seule concernée : en septembre 2007, sept
demandeurs d’asile iraniens sont montés sur le toit du centre de rétention
de Nicosie, à Chypre, pour attirer l’attention sur leur sort. Parmi leurs
griefs, la durée excessive de leur détention, dans des conditions
matérielles et d’hygiène très médiocres, et le comportement violent de la
police à leur égard. Au Danemark, en mai 2007, de sévères critiques ont
été émises par le comité contre la torture du Conseil de l’Europe sur les
conditions de vie des étrangers consignés dans des centres pendant des
années en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Les
associations belges dénoncent un régime quasi pénitentiaire provoquant des
« ravages humains ». A Malte, les observateurs mettent de façon récurrente en
garde contre la surpopulation, l’insalubrité, l’hygiène déplorable,
l’insuffisance de la prise en charge médicale, l’isolement, les violences
policières auxquelles sont soumis les étrangers dans les camps de détention
où ils restent de longs mois. La liste serait longue s’il fallait recenser
tous les accidents, toutes les tentatives de suicide, toutes les
humiliations qui constituent le quotidien dans les camps d’étrangers.
Il n’existe pas de « bonnes » conditions de rétention. Comme le démontrent
toutes les observations menées sur le terrain par les ONG ou les chercheurs,
comme ceux du réseau Migreurop [réseau européen de militants et chercheurs
dont l’objectif est de dénoncer les dérapages des politiques d’asile en
Europe, ndlr], l’internement administratif auquel sont soumis les étrangers
en Europe est par sa nature même porteur de violations, plus ou moins
systématiques, plus ou moins inévitables lorsqu’elles ne sont pas
volontaires, de leurs droits fondamentaux : en premier lieu, la liberté
d’aller et venir, mais aussi le droit d’asile, le droit au respect de la
vie privée et familiale, le droit de ne pas subir des traitements inhumains ou
dégradants ou encore les droits spécifiques des mineurs.
A la racine de ces traitements, on trouve le choix opéré par l’Europe
d’une fermeture sélective des frontières, qui privilégie l’immigration « utile »
Dans deux centres de rétention administrative de la région parisienne, des
étrangers en instance d’éloignement se sont mis en grève de la faim pour
protester contre les conditions de leur interpellation et de leur
incarcération. Ils dénoncent les arrestations « arbitraires » dont ils sont
l’objet, les conditions de rétention « indignes », les fouilles
« humiliantes », les comptages de nuit répétés et le manque d’hygiène qui leur sont imposés, et se plaignent d’être « traités comme du bétail ». Les objectifs
chiffrés fixés par le gouvernement pour les reconduites à la frontière ont conduit
l’administration à accélérer les procédures et à multiplier, fin 2007,
les pratiques arbitraires et les mauvais traitements. Pourtant, ces situations
sont le lot commun de ce que vivent tous les jours, sans avoir été condamnés
ni jugés, les étrangers, réfugiés, demandeurs d’asile, sans-papiers, dans
les multiples lieux d’enfermement administratif qui sont devenus un élément
clé de la politique migratoire.
La France est loin d’être la seule concernée : en septembre 2007, sept
demandeurs d’asile iraniens sont montés sur le toit du centre de rétention
de Nicosie, à Chypre, pour attirer l’attention sur leur sort. Parmi leurs
griefs, la durée excessive de leur détention, dans des conditions
matérielles et d’hygiène très médiocres, et le comportement violent de la
police à leur égard. Au Danemark, en mai 2007, de sévères critiques ont
été émises par le comité contre la torture du Conseil de l’Europe sur les
conditions de vie des étrangers consignés dans des centres pendant des
années en attendant qu’une décision soit prise sur leur sort. Les
associations belges dénoncent un régime quasi pénitentiaire provoquant des
« ravages humains ». A Malte, les observateurs mettent de façon récurrente en
garde contre la surpopulation, l’insalubrité, l’hygiène déplorable,
l’insuffisance de la prise en charge médicale, l’isolement, les violences
policières auxquelles sont soumis les étrangers dans les camps de détention
où ils restent de longs mois. La liste serait longue s’il fallait recenser
tous les accidents, toutes les tentatives de suicide, toutes les
humiliations qui constituent le quotidien dans les camps d’étrangers.
Il n’existe pas de « bonnes » conditions de rétention. Comme le démontrent
toutes les observations menées sur le terrain par les ONG ou les chercheurs,
comme ceux du réseau Migreurop [réseau européen de militants et chercheurs
dont l’objectif est de dénoncer les dérapages des politiques d’asile en
Europe, ndlr], l’internement administratif auquel sont soumis les étrangers
en Europe est par sa nature même porteur de violations, plus ou moins
systématiques, plus ou moins inévitables lorsqu’elles ne sont pas
volontaires, de leurs droits fondamentaux : en premier lieu, la liberté
d’aller et venir, mais aussi le droit d’asile, le droit au respect de la
vie privée et familiale, le droit de ne pas subir des traitements inhumains ou
dégradants ou encore les droits spécifiques des mineurs.
A la racine de ces traitements, on trouve le choix opéré par l’Europe
d’une fermeture sélective des frontières, qui privilégie l’immigration « utile »
celle qui permet de répondre aux besoins de main-d’œuvre des Etats membres
au détriment, notamment, de l’immigration familiale pourtant facteur
d’intégration. De ce fait, l’essentiel des efforts des Etats membres de
l’UE en matière de politique migratoire a porté, au cours des dix dernières
années, sur la lutte contre l’immigration irrégulière. Après les charters
pour organiser des expulsions collectives, après les murs et les grillages
pour empêcher les migrants de venir en Europe, ils discutent en ce moment de
l’harmonisation de leurs législations en matière de rétention et
d’expulsion des étrangers en situation irrégulière.
Dans ce cadre, la directive « relative aux normes et procédures communes
applicables dans les Etats membres au retour des ressortissants de pays
tiers en séjour irrégulier », qui sera soumise au vote du Parlement européen
dans les premiers mois de 2008, ouvre la voie à la généralisation d’une
politique européenne d’internement des migrants. Loin de réserver
l’enfermement administratif à des circonstances exceptionnelles ou dans le
seul but d’organiser leur éloignement, elle prévoit qu’il pourra être
ordonné dès lors que l’étranger frappé d’une mesure d’expulsion
présentera un risque de fuite ou constituera une menace à l’ordre public.
