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  • Soutien à la famille Moussaev de St Nazaire

     

    Nous avons organisé un rassemblement à la sous-préfecture pour qu'elle transmette à la préfecture nos 1552 signatures recueillies pour la régularisation d'une famille de St Naz déboutée au titre de la circulaire Sarkozy alors qu'elle remplit tous les critères. Nous vous informons que nous organisons sur st naz une réunion-débat sur les politiques d'immigration en Europe et en france et les propositions à avancer avec Emmanuel Terray  (anthropologue, militant des collectifs sans papiers de Paris ) et Hélène Flautre, députée européenne, Pdte de la sous commission des droits humains le mercredi 22 novembre 2006 à 20 h 30 (à cette heure-là,  nantes est à 45 min de st naz, Blain encore moins ! )

     

    Allaire Marie-Elisabeth

  • Des policiers dans une maternelle de Seine-Saint-Denis


     

    vendredi 29 septembre 2006, 17h48

    Enfants sans-papiers : la FSU proteste contre l’entrée de policiers dans une maternelle de Seine-Saint-Denis

    PARIS (AP) - La FSU affirme vendredi que des policiers sont entrés dans un école maternelle de Pantin (Seine-Saint-Denis, près de Paris) pour venir chercher un enfant de quatre ans, dont la mère d’origine chinoise, sans-papiers, a été placée en rétention.

    "Alertés par les collègues de l’école maternelle Jean-Lolive à Pantin, la FSU 93 dénonce l’entrée de la police, sans commission rogatoire, dans l’école pour venir chercher un enfant dont la maman est en centre de rétention au dépôt du Palais de Justice de Paris", affirme l’organisation syndicale.

    Selon Guy Tresallet, secrétaire départemental de la Fédération syndicale unitaire (FSU) de Seine-Saint-Denis, les faits se sont déroulés vendredi et les policiers sont repartis sans l’enfant "qui avait été mis à l’abri".

    Selon la FSU, la mère "présente en France depuis le 27 avril 2000, a des avis d’imposition pour toutes les années et est locataire de son logement. Elle répondait aux critères de la circulaire du 13 juin 2006" mis en place par Nicolas Sarkozy dans le cadre d’une opération de régularisation au cas par cas.

    L’enfant, qui s’appelle Paul et est né à Aubervilliers (Seine-Saint-Denis), selon la FSU, "est scolarisé depuis septembre 2005".

    La FSU "exige l’arrêt de l’entrée de la police dans les établissements scolaires au motif de venir chercher des enfants dont les parents sont en cours d’expulsion" et "se déclare totalement solidaire de l’action des collègues qui refusent l’entrée de la police dans ces conditions".

    Jeudi, déjà, le principal syndicat d’instituteurs (SNUIpp, membre de la FSU) exprimait dans un communiqué "sa profonde indignation face aux opérations de police, afin de procéder à des expulsions, qui se multiplient dans les écoles".

    AP

    samedi 30 septembre 2006.
  • Grève de la faim à Cachan ... jusqu'à quand ?

    Les six expulsés du squat de Cachan en grève de la faim se disent "victimes d’un jeu politique mal calculé" et demandent à "vivre dans la dignité".

    Dans un communiqué diffusé vendredi 29 septembre, les six grévistes de la faim expulsés du squat de Cachan attirent l’attention sur leur situation préoccupante.

    Après plus d’un mois de jeûne - ils atteindront samedi leur "40e jour de souffrance" -, ils s’estiment "victimes d’un jeu politique mal calculé qui ne respecte pas le moindre droit de l’Homme dans un pays plein des valeurs humanitaires".

    "Nous ne demandons que la dignité", poursuit le communiqué. "Nous avons choisi la résistance pour réussir notre existence", expliquent les grévistes de la faim. "Vivre avec dignité ou mourir en paix, c’est notre seul choix face à la brutalité de ce gouvernement", affirment-ils.

