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  • De nombreux élus bravent les lois ...

    Lu dans "L'Humanité" du 26 mai 2006

     

    De nombreux élus bravent les lois

     

    En organisant des parrainages de parents ou de jeunes sans papiers, les élus deviennent le relais institutionnel des associations et organisations politiques.

    « C’est un acte de résistance. » Assis au milieu des enseignants et des parents d’élèves de l’école Olivier-Métra (Paris 20e), Pierre Mansat s’explique. « La cérémonie de parrainage (des familles sans papiers) se déroule à la mairie, le lieu de représentation locale de la démocratie dans notre pays », dit l’adjoint communiste au maire de Paris.

    Depuis des mois, les associations de défense des jeunes et des parents d’élèves sans papiers ont trouvé un relais institutionnel auprès de certains élus. De gauche, tous. Le 14 janvier, Danielle Simonnet, adjointe (PS) au maire du 20e arrondissement de Paris, parraine deux lycéens menacés d’expulsion. « L’expulsion signifie à ces jeunes que la société les rejette. Le parrainage, avec les élus, les enseignants et les parents, restaure une reconnaissance sociale », justifie l’élue, chargée de la jeunesse, de l’accès à la citoyenneté et des résidents étrangers non communautaires. Pierre Mansat lui fait écho : « Symboliquement, des élus de la République contestent des lois de la République qu’ils jugent iniques. Et aux familles, ils disent : vous faites partie de la communauté des citoyens. » « Il s’agit d’accueillir ces personnes au sein de notre République », selon Mireille Elmanan, maire de Pierre-Bénite (Rhône), citée dans le journal municipal.

    Depuis, l’initiative fait florès. Plusieurs arrondissements de la capitale ont consacré leurs parrains, ainsi que plusieurs villes de province. « Nous ouvrons ainsi la maison commune qu’est la mairie, aux associations et aux organisations politiques », explique Michel Charzat, maire (PS) du 20e arrondissement de Paris. Le 15 mai dernier, lors du Conseil de Paris, les élus communistes ont déposé le voeu que « les mairies d’arrondissement soient des lieux de veille contre l’expulsion (des jeunes étrangers et de leurs parents sans papiers) à partir du 30 juin ». Les élus parisiens font ainsi leur le slogan du Réseau éducation sans frontières : « Nous les prenons sous notre protection. »

    V. D.

    Article paru dans l’édition du 26 mai 2006.

  • Conférence de presse le 29 mai à St-Herblain

    Salut à tous !

    Quelques nouvelles de notre affaire.

    Une conférence de presse organisée par les parents et les enseignants du secteur scolaire Le Hérault - les Grand-Bois aura lieu lundi 29 mai à 18 h devant le collège du Hérault.

    Seront présents : Madame K et ses enfants, des camarades de classe des enfants, des représentants des parents d'élèves des grand-Bois et du collège, des enseignants des Grand-Bois et du collège, une (ou plusieurs) personnes représentant le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires.

    Tous ceux qui veulent soutenir cette famille et cette action sont invités à passer entre 18 h et 19 h.

    Nous contactons tous les journaux, radios , télés que nous pouvons.
    Nous envoyons une lettre à tous les élus de Saint-Herblain , au sénateur maire et au député maire de Nantes.

    Faites tourner l'info pour prévenir le maximum de monde.( en fichier joint la lettre d'appel à la conférence de presse)

    Cordialement.

    Gilles Savina

  • Appel de la Cimade à une journée nationale de parrainages le 1er juillet 2006

    1 Juillet - France - JOURNÉE DE PARRAINAGES DE JEUNES SCOLARISÉS ET DE LEURS FAMILLES

    samedi 6 mai 2006.

    Chers amis

    Comme vous le savez, la Cimade va lancer début juin une campagne de dénonciation et de sensibilisation sur les conséquences des politiques migratoires en France (vous recevrez une information complète sur cette campagne dans quelques jours).

    Par des arguments, des faits et des témoignages, cette campagne a pour objectif d’’amener l’opinion publique à porter un autre regard sur les migrants et demandeurs d’asile, mais aussi à ce qu’une part importante de la population exprime publiquement sa solidarité et manifeste son soutien par des actions concrètes.

    En raison de l’actualité et de nos liens avec le réseau Education Sans Frontières, la première action envisagée va porter sur les enfants et les jeunes scolarisés sans papiers. Dans la continuité des actions que nous menons avec RESF, nous souhaitons faire du samedi 1er juillet, un temps fort de mobilisation autour de cérémonies de parrainages de jeunes et de leurs familles susceptibles d’être expulsés (La circulaire ministérielle signifiant la suspension des expulsions de jeunes scolarisés prendra fin le 30 juin).