Or, aucune définition de la notion de « menace à l’ordre public » ne vient en encadrer l’utilisation.
Quant au « risque de fuite », on peut craindre qu’il ne soit
toujours présumé par les Etats ! Il faut donc s’attendre, si la directive
est adoptée, à la prolifération sur le territoire européen de camps où les
étrangers, populations indésirables, seront placés sous contrôle.
Ce n’est pas tout. Dans ces lieux de mise à l’écart, les étrangers ne
seront pas qu’en transit, enfermés le temps que soit organisé leur départ. La
directive propose que la détention, d’une durée de trois mois, puisse être
prolongée jusqu’à dix-huit mois dans le cas où l’étranger ne coopère
pas à son éloignement, ou s’il représente une menace pour l’ordre public, ou
encore si l’administration rencontre des difficultés pour obtenir les
documents de voyage. Lorsque l’on sait qu’en moyenne, en France,
l’éloignement d’un étranger intervient dans les dix premiers jours de sa
détention, la prolongation de celle-ci pendant un an et demi ne s’inscrit
plus seulement dans une recherche d’effectivité et de rationalisation des
procédures, mais vise d’autres objectifs. Lesquels ? Il s’agit d’abord,
après le contrôle et la mise à l’écart, de punir et de dissuader. Mais
aussi de lancer un message. Aux opinions européennes d’une part, parce qu’en
évoquant la prison, le camp d’étrangers alimente dans les esprits
l’association étrangers=délinquants, qui à son tour sert à justifier les
mesures prises par les autorités en matière de lutte contre l’immigration
clandestine, notamment la criminalisation du séjour irrégulier, et plus
généralement de durcissement des lois relatives aux étrangers. Aux opinions
des pays d’origine des migrants d’autre part, par le « signal fort »
envoyé par ce biais aux candidats à l’émigration. Non forcément pour les
empêcher de prendre la route. Mais, en faisant peser sur eux la menace permanente de l’interpellation, de l’internement et du renvoi, pour leur rappeler la précarité de leur statut, pour les pousser à l’invisibilité et favoriser
leur exploitation.
Dès 1993, en désignant haut et fort comme les « oubliettes de la
République » le sinistre « dépôt » de Paris qui servait de centre de rétention, le Gisti obligeait les autorités à le fermer temporairement. Notre vigilance est plus
que jamais d’actualité : exigeons de savoir ce qui se passe derrière les
barreaux des zones d’attente et des centres de rétention ! Ne laissons pas
adopter la « directive de la honte » !
Le Gisti est signataire de l’appel aux parlementaires européens : « Non à la
directive de la honte ». www.directivedelahonte.org
22:45 Publié dans A lire | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
01 avril 2008
Nantes : Libération de Salamat
L'imprévisible nouvelle :
SALAMAT est LIBRE
SALAMAT a quitté le centre de rétention cet après-midi
SALAMAT est LIBRE
Demain à la Maison des Citoyens du Monde
Pot de réjouissance à 18 heures !
Nous nous retrouverons tous demain à 18 heures pour un verre
Maison des Citoyens du Monde
8 rue Lekain – Nantes

Après une belle frayeur, après le rendez-vous d'hier soir
Et des interventions passionnées
La mobilisation a donné son plus beau fruit
La libération de Salamat !
On ne s'en lasse pas,
En français ou en koumyk !
Propos :
"C’est moi, j’ai appelé Glucksmann !
J’ai appelé Robert Badinter, dès hier !
Vous rigolez, j’ai prévenu le maire ! Tout le conseil municipal, même.
François de Rugy est intervenu…
Vous délirez, sans Amnesty International ...
Peut-être, mais la LDH…
Le Mrap a mobilisé comme…
Je vous arrête, sans la Cimade… !!!
C’est les orga !
Ce sont les militants !
Ce sont les citoyens !"
Nous nous retrouverons donc tous demain à 18 heures pour un verre !
Maison des Citoyens du Monde
8 rue Lekain – Nantes
*
Salamat est passée hier matin devant la Cour d'appel de Rennes qui a décidé de prolonger de 15 jours son enfermement au centre de rétention. Hier soir à 17h30, nous nous sommes réunis à l'appel d'Amnesty International, du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires, du Collectif Uni(e)s contre une immigration jetable, de l'ACAT, la LDH, le MRAP, et l'Association Solidarité Tchétchénie devant la Préfecture.
Une délégation (AI, LDH, Gasprom, Mrap) a été reçue au cabinet de M. le Préfet à 18h. Nous avons exposés nos arguments contre l'expulsion de Salamat.
Nous demandions au Préfet de Loire -Atlantique :
- de libérer Salamat afin qu'elle puisse préparer dans les meilleures conditions possibles son recours devant la Cour National du Droit d'Asile, où elle doit se présenter avec son mari, le 10 avril prochain.
- de régulariser à titre humanitaire Salamat et son mari, qui risquent, en cas de retour en Fédération en Russie de subir de graves persécutions pouvant aller jusqu'à la mort !
- de donner corps à cette promesse d'un candidat en campagne ou était-il déjà président, que 'toute femme persécutée quelle que soit son origine, quel que soit le degré de sa persécution trouvera refuge sur le territoire français si elle en fait la demande'.
Or à l'issue du rendez-vous en Préfecture rien ne permettait d'espérer que la France renonce à "renvoyer une femme persécutée vers son pays d'origine, le Daghestan, où elle risque de se faire assassiner !"
21:52 Publié dans Situation des familles | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
31 mars 2008
Refus d'une justice d'exception pour les étrangers
Communiqué du Syndicat de la Magistrature du 31 mars 2008
Syndicat de la magistrature :
"Non à une justice d’exception pour les étrangers"
Les étrangers ne sont plus des justiciables comme les autres. En effet, les lois successives piétinent les droits fondamentaux garantis aux autres citoyens par la justice : le droit à un procès équitable, à l’assistance d’un avocat et d’un interprète, le droit à un recours effectif. Pour les étrangers, l’enfermement prévaut sur la liberté.