    "Nous, nous sommes les six grévistes de la Paix et de la Liberté pour vivre dans ce pays merveilleux, la France", conclut le communiqué.

    "Phase critique"

    Installés dans un des vestiaires du gymnase Belle-Image de Cachan, qui abrite environ 200 expulsés du squat depuis le 18 août, dans des conditions très précaires, les grévistes de la faim sont très affaiblis.

    Lundi, les médecins qui les suivent ont averti qu’ils sont entrés "dans une phase critique où des lésions irréversibles peuvent se produire".

    L’un des jeûneurs, Othmane Rouane, un Marocain d’une trentaine d’années, a demandé un "geste humanitaire", lundi, lors d’une conférence réunissant plusieurs personnalités de gauche, qui demandaient le relogement d’urgence des expulsés dans un lieu unique.

    "Notre revendication, c’est la régularisation de tous les sans-papiers de Cachan et le relogement" des familles, avait alors expliqué Othmane Rouane.

    © Le Nouvel Observateur

    samedi 30 septembre 2006.
  • Compte-rendu de la réunion du 27 septembre 2006

     

    La réunion a eu lieu en présence d’une équipe de FR3 Pays de Loire, en vue d’un reportage diffusé au cours du « midi pile » et du 19h le 28 septembre 2006.

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    A. SITUATION DES FAMILLES

     

    - Blain : pas de nouvelles des recours MAIS création de l’Association « Blain sans Frontières »

     

    - Petites communes (Avessac, Blain, Châteaubriant, Loroux-Bottereau) : un journaliste indépendant (nom ?) intéressé par reportage sur leur situation.

     

    - Stéphanie a accompagné Yalamba à la préfecture : refus de lui délivrer son titre de séjour, au motif qu’elle ne pouvait régler les 350 euros exigés (visite médicale et taxes), on lui a accordé un délai d’un mois pour le faire. La conséquence étant que ses droits CAF sont bloqués, la préfecture lui a conseillé de « faire le forcing auprès de la CAF » !

     

    - Foyer Saint-Benoît : envoi d’un courrier informant d’une expulsion pour une famille russe ; recherche urgente d’un appartement (l’avocate est Cécile Rousseau). Avant toute sortie de quelque logement que ce soit, Frédéric conseille d’appeler un avocat spécialiste des questions de logement.

     

    B. COMPTE-RENDU DES RENDEZ-VOUS

     

    - Le RDV à la Préfecture du jeudi 21 septembre

    Il nous a offert une nouvelle occasion de faire le point au terme de l’examen des dossiers déposés dans le cadre de la circulaire du 13 juin.

    Sur les 233 cellules familiales qui ont déposé un dossier, 92 ont vu leur demande acceptée (40 couples + 12 parents isolés pour un total de 118  enfants mineurs). Peu d’espoir concernant les recours gracieux, vu l’impossibilité quasi générale d’apporter un élément nouveau dans le cadre de la circulaire, les éléments favorables ayant tous été déjà rapportés.

    La préfecture déclare refuser le réexamen des personnes « à la marge », ce qui conduit à reposer les demandes dans un cadre légal, sur le critère du regroupement familial, d’une demande vie privée et familiale par exemple.

      

    Cédric propose de tenter l’autre voie des 10 ans de présence, critère qui n’est plus pris en compte, mais à défaut d’autre chose … D’autant que la commission exceptionnelle d’admission au séjour se trouve face à un vide juridique.

     

    - Il a été demandé si la lettre de refus était systématiquement envoyée, ou s’il fallait considérer une absence de réponse dans les 2 mois comme un refus. Faut-il relancer la procédure, et dans quel délai ?

    Par ailleurs, on annonce l’arrivée prochaine d’une réponse à la demande de recours collectif.

     

    - Charles rappelle le courrier de Louis Schweitzer , Président de la Halde, adressé à M. Sarkozy concernant les critères de la circulaire, dénonçant notamment celui de l’absence de liens avec le pays d’origine.