    Pour donner un fort écho médiatique à cette journée, nous voulons privilégier plusieurs facteurs : le caractère simultané de cette action dans plusieurs villes de France d’une part, la dimension collective du parrainage (école, paroisse, comité d’entreprise, élus, etc.) d’autre part.

    Cette action permettra d’avertir l’opinion publique et d’amener les préfectures à renoncer à l’éloignement des familles mais aussi de consolider un réseau de veille et de protection particulière en cas d’arrestation de jeunes en vue de la période cruciale des vacances scolaires.

    Cette initiative pourra être le lancement d’une année de parrainages auprès de différents publics : malades, demandeurs d’asile, etc. dans le cadre de la prochaine campagne.

    Nous vous invitons à prendre part à cette initiative en vous aidant du guide pratique qui accompagne ce message. Ce guide a été élaboré dans l’urgence et reste incomplet, il sera complété par les informations dont vous nous ferez part à la suite de cette journée.

    Contact Cimade Frédéric Carillon 01 44 18 72 63 fred.carillon@cimade.org

  • Article du Nouvel Obs sur la pétition RESF

     Lu dans le Nouvel-Obs du 26 mai

     

    Le Réseau Education sans Frontières appelle à soutenir et protéger les jeunes sans-papiers scolarisés.

    30.000 signatures pour aider les élèves sans-papiers L e Réseau Education sans Frontières avait recueilli vendredi 26 mai près de 30.000 signatures pour sa pétition appelant à soutenir et à protéger les élèves sans papiers. Près de 28.000 signatures ont été envoyées par internet, a précisé Richard Moyon, un des porte-paroles de RESF. RESF appelle à "parrainer, protéger et même héberger", quitte à enfreindre la loi, les jeunes et leurs familles sans papiers menacés d’expulsion et à combattre "la chasse à l’enfant".

    Créée il y a deux ans pour aider les jeunes sans papiers scolarisés et leurs familles et réclamer leur régularisation, l’organisation (80 associations membres) a lancé une pétition le 19 avril, qui a recueilli en huit jours près de 10.000 signatures.

    Le texte

    "Nous les prenons sous notre protection", affirme le texte. "Nous ne laisserons pas commettre des infamies en notre nom. Nous les hébergerons et nous les nourrirons, nous ne les dénoncerons pas à la police", ajoute-t-il. RESF évoquait la circulaire d’octobre dernier du ministre de l’Intérieur, Nicolas Sarkozy, accordant un sursis à expulsion jusqu’au 30 juin aux jeunes majeurs scolarisés et aux familles d’enfants scolarisés.

    "A cette date, le sursis tombera pour des milliers d’entre eux. Ils risquent l’expulsion en masse, verront leur avenir et leur vie même anéantis. La chasse à l’enfant sera ouverte. Nous ne pouvons couvrir des mesures inhumaines et c’est dès maintenant qu’il faut agir", a déclaré le porte parole de RESF, Richard Moyon. "Nous savons que nous risquons 5 ans de prison et 30.000 euros d’amende. Nous assumons le risque. Cela contrevient aux lois en vigueur, mais comment donner l’exemple de la soumission à un ordre injuste. Chacun a en mémoire des épisodes où, face à des persécutions insupportables, chacun a dû faire des choix et où ne pas choisir était choisir de laisser faire", a-t-il ajouté.

    Les signataires

    Du côté des politiques, figurent notamment David Assouline, Clémentine Autain, Denis Baupin, Jean-Luc Bennahmias, Olivier Besancenot, Nicole Borvo, Marie-George Buffet, Yves Cochet, Michelle Demessine, Harlem Desir, Alain Krivine, Arlette Laguiller, Jack Lang, Noël Mamère, Jack Ralite, Catherine Tasca, Catherine Trautmann, Dominique Voynet. Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU, Georges Dupon-Lahitte, président de la FCPE, et Bruno Julliard, président de l’Unef, sont également signataires, comme d’autres personnalités du monde de l’enseignement. Mouloud Aounit, le président du Mrap, Jean-Pierre Dubois, le président de la Ligue des droits de l’homme, et plusieurs membres de Ni putes ni Soumises ont aussi signé. Albert Jacquard, José Bové, l’avocat Jean-Jacques de Felice sont également signataires, tout comme les écrivains Didier Daeninckx, Gérard Delteil, Dan Franck, Marie-Aude Murail, Pierre Peju, des dessinateurs tels que Bilal, Charb, F’murr, Laville, Siné, Soulas, Tignous, Tardi ou des comédiens et chanteurs.

  • Sauvez Patimat, enfant scolarisée à Brest !