Les parquets se sont mis au service de la politique « du chiffre » imposée par le pouvoir actuel. Rachida DATI, ministre de la justice a même rappelé qu’elle était la « chef » des procureurs et utilise son autorité pour demander aux parquets de multiplier les contrôles d’identité ciblés sur les étrangers.
Le contrôle exercé par les juges judiciaires devient résiduel. Les réformes récentes et à venir créent une véritable justice d’exception pour les étrangers en situation irrégulière. Ils peuvent être jugés au sein même des zones d’attentes ou des centres de rétention et non plus au sein des palais de justice comme les autres justiciables.
Au prétexte que la justice « annulerait trop des procédures », il faudrait même modifier la constitution pour faire disparaître le juge >judiciaire de ce processus. Ainsi, les libertés individuelles ne mériteraient pas d’être protégées lorsqu’elles concernent de « simples étrangers. »
De plus, le juge pénal condamne des citoyens au seul motif qu’ils apportent leur soutien à des étrangers sans papiers.
Nous refusons la création d’une justice d’exception pour les étrangers. Nous appelons les professionnels du droit attachés à nos valeurs à se joindre à la manifestation du 5 avril 2008 .
23:50 Publié dans Communiqué | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Soutien au TA de la famille Aliev-Saroyan
CECI N'EST PAS UN POISSON D'AVRIL
Soutien au TA de la famille Aliev-Saroyan menacée d’une OQTF et d’une expulsion vers l’Arménie
Une délégation de soutien à une famille menacée d’expulsion vers l’Arménie n’a trouvé personne pour la recevoir à la Préfecture de Nantes, samedi 29 mars.
Alors accueillons, le plus nombreux possible, la famille Aliev-Saroyan demain à Nantes. Elle vient du Mans et compte sur notre soutien.
Tribunal Administratif à 14h30 demain (c’est un 1er avril) mais ce n’est pas un poisson d’avril, alors venez !
Le Collectif constitué de parents d’élèves de l’école Eugénie-Cotton et d’habitants des quartiers sud du Mans n’a pu évoquer la situation de la famille Aliev-Saroyan, menacée d’expulsion vers l’Arménie.
Cette famille sans papiers composée de quatre personnes dont Larissa et sa petite sœur née le 11 mars au Mans s’est vue refuser le droit d’asile en janvier 2008. Plusieurs manifestations ont été organisées pour les soutenir.
« Ouest France » 16 et 17 janvier 2008, 26 et 27 février, 29 mars
« Maine Libre », 23 mars
23:44 Publié dans Resf'connection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29 mars 2008
Pétition pour Salamat
17:54 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Lundi 31 mars à 17 h 30 devant la Préfecture pour soutenir Salamat
« C’est beau d’imaginer qu’un jour nous pourrons vivre en harmonie et en paix. Un jour peut-être le malaise qui enrobe en ce moment la France pourra, grâce à nous tous disparaître. » C’étaient les mots de Triny Prada…
Ce jour n’est pas arrivé. Déjà ILS tiennent la mère. Interpellée, placée en garde à vue, puis en rétention. Espoir éphémère, le juge des libertés et de la détention a demandé la liberté. Mais le Procureur de la République a fait appel. Salamat aurait pu être libérée. Jusqu’à lundi, et l’audience d’appel, elle restera au centre de rétention, à Nantes.
En notre nom, si l’on ne s’en mêle, Monsieur Le Chiffre, toujours le chiffre, exige qu’on expédie dans le Caucase cette femme, interpellée à domicile, à la stupéfaction de l’assistante sociale en rendez-vous chez elle ce jour-là. Mercredi 26 mars à 11h. Elle a obtenu de l’accompagner à la gendarmerie de Basse Goulaine, pour lui épargner l’estafette !
J’imagine déjà l’argumentaire - Madame Salamat A. « n’a pas vocation à rester en France ». On reprochera à cette femme et à sa famille d’être là mais on lui reprochera également de ne pas être là depuis assez longtemps « défaut d’antériorité du séjour en France… » pour être régularisée... comme le Préfet usant de son pouvoir discrétionnaire pourrait le décider.
C’est vrai, pourquoi cette famille n’a-t-elle pas quitté plus tôt son Daghestan ?
Si ce n’était pas si triste, cela en deviendrait koumyk ! C’est pas seulement que le mot me plaît. C’est qu’apparemment le traducteur devant la CNDA s’adressait plus particulièrement au père de cette famille en russe, alors que sa langue est le koumyk. Et sa femme qui parle beaucoup mieux le russe n’a pu avoir que rarement la parole. Mais cela n’a pas empêché le rejet de son dossier et la perspective de leur retour forcé ! Comme dit un proverbe russe, on ne sort pas les querelles de l’isba. Mais…
Vous avez dit Caucase ?
A Nantes, du 3 avril au 20, AmnestyInternational, l’ACAT, la LDH, la Pêch’, la Maison des Citoyens du Monde et l’Association Solidarité Tchétchénie vous invitent à Cosmopolis pour découvrir et comprendre l'une des régions les plus brûlantes de la géopolitique contemporaine, une région de montagnes sauvages, où une myriade de peuples aux origines ethniques composites résiste depuis des siècles à toute forme d'autorité.
La Préfecture de Loire Atlantique a-t-elle eu vent de cette conjoncture ? A-t-elle voulu s’associer à l’événement et témoigner de la richesse des liens culturels de la France et du Daghestan ? En avant première et première classe par un vol sur la compagnie nationale pour le Daghes… quand ?
Sous nos latitudes, un Préfet a toute latitude pour décider d’une vocation ! A être ou à ne pas être protégé par un Etat de droit, à être voué à la séparation, l’exil, l’éloignement, la peur, le retour au Daghestan.
Le mari qui était absent au moment de l’interpellation a prolongé son absence, le fils, tout jeune majeur (depuis quelques jours) ayant de loin assisté à la scène n’a pas demandé à se faire traduire les sous-titres et a pris la poudre d’escampette, comme on dit en koumyk.