     

    - Il est rappelé que la Préfecture a affirmé ne pas vouloir aller chercher les enfants dans les école, ni les familles dans leurs logements. Aucune famille ne reste néanmoins à l’abri d’un éventuel contrôle de police. Si une personne est arrêtée, il est demandé au collectif dans son entier de se mobiliser.

    Il faut aussi savoir que le centre de rétention n’a plus une seule place, ce qui explique probablement la libération contre toute attente à l’issue de sa garde à vue de M. Dogan, récemment interpellé à Rezé.

     

    - Le RDV à la Mairie de Nantes du mardi 26 septembre

     

    Au cours de cette réunion, ont été évoqués les questions suivantes :

    -         les frais financiers (visite médicale Anaem + taxe chancellerie),

    -         les problèmes de logement et les besoins alimentaires,

    -         l’organisation (comme à Angers dimanche prochain) d’une éventuelle deuxième cérémonie de parrainage républicain à Nantes

     

    Aux familles pouvant justifier d’une adresse sur Nantes, il est conseillé de ne payer aucun des frais exigés par la Préfecture en vue de la délivrance d’une carte de séjour. Les familles seront prochainement invitées à prendre contact auprès du CCAS ou des assistantes sociales du CG. Des précisions nous seront apportées à ce propos lors de la réunion du 5 octobre prochain en Mairie. 

     

    Suite à la fermeture du restaurant Pierre Landais, a été posée la question de la restauration sociale municipale refusée aux déboutés ; on attend prochainement une réponse.

    Pour une aide à l’accès des enfants aux cantines scolaires, il faut s’adresser directement à la Mairie, par l’inrtermédiaire du Collectif.

     

    Sur le problème du logement et de l’hébergement d’urgence : pour l’urgence, les familles déboutées devraient, cette année, pouvoir accéder aux mesures d’hébergement d’urgence prévues par le plan hivernal dès le niveau 1. Vu les expériences passées, le scepticisme quant à un accès effectif à ce dispositif de toute façon trop précaire, la prudence est de mise.

    Si on ne débloque pas assez de places dans les structures habituelles, faudra-t-il installer des tentes dans la ville ? Nous n’excluons pas cette hypothèse, pas davantage que celle d’un Cachan nantais en cas d’extrême urgence autour de plusieurs familles. Martine parle de la Fraternité  Protestante susceptible de mettre à disposition des mobile-homes à condition de trouver un terrain viabilisé. Le terrain reste donc à trouver, ce qui ne semble pas chose aisée. Les semaines à venir sont donc à très haut risque, une fois de plus !!!

     

    L’ « Accueil d’abord », qui accompagne des familles vers un relogement, devrait voir se libérer quelques appartements prochainement.

     Une réunion de travail sur la question du logement en présence du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires et d'autres associations sera organisée le 5 octobre prochain an Mairie de Nantes.

     

    Le Collectif a insisté ensuite auprès de son interlocutrice du Cabinet du Maire sur l’impact très fort du premier parrainage qui a largement contribué à étoffer dans chaque école et autour de chaque famille des réseaux de solidarité sans lesquels la situation de nombreuses familles serait tout bonnement dramatique. D’où l’importance d’une deuxième cérémonie, afin de « faire du bruit » de nouveau, pour réveiller le public avant l’hiver, et pour bien faire savoir une fois de plus au Ministre de l’Intérieur que sa circulaire truquée n’a rien réglé du problème…, bien au contraire.

     


    C. BILAN et PERSPECTIVES

     

    - Il est rappelé qu’environ 245 adultes (+ les enfants) sont déboutés : que fait-on ? Faut-il redemander au Maire de supporter la lutte ? Les avis sont partagés. Faudra-t-il un Cachan nantais ou des tentes pour remobiliser l’opinion ?

     

    Jean-Luc cite un article de OF du 13/09 concernant le logement social, qui annonce plusieurs démolitions en vue de la construction de logements neufs. Pourquoi démolir ? Pourquoi ne pas les occuper en attendant mieux ?