    Frédéric M. du RESF d’Angers attire ce matin notre attention sur la situation de la jeune Patimat autour de laquelle une mobilisation exemplaire est en marche sur Brest.

     

    Un autre cas poignant, dont il n'avait pas - sf erreur de ma part - été fait écho sur RESF, mais dont la presse régionale (O-F en particulier, en dernière page dans les éditions des 19 avril et 26 mai) a déjà plusieurs fois parlé ...

     

    A Brest, un comité de soutien cache Patimat, jeune enfant de 6 ans, apatride, menacée elle et sa maman d'un retour vers la RFA (Ah, Dublin II ... tellement pratique), qui signifierait un retour au Daghestan là ou elle est bannie ...

     

    Pour les Nantais, Patimat serait restée quelques temps sur Nantes ... à en croire le blog du comité de soutien à cette enfants... Il ne me semble pas avoir eu connaissance de cette situation, ce qui prouve que nous sommes loin de les connaître tous et que nos estimations du nombre d’enfants menacés doit toujours être revu à la hausse.

     

    Allez donc voir le blog « Sauvez Patimat » vers lequel je viens de créer un lien dans la rubrique « Liens vers nos partenaires et amis » : http://www.sauvezpatimat.canalblog.com/

     

    "Sakinat fuit en France, et arrive à Nantes. Le centre d’accueil lui explique alors qu’elle doit retourner en Allemagne, afin d’arrêter son dossier de demande d’asile en Allemagne. Elle est donc reconduite à la frontière allemande.

     

    Elle clôture le dossier, mais ce « stop asile » prévoit son retour vers le Daguestan !

     

    Nouvel épisode de peur, de fuite… et retour à Nantes, où elle apprend que la France ne peut pas traiter son dossier : au sein de la communauté européenne, les accords de Dublin prévoient que le seul premier pays d’accueil peut traiter le dossier. La préfecture de Loire Atlantique lui signifie alors son arrêté de reconduite à la frontière, vers l’Allemagne.

     

    Le retour vers l’Allemagne signifie pour elle une expulsion vers le Daguestan, avec les mesures très dures qui l’accompagnent : période de détention, obligation de retourner dans sa ville d’origine, risque pour Patimat d’être mise en orphelinat (car elle n’est pas inscrite sur le passeport de Sakinat).

     

    Devant cette situation désespérée, Sakinat fuit à nouveau, le plus loin possible, au bout du monde : elle arrive ainsi à Brest le 16 janvier 2006."

     

    Comité de soutien à Patimat, école maternelle Jean-Macé,

    43, rue du Château, 29200 Brest.

    Site Internet : www.sauvezpatimat.canalblog.com

  • Objectif 100000 ! Nouvel appel à signer la pétition RESF

    OBJECTIF: 100 000! C'est possible, nous allons le faire!

    La pétition "Nous les prenons sous notre protection" marche bien, + de 30 000 signatures à ce jour, mais pas assez. L'objectif reste au moins 100 000!
    Voici donc un nouveau texte d'appel qui doit être le plus largement repris, par les organisations membres du RESF en premier lieu. Nous comptons sur vous:



    " RESF rassemble 140 et quelques associations, a le soutien de plusieurs formations politiques. Il y a tous les formats, en termes quantitatifs: des grandes et grosses nationales prospères aux petites et maigres locales pauvres. Au total, cela représente tout de même quelques centaines de milliers d'adhérents. Et, à ce jour - 23 mai - la pétition "Nous les prenons sous notre protection" (n') a recueilli (que) 30000 signatures (qui ne viennent pas toutes du potentiel associatif). Certes, cette pétition a le caractère particulier d'un appel à enfreindre la loi, mais tout de même, le résultat actuel n'est pas à la hauteur de nos ambitions: empêcher les expulsions et faire changer la loi.
    Comme le dit justement Brigitte W, de Paris:
    "La FCPE compte 325000 adhérents.Pour les syndicats d'enseignants signataires de RESF, je n'ai pas les chiffres, mais ça doit faire un paquet. Alors, bien sûr, le lien pour signer l'appel se trouve sur tous ces sites, mais il faut croire que les adhérents n'y vont pas souvent. Serait-il complètement déplacé de demander à ces organisations de lancer une campagne d'appel à signatures (envoi de mails à tous les adhérents connectés, par exemple...)?"

    Parce que, à ce train-là, quand, fin juin/début juillet, RESF ira déposer ces pétitions, on risque de faire rigoler, et rassurer, ceux à qui elles sont adressées. C'est alors contre-productif. Et ce n'est pas le but. Il y a donc un problème: constat de la faiblesse du total, et augmentation certes régulière, mais calme, des signataires.