Ce sera encore à nous de choisir. Choisir si l’on pourra encore de là où l’on est, dans le confort et la splendeur de Nantes, en France, apprendre à traduire en koumyk humanité et respect de la vie familiale et privée, défense de la liberté et des droits humains ou si nous devrons dire adieu !
D’accord pour que la protestation s’étende au monde entier, pour soutenir Ingrid Betancourt ou le Tibet : « Chinese Lies, Tibetans die »…
Mais agir, c’est aussi, ici et maintenant. La liberté c’est l’inventivité de la réaction, non ? Et l’espace des libertés se restreint chaque jour… mais comparé à ce qui se passe au Daghestan…
Le Daghestan : une république essentiellement musulmane où la vie rurale est encore gouvernée par des codes traditionnels très stricts et où s’affrontent comme en Tchétchénie voisine les islamistes et les non-islamistes, les pro-soviétiques et les islamistes radicaux ! Le Daghestan compte à lui seul davantage d’ethnies et de langues que l’ensemble du Caucase, ce qui en fait la République autonome la plus volatile de toute la Fédération de Russie. Au Daghestan, une trentaine de peuples cohabitent dont la majorité sont d’ethnie avar, lezguine, lakh, kumik, tchétchène, etc.
Point n’est besoin de feuilleter quotidiennement « La géographie » de Ptolémée ou de lire le russe dans le texte pour être informé des troubles, des incursions, de la corruption, des attentats incessants dans cette région. Le Daghestan, littéralement « le pays des montagnes », situé dans le Nord Caucase, est la république la plus au sud de la Russie, dont l’intérêt géostratégique attise les convoitises et les incursions de l’islam radical. Le pétrole, le caviar, et la misère y sont très inégalement partagés.
Depuis 2006, la situation sécuritaire ne fait que s’aggraver : attentats, explosions et enlèvements y sont monnaie courante. Les explosions visent en général les autorités locales. Il est de notoriété publique que les méthodes utilisées par son administration lors des enquêtes et des interrogatoires sont illégales et immorales.
Selon Amnesty International, on déplore également l’enlèvement ou la disparition de plus d’une vingtaine de personnes entre janvier et août 2007. Diverses hypothèses circulent : soit ces personnes ont rejoint des formations armées dans les montagnes (djamaat), soit elles ont été enlevées par les autorités. De nombreux témoignages convergent au sujet de jeunes hommes disparaissant sur le chemin les menant à la mosquée. Leur corps criblé de balles est retrouvé 300 km plus loin et la presse s’empresse de publier des photos les montrant le corps gisant par terre, arme d’un côté et littérature islamique de l’autre, avec comme sous-titre : « wahhabite »**
Pour achever ce tableau noir, retenons que les défenseurs des droits humains ont la vie dure au Daghestan. Le cas d’Osman Boliev est à cet égard exemplaire, les autorités l’ayant arrêté à maintes reprises et l’accusant d’être un agent à la solde de l’étranger ou de complice des « terroristes ».
Vol aérien de la Compagnie nationale ou Beech 1900, bimoteur de 19 places, loué à une compagnie privée et piloté par des policiers ? Plus discret, plus souple :
« Souple, il décolle à n'importe quelle heure et évite les problèmes qui peuvent surgir sur les lignes régulières », confiait au Figaro le commissaire de la police aéronautique. Pas nécessaire d’avoir vu plusieurs fois s’écouler l’eau du fleuve Samour pour imaginer à quel problème faisait allusion ce spécialiste des colis humains aéroportés, en septembre 2007 dans le Figaro. Que des avantages, et « la facture est moins lourde, car l'avion vole six jours sur sept.» Coût global et annuel (2 000 euros l'heure de vol, une moyenne de 1 000 heures par an) : 2 millions d'euros. Pour l'instant, la PAF ne possède qu'un aéronef de ce type, mais envisage d'en louer un deuxième. Techniquement, le bimoteur parvient sans obstacle en Europe orientale et se risque parfois jusqu’au Caucase !!!
(Source : « Embarquement immédiat pour les clandestins », par Jean-Louis Tremblais, publié le 14 septembre 2007)
**Le wahhabisme est une forme rigoriste de l’islam sunnite prônant le retour à l’islam des origines (salafisme).
Nous manifesterons haut et fort contre cette expulsion annoncée, par vol commercial ou par Beech privé, lundi 31 mars devant la Préfecture : 17h30 !
Parce que la vie de Salamat compte plus pour nous qu’un chiffre sur une liste VENEZ NOMBREUX !!!
IdL
Message de Corinne d'Amnesty International mercredi 26 mars :
La famille Abdoulaev est arrivée en France, à Nantes, le 16 mars 2005, pour faire une demande d'asile alors qu’ils sont persécutés dans leur pays, le Daghestan. Déboutés du statut de réfugié politique, ils se sont retrouvés sans papiers, et ont reçu une OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français). Ayant de nouveaux éléments en leur possession, prouvant les risques encourus pour les vies des membres de cette famille en cas de retour vers les Frontières de la Fédération de Russie, ils ont demandé un réexamen de leur demande d'asile, et doivent passer en recours devant la Cour Nationale du Droit d'Asile (ex CRR) le 10 avril.
Malheureusement, il semblerait que les autorités Françaises aient décidé de ne pas leur permettre d'aller au bout de cette procédure. En effet, mercredi matin, 26 mars, alors que Madame Abdoulaeva était chez elle, à St Sébastien sur Loire, en R.D.V avec son assistante sociale, quelqu'un a sonné à la porte. Lorsqu'elle a ouvert, Madame Salamat Abdoulaeva s'est retrouvée face à 7 policiers. Après plusieurs heures de garde à vue, Salamat a été placée en rétention au centre de Waldeck Rousseau. M. Abdoulaev est maintenant activement recherché par la police. Notons que leurs fils, qui vient d'avoir 18 ans, peut faire une demande d'asile à son nom du fait de sa majorité. Il est donc actuellement "en situation régulière", possédant une Autorisation Provisoire de Séjour".