     

    - Un responsable de la MAE a déclaré accepter de prendre en charge, de manière militante, l’assurance scolaire des enfants de Nantes (et communes voisines ?) contre un montant symbolique de 2 euros. 150 bulletins d’adhésion sont à répartir entre les parrains et marraines. Lors de la prochaine réunion hebdomadaire du 4 octobre, un coin MAE sera ouvert pour que les familles puissent souscrire leur assurance dans les conditions énoncées plus haut. Merci aux parrains/marraines de relayer l’info auprès des familles.

     

    - Participation au Forum social samedi 23/09 : stand idéalement situé place du Change, beaucoup de signatures et quelques tee-shirts vendus (très peu restent) : donc positif (mais manquaient les panneaux avec coupures de presse).

     

     

    D. AGENDA et CALENDRIER

     

    - Cécile Bir sera l’invitée, mercredi 4 octobre prochain,  du journal de France-Bleu Loire Océan à 8h40.

    - jeudi 5 octobre à 17 h : réunion à la Mairie de Nantes autour de Mme Bouffénie, élue chargée des questions d’intégration, et de différents partenaires ; Thème de la réunion : le logement des familles régularisées … et, espérons-le, de toutes les autres à la veille de la période hivernale

    - jeudi 12  octobre : le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires sera reçu au Conseil Général par Messieurs Robert et Le Corre, toujours pour avancer sur la question du logement

     
    - Participation à Tissé Métisse le 11 décembre : contacter Charles pour participer à l’organisation et à l’animation du stand Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires au cours de cette journée. La venue de Souad Massi est annoncée, peut-on lui demander un petit coup de main pour nous aussi ?

    - Cédric propose une demi-journée de formation juridique le samedi 21 octobre, horaire prévu : 14h / 19h. Le contacter si intéressés.

    - Pour finir : lecture faite par Charles du courrier de protestation signé. Décision unanime du Collectif Enfants Etrangers de signer cet appel adressé à l’Assemblée Nationale pour demander une commission d’enquête parlementaire sur la motivation des refus.

  • Coût des reconduites à la frontière

    Immigration irrégulière : forte hausse du budget des reconduites à la frontière en 2007

    Les Echos 27/09/06

    CARINE FOUTEAU

    La hausse du budget s'explique surtout par la volonté d'augmenter les retours forcés.

    Malgré les gestes en faveur du codéveloppement (l'accord avec le Sénégal prévoit de financer des micro-projets à hauteur de 2,5 millions d'euros), les reconduites à la frontière des étrangers en situation irrégulière restent la priorité du gouvernement. En témoigne le budget 2007 de la Police nationale, auquel « Les Echos » ont eu accès, dans lequel la lutte contre l'immigration irrégulière enregistre la plus forte progression : l'enveloppe qui y est dévolue, hors rémunération des agents de police, atteint 179,1 millions d'euros, en hausse de plus de 60 % par rapport à 2006 (106,8 millions d'euros). Outre les frais d'expulsion, ce chiffre comprend le coût du démantèlement des filières, les contrôles aux frontières (terrestres, maritimes et surtout aéroportuaires) ainsi que le fonctionnement et l'extension des centres de rétention administrative, où sont enfermés les sans-papiers avant leur départ. En tenant compte de la masse salariale, on obtient un total de crédits de paiement de 687,7 millions d'euros pour 2007, contre 534,6 millions pour 2006 : 10.894 emplois en équivalent temps plein sont budgétés pour l'an prochain contre 9.083 pour cette année.

    Cette accélération de la dépense publique s'explique principalement par la volonté du ministre de l'Intérieur d'augmenter les retours forcés, alors que le nombre de sans-papiers oscillerait entre 200.000 et 400.000. Une fois de plus, Nicolas Sarkozy met la pression sur les chiffres : il veut atteindre 28.000 éloignements (France métropolitaine) en 2007, alors même que ses objectifs fixés pour 2005 n'ont pas été atteints (lire ci-contre). Après la semi-parenthèse observée cet été, le temps de la procédure de régularisation de parents ayant des enfants scolarisés, les expulsions reprennent : les « charters » vers la Roumanie, notamment, se multiplient, au risque de financer le retour d'hommes et de femmes susceptibles de revenir, quelques jours après en car sur le territoire.

    Pour mener à bien sa politique, Nicolas Sarkozy a engagé, en parallèle, un programme d'agrandissement et de construction de centres de rétention (Nîmes, Hendaye et Orly en 2007). Ceux-ci affichent aujourd'hui un taux d'occupation si élevé qu'il n'est pas rare que des étrangers ne puissent être reconduits aux frontières faute de places. Le ministre prévoit ainsi de faire passer le nombre de lits de 1.447 à 2.500 en juin 2007 (+ 48,5 millions d'euros).

    « Economies d'échelle »

    Pour mesurer l'efficacité des services de police, le gouvernement s'était engagé à publier différents indicateurs. Mais le plus instructif d'entre eux, le taux de remise en liberté pour vice de procédure imputable aux fonctionnaires, n'est « pas encore prêt ». L'indicateur sur le coût moyen en centre de rétention a vu, lui, le jour : il devrait avoisiner 1.000 euros par étranger en 2007 pour une durée moyenne de rétention de 10 jours, contre 875 euros en 2006 (10 jours), 802 euros en 2005 (9,4 jours) et 606 euros en 2004 (7,8 jours). Cette hausse s'explique en partie par l'intégration, dans le budget du ministère de l'Intérieur, de la gestion dite hôtelière des centres (blanchiment, restauration, nettoyage), jusque-là prise en charge par l'administration pénitentiaire (Justice), et qui sera désormais externalisée. Grâce à l'augmentation de la capacité d'« accueil », l'Intérieur espère, sur le long terme, faire des « économies d'échelle ». Le ministère compte sur le même phénomène (« vols groupés » avec d'autres pays européens) pour abaisser le coût moyen des éloignements, aujourd'hui très élevé.

    Chiffres clefs

    Budget 2007 de la Police nationale : 8,199 milliards d'euros (contre 7,999 milliards en 2006). A l'exception de la lutte contre l'immigration irrégulière (en hausse), les autres postes (ordre public, sécurité, sécurité routière, police judiciaire et ressources humaines) évoluent peu.

    Nombre d'interpellations d'« aidants » (passeurs, employeurs, logeurs, fournisseurs de faux documents) : 3.155 réalisées en 2005, 3.300 prévues en 2006, entre 3.800 et 4.200 fixées pour 2007. Taux d'éloignement des étrangers en situation irrégulière : 15.660 départs ont été réalisés en 2004, sur 69.602 mesures prises, soit un taux de 22,5 %.

  • Le Collectif le 28 septembre sur France 3 Pays de Loire

    Une équipe de France 3 Pays de Loire a assisté ce soir à notre réunion hedomadaire en vue de dresser un portrait de notre Collectif.

    Le reportage devrait être diffusé demain midi et demain soir dans le cadre du journal régional de France 3.

     A vos magnétoscopes !!!

  • Un maire en faveur des enfants sans-papiers

    Une dépêche AFP datée du 26 septembre nous donne l'information suivante :


    Le maire DVD de Reims soutient un voeu en faveur des enfants sans-papiers

    Le maire divers droite de Reims, Jean-Louis Schneiter, a soutenu un voeu présenté par l'opposition communiste pour protéger les enfants sans-papiers scolarisés dans sa ville, a-t-on appris mardi auprès de la mairie. "Le conseil municipal de Reims, réuni le 25 septembre 2006, demande que soit étudiée la situation des familles ayant des enfants scolarisés et des élèves sans-papiers pour qu'ils puissent poursuivre leur année scolaire en toute sérénité sur le territoire national", selon ce voeu adopté par le conseil. "Les enfants de +sans papiers+ ont les mêmes droits que tous les enfants. Ils doivent pouvoir suivre leur scolarité, sans être soumis à l'angoisse perpétuelle d'être expulsés ou séparés de leurs parents.
  • Expulsion d'une maman et de sa fille dans l'Oise

    Je relaie ce message de notre ami Jean-Michel BAVARD de Beauvais.