Le crime de M. et Mme Abdoulaev ? Demander la protection de la France alors qu'ils risquent la mort au Daghestan, pays voisin de la Tchétchénie, où M. Abdoulaev se rendait régulièrement dans le cadre de son travail, pour apporter du matériel de maçonnerie et du bois. Aux "checks points" en Tchétchénie, les soldats Russes demandaient régulièrement des sommes importantes à M. Abdoulaev afin de le laisser passer. Un jour, ils ont demandé une somme que M. Abdoulaev ne pouvait leur donner. M. Abdoulaev a été arrêté, puis torturé durant de nombreuses heures. Parce qu'il a refusé de leur donner l'argent qu'ils réclamaient, les soldats Russes l'ont ensuite accusés de transporter des armes en Tchétchénie afin d'alimenter les combattants Tchétchènes. Depuis, il est recherché en Fédération de Russie, et sa famille restée sur place reçoit encore régulièrement des convocations à se rendre aux autorités. Sa vie, et celle de sa famille, son menacées.
Ce vendredi 28 mars, Salamat Abdoulaeva est passé devant le Juge des Libertés et de la détention (JLD) qui a décidé de libérer Madame Abdoulaeva du fait d’un vice de procédure lors de la mise en rétention. Ouf ! Soulagement ! Malheureusement, à peine deux heures plus tard nous apprenions que M. le Procureur de la République a décidé de faire un « appel suspensif » afin de rallonger la rétention de Mme Abdoulaeva de 15 jours. Mme Abdoulaeva repassera devant le juge lundi dans la journée. Si la prolongation de la rétention est acceptée, cela signifie alors que tout peut arriver : Mme Abdoulaeva se faira expulser vers les Frontières de la Fédération de Russie, où elle se fera persécutée voir assassinée.
Si la France, "pays des droits de l'Homme" expulse cette femme vers les Frontières de la Fédération de Russie, c'est clairement la mort qui l’attend... Et la France le fera EN NOTRE NOM ! Nous ne pouvons pas, nous ne devons pas laisser faire ça!!!
Pétition en cours...
17:28 Publié dans Risque élevé d'Expulsion | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26 mars 2008
Tous à Paris !
APPEL
Uni-es Contre
une Immigration Jetable
Collectif Enfants Etrangers
Citoyens Solidaires de Nantes RESF Loire Atlantique 44
MOBILISATION NATIONALE
DE SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS
SAMEDI 5 AVRIL 2008 A PARIS
La France que nous n’aimons pas :
c’est celle qui instaure le Ministère de l’Identité Nationale et de
« l’immigration choisie ».
c’est celle qui édicte des quotas pour choisir les « bons immigrés » et
qui empêche la liberté de circulation.
c’est celle qui organise la chasse à l’enfant et n’hésite pas à le
placer en centre de rétention, violant ainsi la Convention
Internationale des droits de l’enfant
c’est celle qui stigmatise l’étranger comme un fauteur de trouble
menaçant la paix sociale.
c’est celle qui organise la traque des Sans-Papiers.
C’est celle qui poursuit et condamne leurs soutiens pour « délit de
solidarité »
La France que nous aimons :
c’est celle qui se lève pour dénoncer la situation faite aux étrangers
c’est celle qui, à force de mobilisation obtient la libération d’un
enfant de 15 mois placé en centre de rétention
c’est celle qui se battra pour que l’Europe ne s’érige pas en forteresse
de la honte
c’est celle qui disputera chaque article du projet de directive
européenne portant à 18 mois la durée légale de rétention et
systématisant l’interdiction du territoire à 5 ans
c’est celle qui condamne les arrestations au faciès
c’est celle qui proclame qu’une seule injustice légalement acceptée
suffit à déshonorer un peuple
Merci de vous inscrire : ucij44@free.fr
Deux cars sont prévus au départ de Nantes.
départ parking Piscine Ile Gloriette Samedi 5 Avril à 7h30
retour aux alentours de 23h30
Une participation au prorata des ressources sera demandée (le coût moyen
de la place est de 32€)
Pour s’inscrire :
inscription sur l’adresse mail de Uni-es Contre une Immigration
Jetable : ucij44@free.fr
Permanences du Collectif Uni-es Contre une Immigration
Jetable le Jeudi soir à partir de 18h30 à la Manufacture des Tabacs
Réunion hebdomadaire du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires,
23:55 Publié dans Mobilisations et rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
Soirée de Soutien Famille Tagiyev
ANIMATION DE SOUTIEN A LA FAMILLE TAGIYEV SANS PAPIERS
Au Centre socio-culturel du bourg de Saint Herblain
A partir de 14 heures
DIMANCHE 30 MARS 2008
ANIMATION DE SOUTIEN A LA
FAMILLE TAGIYEV SANS PAPIERS
Au Centre socio-culturel du bourg de Saint Herblain
126 bd F. Mitterrand Tram N°1 puis Bus 73 Mairie de SH
A partir de 14 heures 30
- le groupe « Red Butters »
- le groupe « Lamdba O »
- le groupe « Lénore »
- le groupe « Deneb »
Et ventes aux enchères d'aquarelles et d'objets
Jeux en bois de stratégie et d'adresse,...
Prix d’entrée : plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 € (étudiant, demandeur
d’emploi)
Tarif de soutien : 10 € et plus
Pourquoi des familles se retrouvent-elles sans Papiers ?
- Elles ont fui leur pays, le plus souvent suite à des divergences d’idéologie, (engagement politique, non respect des droits des femmes, non respect des minorités ethniques, religieuses…)
- Elles ont demandé l’asile en France mais ce droit leur a été refusé
- Aujourd’hui, en raison des risques encourus en cas de retour dans leur pays, elles ne peuvent quitter la France
- Elles se retrouvent donc sans papier !
Etre sans papiers,
c’est une situation administrative,
ce n’est pas un crime !
Flyer Fête à Saint Herblain en soutien à la famille Tagiyev
Venez nombreux ...
23:53 Publié dans Action des Collectifs en Loire Atlantique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Fête du livre de Jeunesse d'Aizenay
FETE DU LIVRE DE JEUNESSE d'AIZENAY du 27 MARS AU 30 MARS 2008
RESF de Vendée sera présent avec un stand, à la fête du livre jeunesse d’Aizenay en Vendée, organisée par l’association Bibliobulle et l’école Louis Buton d’Aizenay
Cette fête du livre a pour invité d’honneur Thierry Lenain et nous fêterons la sortie de son livre : Moi Dieu Merci qui vis-ici, livre retraçant la lutte de Dieu Merci, Angolais et sans papiers, soutenu par un collectif sur les Sables d’Olonne
"Dieu Merci, dans Ouest France"
Pourquoi l'Angolais « Dieu Merci » veut vivre ici
Un très bel album de Thierry Lenain vient de sortir. L'auteur jeunesse y conte l'histoire d'un immigré qui a trouvé refuge au pays des Olonnes.
Thierry Lenain vit ici. C'est une terre qu'il a choisie, pour que son fils grandisse près de cet océan dans lequel il puise son énergie. Auparavant, il habitait Grenoble. Près de la mer ou près de la montagne, voilà plus de 20 ans qu'il écrit pour les enfants avec l'ambition « de les aider à avoir une prise sur la compréhension du monde ». Dieu Merci (et oui, il s'appelle ainsi) vit aussi ici. Un incroyable parcours de réfugié l'y a conduit. Il s'en est fallu de peu pour qu'on le renvoie dans son Angola natal où il est considéré comme déserteur et promis, au mieux, à la prison. En juin 2006, à la veille de son expulsion programmée, Thierry Lenain, engagé dans la vie comme il l'est en littérature, avait pris les commandes d'un comité de soutien. Au prix « d'une pudeur bafouée », il avait fait du témoignage de Dieu Merci un tract pour que les gens sachent ce qui l'avait amené ici et pourquoi il voulait y rester. Une forte mobilisation avait témoigné de l'intégration de Dieu Merci et de sa famille, et des papiers, provisoires et jusqu'à aujourd'hui renouvelés, avaient été obtenus.
Avec cet album, Thierry Lenain a voulu « ne pas laisser cette histoire dans la rue ». Il l'a « rhabillée », en a fait un texte littéraire puissant, un cri de révolte et d'espoir, admirablement servi par les illustrations d'Olivier Balez. « Par sa présence, son action dans certaines associations, par l'élan qu'elle a fait naître, cette famille a beaucoup apporté. J'ai voulu l'inscrire dans ce pays autrement qu'administrativement, lui donner d'autres papiers. » De cette histoire et de quelques autres, bientôt un spectacle naîtra. Il sera donné à Olonne-sur-Mer, puis à la fête du livre d'Aizenay et dans diverses manifestations à travers la France. Il s'intitulera « Voilà pourquoi aujourd'hui je parle aux vagues ». Entre autres pour que l'immigration ait un visage, est-on tenté de répondre. Dieu merci !
• Moi, Dieu Merci qui vis ici. Texte de Thierry Lenain, illustrations d'Olivier Balez. Éditions Albin Michel jeunesse. 36 pages. 13,50 €.
Le 25 mars au Havre d'Olonne, lecture-spectacle par la compagnie Quelqu'un.
22:23 Publié dans Resf'connection | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24 mars 2008
Expulsion de Mr. Ozsoy en Turquie
A la veille de ce long week-end férié, où les confiseurs volent la vedette aux politiques, pendant que beaucoup se préparaient à fêter Pâques, la vie politique est peut-être moins intense, pas l’activité du représentant de l’Etat : le Préfet de Loire Atlantique a décidé d’expulser Mr. Ozsoy, laissant les politiques, et les citoyens, les militants et ses proches chocolat ! Bien sûr, Mr. Melvut Ozsoy aura eu la joie de serrer dans ses bras ses parents, ses frères et soeur qui vivent à Istanbul. Il aura pu participer aux démonstrations et débordements qui traditionnellement ponctuent cette journée, moment de choix où s’affrontent, parfois violemment, les Kurdes et les Turcs. Pour les Kurdes, Newroz est un moment de l'année particulièrement important, considéré comme le nouvel an. Il marque le début du printemps.
Newroz !
Nous ? Nous n’aurons pour ne pas rester comme des cloches qu’à nous retrouver nombreux devant la Préfecture mercredi prochain à 17h30 et ne pas passer cette occasion de dénoncer ce que Triny Prada, appelle joliment « le malaise qui enrobe en ce moment la France ».
A Nantes, sa femme et ses filles l’attendront pendant toute la durée de la procédure qui permettra, si les vents sont favorables, à cet homme kurde de Turquie d’obtenir que l’employeur qui déclarait s’engager à l’engager, réussisse à monter son dossier d’introduction par le travail. Combien de temps seront-ils encore séparés de lui ?
Sa femme et leurs trois enfants dont un tout petit bébé de 2 mois.
Cette famille a déjà été séparée, Mr. Ozsoy, kurde de Turquie ayant été expulsé une première fois en juillet 2005. Alors qu'elle a vocation à s'établir ici. Trois frères et une soeur de Mr. Ozsoy vivent en séjour régulier à Nantes.
Le parrainage des enfants est à l’ordre du jour de la prochaine réunion du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires.
Kurdes et Turcs ensemble, et avec eux, Soyons UNE NOUVELLE FOIS nombreux à manifester MERCREDI 26 MARS à 17h30 devant la Préfecture de Loire Atlantique
*
Sur les tribulations de Triny en France : Triny Prada est cette artiste franco-Colombienne, invitée d’honneur du XXIIIe Festival international d’Art vidéo VIDEOFORMES, à Clermont Ferrand, qui a eu à apprécier les pratiques « pour le moins inciviles », indignes d’une démocratie, penseront les plus acharnés, des forces de police à Clermont-Ferrand. La presse locale fait actuellement écho à ce triste incident (bris volontaire de son appareil photo par un fonctionnaire de police en exercice, arrestation, garde à vue…).
« Un jour peut-être le malaise qui enrobe en ce moment la France pourra, grâce à nous tous disparaître. » (TP)
Joyeuses Pâques ! Newroz !