    Restons vigilants à Nantes comme à Beauvais!!!

     

    1- Houreye et Mathilda expulsées !…
    Malgré une incroyable mobilisation, en moins de 24 heures (le cabinet du Préfet a été submergé de messages, pas un responsable politique de la Région qui n'ait été alerté, un Camarade a même rejoint l'aéroport pour tenter de convaincre passagers et pilote du vol...),  la Préfecture de l'Oise est demeurée intransigeante. La préfecture comptait par une procédure d'urgence empêcher toute mobilisation: elle a au moins perdu sur ce point.
    Houreye SACKO et sa petite fille Mathilda, 4 ans 1/2, sont aujourd'hui à Bamako.
    Nous sommes entrés en contact avec elles  pour les réconforter, prendre de leurs nouvelles et mettre en place une solidarité effective (les donc financiers seraient les bienvenus: nous contacter!). Elles sont accueillies par un ami. Houreye était  très démunie sans vêtement, sans argent... Mathilda pleurait, gênée par la chaleur, les moustiques... ne comprenant rien à ce qui leur arrivait.
    Nous sommes bien sûr blessés et révoltés. Mais aussi inquiets: cette petite fille a été renvoyée vers un pays où elle n'a jamais mis les pieds sans aucune vaccination pourtant obligatoire pour ces régions, sans traitement préventif au paludisme... et sans moyen là-bas d'acheter de l'eau en bouteille.
    A ce sujet précis, parmi les dizaines de messages reçus, celui-ci nous a particulièrement interpellés, en voici l'extrait essentiel:
    " Monsieur le Préfet,

     Que deviendrait cette enfants dans un pays où les conditions de vie se sont dangereusement dégradées depuis plusieurs années ..où la famine, le choléra, la tuberculose ressurgissent emportant dans leur sillage en particulier les enfants de moins de 5 ans , les personnes âgées... Où le paludisme est résistant la-bas.

    Aura-t-elle accès à l’eau potable ? L e paludisme (résistant dans ces régions) atteindra obligatoirement ce jeune corps pas du tout préparé aux multiples agressions d’un pays pauvre sahélien.

    En 1987, en mission sur le Burkina Faso, au bout de moins d’un mois, nous avons été obligés de rentrer en France en toute urgence à cause de notre très jeune fils Matthieu qui serait mort dans les 48 heures à cause d’un palu fulgurant( pourtant le protocole de prévention avait été suivi à la lettre)...
    Jean Pierre Michel Evangélisti"  
    Nous aurons des nouvelles de cette famille. En cas de maladie, malheureusement fort probable, cela sera su et d'ores et déjà nous en tiendrons responsables ce gouvernement et son préfet.

    Nous tenons à remercier tous les citoyens, toutes les organisations qui se sont mobilisés. Nos deux Amies seront informées de ce grand élan solidaire et nous sommes certains que ce sera un peu d'espoir dans leur grand désarroi.

    On ne baisse pas les bras pour autant. Cette expulsion doit être la dernière. Si une telle mobilisation a été possible en un temps si court, ne doutons pas qu'en amplifiant encore ce mouvement, tous ensemble, on peut empêcher ça!


    Nous savons d'ores et déjà que d'autres expulsions sont programmées! Autant dire l'importance de nos prochains rendez-vous où nous vous attendons le plus nombreux!

  • Nouvelles :URGENCE à NANTES pour une famille kurde et un célibataire

    27septembre 2006 - 11 H 00

    De source sûre, nous venons d'apprendre que M. DOGAN est ressorti libre de sa garde à vue.