18:33 Publié dans Mobilisations et rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22 mars 2008
Salon Pédagogie Freinet à Nantes
Salon FREINET : il se déroule bien comme l'année dernière à
Salon Pédagogie Freinet
18ème Salon des Apprentissages individualisés à Nantes les 26 et 27 mars 2008
Salon national Nantes 2008-1.pdf
16:00 Publié dans Invitation au Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
16 mars 2008
Les Migrations à l'heure de la mondialisation
Le comité de Nantes du MRAP vous invite à la soirée débat qu'il organise
" "Toute personne a le droit de quitter un pays, y compris le sien, et d’y revenir par la suite " (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – 1948)
Ce droit est revendiqué par les "brûleurs de frontières ", ces hommes, ces femmes, candidats au départ clandestin de Tanger vers l’Espagne et l’Europe.
Le " brûleur " fuit la misère et le manque d’espoir, mais aussi " il veut aller voir cet autre monde " comme le dit un personnage du beau film documentaire de Leïla Kilani, " Tanger, le rêve des brûleurs ".
Le " brûleur " est prêt à tout accepter pour partir, même la mort.
- La liberté de circuler, de s’installer existe pour les ressortissants des pays riches. Restera-t-elle longtemps encore à sens unique ? et de quel " droit " ?
- Est-il acceptable que le gouvernement français, comme les gouvernements des autres pays de l’Union Européenne, réprime de plus en plus durement une immigration qualifiée de " clandestine " mais en réalité du désespoir et dissuade, par des rejets sans état d’âme et parfois tragiques, les demandes d’asile ?
-
- Est-il acceptable que le gouvernement français affiche sa volonté d’une immigration " choisie " de travailleurs indispensables à l’économie, contre une immigration familiale " de droit " ?
-
- L’immigration n’est-elle pas pour un pays, un ensemble régional, une promesse de richesse humaine et culturelle, aussi bien qu’ économique ?
- Quand et grâce à quelles politiques les êtres humains pourront-ils librement choisir de rester dans leur pays, de le quitter et d’y revenir ?
Nous vous invitons à venir débattre de toutes ces questions,
au cours de la soirée du jeudi 20 Mars
au cinéma " Le Concorde " , 79, Boulevard de l’Egalité, 44100 Nantes
22:31 Publié dans Invitation au Débat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Contre toutes les Discriminations
Le Collectif Enfants Etrangers participera à la Semaine de l’Education contre le Racisme et contre toutes les formes de discriminations, contre le Racisme, l’Intolérance, les Discriminations, les ExclusionS…
Et les interpellations au faciès... des étrangers SANS-PAPIERS
Semaine d’éducation
contre le racisme
Et contre toutes les formes
de discriminations
en LOIRE-ATLANTIQUE
De lundi 17 à vendredi 21 mars
Programme approximatif, lieux précis !
FAL 44- Vie associative – 9 rue des Olivettes – 44 041 NANTES cedex 1 – 02 51 86 33 20 –animationreseau@fal44.org
Lieux :
FAL 44, Siège rue des Olivettes 44000 Nantes
HANGAR SKATE PARK, 9 allée des Vinaigriers 44300 Nantes
CID, Bâtiment "Ateliers et Chantiers de Nantes" 2 bis, boulevard Léon Bureau 44200 Nantes
Espace Simone de Beauvoir, 25 quai de Versailles, Nantes
DU 17 AU 21 MARS 2008
SEMAINE CONTRE LE RACISME / PROGRAMME SUR LE SITE DE LA FAL
http://www.fal44.org/fr/multipage.xml?pg=12&id=...
22:28 Publié dans Invitation | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14 mars 2008
Au théâtre de Blain avec la troupe EVA "Votre voisin n'a pas de papiers"
L’Association “Blain Sans Frontières” en partenariat avec "La Capsule" accueille la troupe de théâtre parisienne EVA pour une représentation de la pièce
"Votre voisin n'a pas de papiers"
Nous vous invitons à venir partager ensemble ce moment de solidarité.
Mathilde TRAN-DINH-NHUAN pour Blain Sans Frontières.
Vendredi 14 mars 2008
20h30
Salle des fêtes de Blain
Cette pièce de théâtre est une adaptation du recueil « Votre voisin n’a pas de papiers » édité par la Cimade. L’ouvrage, qui rassemble plusieurs témoignages d’immigrés sans papiers, dresse un état de la rude bataille que ceux-ci doivent livrer pour bénéficier de droits aussi élémentaires que celui de se faire soigner, de vivre avec sa famille ou tout simplement d’être entendu.
Venez NOMBREUX partager
ENSEMBLE ce moment de SOLIDARITE
Participation libre http://pagesperso-orange.fr/blainsansfrontieres/
10:42 Publié dans A voir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12 mars 2008
SOUTIEN AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF
DERNIERE NOUVELLE
VENEZ NOMBREUX AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF (ALLEE GLORIETTE)
VENDREDI 14 MARS
SOUTENIR A 11H45 PUIS A 14 HEURES
DEUX FAMILLES DONT LES PERES SONT MENACES D’EXPULSION
VENEZ NOMBREUX SOUTENIR UN PERE DE FAMILLE AU TRIBUNAL ADMINISTRATIF (ALLEE GLORIETTE) VENDREDI 14 MARS A 14H00.
CE MONSIEUR, DONT LA FEMME A DES PAPIERS, PERE DE 2 ENFANTS, FAIT APPEL SUITE A UNE OBLIGATION A QUITTER LE TERRITOIRE.
17:50 Publié dans Mobilisations et rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28 février 2008
"Le Petit crabe est sorti"
C'est par ce message que l'on a été informé(e)s !
LIBRES ! ILS ONT ETE LIBERES / Bemenga et son bébé de 15 mois.
Mme Bekay est libre, assignée à résidence. Elle comparaîtra en correctionnel le 17 avril prochain à 16 heures.
TRES FORTE MOBILISATION PAR NUIT SANS PLEINE LUNE Bemenga et son bébé de 15 mois n'ont pas été expulsés.
LIRE SUR LE BLOG SANS PATRIE
Dernières Ce sera la pleine nuit. 3 heures. Pas la pleine lune.