    Il semble qu'actuellement, le Centre de Rétention Administrative de Nantes tourne à plein régime et qu'il n'y ait pas eu de place pour lui.

    En revanche, M. Tekin Sahin, quant à lui, y est toujours.

    A suivre ... 

     

     

    26 septembre 2006 - 11 H 00

    Nous venons d'être informés de l'interpellation par la gendarmerie de Rezé de M. DOGAN Kayham, bien connu de notre collectif comme le papa d'un enfant de 15 mois.

    A ce titre, et malgré sa durée de séjour en France, il n'avait pas pu avoir accès à la régularisation par la circulaire du 13 juin. M. DOGAN, sa compagne et leur enfants sont d'origine kurde.

    Actuellement entendu à la gendarmerie de Rezé, il devrait prochainement être placé en Centre de Rétention Administrative.

    En outre, nous avons appris ce matin l'arrestation et le placement en rétention d'un autre jeune kurde de 25 ans, Tekin Sahin.

    Nous attendons d'autres informations mais pouvons d'ores et déjà nous apprêter à nous mobiliser autour de ces personnes. Cette question devrait occuper une place prioirtaire lors de la réunion hebdomadaire du Collectif du 27 septembre à 18 h 30.

    A suivre, donc.

  • Appel à une commission d'enquête parlementaire

    Une nouvelle pétition circule pour contester les conditions d’application de la circulaire de régularisation du 13 juin 2006 :

    Exigeons une commission d'enquête parlementaire !

     

    Pour signer la pétition, cliquez ici.


    Pour écrire à vos députés et sénateurs :

    LA COMMISSION D'ENQUETE : PRINCIPE

  • Les pétitions continuent d'affluer à Nantes

    Jean-Luc LANDAS nous informe qu'en l'espace d'un seul mois (de fin août à aujourd'hui), plus de 2000 signatures supplémentaires de l'appel RESF "Nous les prenons sous notre protection" ont été recueillies par les membres du Collectif, présents en nombre croissant sur tous les stands tenus entre le festival de Corsept, les Rendez-Vous de l'Erdre, Planète Parents et le Forum Social du Pays Nantais.

    Rappelons qu'à ce jour, l'appel national du RESF totalise la bagatelle de 123000 signatures sans compter celles que nous nous apprêtons à transmettre.

    Qui ose encore parler d'essoufflement ???

  • Nouveaux écueils administratifs pour les familles régularisées

    Bonsoir,

     

    Pour les familles qui ont eu la chance d'être régularisées, arrive le temps des parcours semés d'embûches administratives. La première, et elle est de taille, c'est tout bêtement la somme de 350 € qu'il leur faut débourser (220 € pour la visite médicale et 139 € de droits de chancellerie) pour obtenir ce fameux sésame. On aurait pu penser que la préfecture se serait montrée magnanime et aurait délivré ce titre en accordant un délai de paiement. Que nenni ! C'est ce qui est arrivé à une jeune maman guinéenne que nous  parrainons.

    Quand on sait les difficultés financières dans lesquelles se débattent les sans-papiers et la nécessité d'obtenir ce titre pour accomplir un certain nombre de démarches et faire valoir ses droits, on se dit avec tristesse que la France, qui se veut "patrie des Droits de l'Homme", en est surtout restée au temps de Ubu Roi !

    La personne qui l'a reçue (au demeurant très aimable) lui a signifié que son récépissé d'autorisation provisoire de séjour devrait lui permettre de faire valoir ses droits à la CAF.Voire !  Elle lui a donné un délai d'un mois pour réunir cette somme et revenir chercher son titre de séjour.

    Cette question, ainsi que celle du logement doit absolument être traitée prioritairement avec la municipalité de Nantes et le Conseil Général. Si par un heureux hasard, quelque chose de positif se dégageait des rencontres avec ces collectivités, le temps qu'un dispositif se mette en place, il va certainement falloir faire marcher le système D !

     

    Jean-Yves VLAHOVIC - parrain