C’est à ce moment que Mickaël et Bemenga Bekay seront réveillés au Centre de Rétention de Saint Jacques de la Lande, pour être transférés à Roissy, où un vol à destination de Kinshasa, les attend, 10 h 35.
Bemenga et son bébé de 15 mois, retenus depuis le 11 février.
La présentation au consulat de RDC à Paris a eu lieu.
Le billet d’avion est prêt, la préfecture de Tours y a veillé.
Le père, qui vit en France depuis 18 ans, n’aura pas le droit de les voir ce soir, avant leur départ annoncé. Pour les visites, il y a des heures. Le CRA n’est pas un hôtel !
C’est sûr, ce n’est pas demain (matin) qu’il va les revoir, sa Bemenga et leur fils, MicKaël. Si l’on en croit les projets qu’ont pour eux les défenseurs de la légalité républicaine, préfets en tête.
L’avenir que l’on fait miroiter à cette famille : on propose aux parents de Mickaël une solution à la fois humaine, pratique, bon marché et rapide, je vous laisse apprécier : à Bemenga de se laisser expulser avec son bébé ; à son concubin de la retrouver à Kinshasa, de s’y marier tranquillement et de déposer à l’occasion une demande de regroupement familial ! Que du bon sens ! Et la certitude d’un prompt retour dans un pays, le nôtre, où ils vivent depuis des années, lui depuis plus de 17 ans (en situation régulière) et elle au moins depuis 7 ans, ensemble depuis trois ans.
Alors, plus rien ne pourrait arrêter cette sombre parodie d’humanité dans la gestion des “flux migratoires” ? Et dès demain, un sondage d'opinion "Way Out", par ici la sortie, "Etrangers, circulez mais dehors, chez nous il n'y a plus d'accueil, il n'y a plus de respect de la vie familiale et privée, il n'y a plus de protection pour les résidents de longue date, vous êtes autorisés à quitter notre territoire, c'est pas la peine de remercier.
Madame Bekay, trop inquiète d’être séparée de son bébé, ne se sent pas la force de s’opposer et de résister à cette expulsion annoncée. Aussi les militants où qu’ils soient, à Rennes, à Nantes, à Tours, à Roissy – vol pour Kinshasa à 10 h 35 - ne pourront-ils rien tenter pour leur épargner cet exil forcé ?
Peut on encore espérer que la défenseure des enfants, saisie depuis plusieurs jours use de toute son influence, que les élus qui ont fortement pris position en faveur de Madame Bekay, à Rennes, à Nantes, à Tours mettent la pression, que toutes les personnes qui ont signé la pétition en sa faveur donnent l’alerte et mutualisent leurs imaginations, leurs compétences, leurs talents.
Je ne parlerai pas de piste - par superstition -, mais d’une brèche, à explorer : les parents du bébé Mickaël (qui ne sont pas mariés) ont l’autorité parentale conjointe : or, personne n’a proposé au père de garder l’enfant ? N’y aurait-il pas là matière à empêcher l’expulsion ?
Kinshacra !
Aux veilleurs, aux noctambules
IdL
16:26 Publié dans Mobilisations et rendez-vous | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21 février 2008
Connaissez-vous le Crabé ? un bébé élevé en CRA !
Article 2 « Les Etats parties prennent toutes les mesures appropriées pour que l'enfant soit effectivement protégé contre toutes formes de discrimination ou de sanction motivées par la situation juridique, les activités, les opinions déclarées ou les convictions de ses parents, de ses représentants légaux ou des membres de sa famille ».
Madame Bekay doit être libérée et sa situation administrative examinée avec humanité et raison !
Madame Bekay et son fils de 15 mois toujours au CRA !

Au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande
© France 3Bemenga Bekay est retenue au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande avec son bébé de 15 mois.
Lundi 18 février. Quelques paroles échangées à travers les grillages. Comme un parloir sauvage au centre de rétention de Saint-Jacques-de-la-Lande, près de Rennes. C'est comme ça que les associations de défense de sans-papiers apprennent quotidiennement l'existence de nouveaux retenus.
Parmi ces nouveaux venus, Bemenga Bekay, arrivée le 11 février avec son bébé de 15 mois. Cet après-midi là, elle n'est pas au " parloir ", mais au consulat du Congo. C'est la loi, pour pouvoir l'expulser, il faut que le consulat la laisse passer. Déjà en 2005, ils avaient refusé son retour au pays...
Pourtant sa vie elle est à Tours avec Michel, en France depuis 18 ans, et chauffeur routier. Ils vivent ensemble depuis trois ans. Lui n'a pas pu récupérer son fils lors de la garde à vue après l'interception imposée par le Préfet d'Indre et Loire...
L'enfant bien sûr n'est pas expulsable. Le sort de sa mère est suspendu à la décision du Consulat qui pour l'instant réserve sa réponse. En cas de refus du laissez-passer, tous peuvent espérer une régularisation humanitaire...
Pour visionner la vidéo qui les concerne : http://ouest.france3.fr/dossiers/39951589-fr.php
Aujourd'hui jeudi 21 février, la visite quotidienne à Mme Bekay met en évidence une situation de plus en plus inquiétante.
Elle est anxieuse, a des vertiges et des insomnies. Elle attend avec angoisse la réponse du consulat auquel elle a été présentée. Le 28 février, la première quinzaine de jours de rétention va se terminer et elle ne sait pas ce qu'il va advenir d'elle et de son bébé. Le petit bonhomme est trés perturbé, il pleure énormément et réclame sans arrêt son papa avec lequel il a l'habitude de jouer. Il mange très peu et est fiévreux.
C'est une situation insupportable et incompréhensible. Cette mère et son enfant sont ils donc si dangereux pour la société qu'il faille les mettre ainsi à l'écart des leurs et du monde au risque de les briser ?
Non ! Absurde et inhumain.
Voici la pétition de RESF concernant Mme Bekay, enfermée avec son fils au CRA de Rennes :
Nous sommes particulièrement vigilants et vous tenons au courant de l'évolution de leur situation et de l'aide qu'il est possible d'apporter.23:45 Publié dans Pétition | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