    Or, la force d'une pétition - si on ne la considère pas seulement comme l'expression d'une opinion, mais comme un moyen d'action pour gagner, et c'est le cas - tient d'abord au nombre de signatures recueillies, ensuite à la montée en nombre (ça décolle, ça stagne, ça baisse?). Et ces deux critères déterminent son influence sur ceux qu'elle vise.

    On peut encore décoller si toutes les assos s'y mettent - journaux, bulletins et réunions (les nôtres), manifestations et rassemblements, médias, internet... et que chacun.e se demande s'il n'a pas oublié de signer - pour déclencher un véritable mouvement d'opinion contre une politique inhumaine et liberticide.

    Il reste quelques semaines pour accroître le nombre des signataires de la pétition RESF ( et, aussi, de la pétition UCIJ - Uni(e)s contre l'immigration jetable). Il y a urgence."


    Les signatures sur formulaires imprimés sont à retourner à RESF S/C EDMP 8 impasse Crozatier 75012 PARIS mais le mieux est de signer (et de faire signer !) en ligne sur le site:
    http://www.educationsansfrontieres.org/



  • Conférence de presse le 26 mai devant l'école Molière de Nantes

    CONFERENCE DE PRESSE LE VENDREDI 26 MAI A 14H DEVANT L'ECOLE MOLIERE DE NANTES

    Appel de parents d'élèves de l'école Molière à soutenir Richard Reznikov scolarisé à l'école.
    Sa mère russe Anna Reznikov Novikova a reçu le 19 mai un arrêté de reconduite à la frontière.
    Maître Boezec, son avocat, a déposé un recours mercredi qui sera étudié au tribunal administratif dans les prochains jours.
    La conférence de presse aura lieu devant l'école Molière (2 rue du Cheval Blanc, derrière l'Hôtel La Pérouse) à 14 h avec le soutien du Collectif Enfants Etrangers.

    Tous les membres actifs et sympathisants du Collectif sont invités à soutenir par leur présence cette initiative.

    Contact pour les parents d'élèves:
    Béatrice Bourgeois 02.40.89.54.71 / 08.70.29.72.59 / 06.78.89.16.42

  • Soutien de Jacques Gaillot

    Présent à nos côtés l'an dernier dans les rues de Nantes en compagnie d'Albert Jacquard et de Michel Toubiana, Jacques Gaillot nous fait régulièrement part de son soutien à une mobilisation qu'il suit de très près.

    La dernière expression de son soutien date de ce matin même. Je me permets de la relayer sur le blog.

     

    Cher ami Frédéric,
    Je lis toujours vos messages et me tiens au courant de vos incessants combats.
    Merci de ce que vous faites pour tous ces enfants.
    Je suis à vos côtés.
    Amicalement
    Jacques Gaillot

     

  • Compte-rendu de la réunion du 23 mai 2006

    Ce compte-rendu (oeuvre de notre Grand Charles à nous) est un récapitulatif des différentes actions menées par le collectif au cours de la semaine écoulée mais surtout des semaines à venir : pour de plus amples infos et commentaires, se reporter au blog.

    L'actualité des prochains jours

    1) urgence école MOLIERE.

    C'est l'info du jour: appel à mobilisation pour soutenir une famille Russe en France depuis 5 ans.

    Enfant scolarisé à MOLIERE en maternelle.

    Conférence de presse vendredi 26 mai à 14h devant l'école.

    2) agenda de la semaine.

    A noter sur vos tablettes :

    - mobilisation devant le collège Le Hérault à St Herblain lundi 29 mai à partir de 18h.en soutien à une femme seule avec 3 enfants.

    Conférence de presse lundi 29 mai à 18 h.

    - ouverture des Rencontres Théâtrales Jeunes à ONYX St Herblain du lundi 29 mai au jeudi 1er juin ; à l'initiative du CLACPE ( comité de liaison des asso et conseils de parents d'élèves) . Cette année notre collectif a été choisi et est invité à présenter ses actions.

    Temps forts : lundi soir à partir de 19h30 et jeudi 1er juin avec discours des "officiels" à 22h. Une bonne occase pour faire signer les pétitions.

    - rappel pour les rêveurs : réunion du collectif mardi 30 mai école de la rue Noire quartier Viarme/Hauts Pavés ( tram: Poitou ) dès 17h30.

    - rassemblement mercredi 31 mai, Place du Commerce 18h à l'initiative du collectif "Unis contre une immigration jetable" pour protester contre le nouveau projet de loi sur l'immigration ( déjà adopté par l'Assemblée Nationale qui doit être débattu au Sénat le 6 juin).

    3) plus tard dans le calendrier.

    - participation aux journées de l'économie sociale et solidaire : "Ecossolies 2006" du 8 au 10 juin prochains. Restent à définir les modes d'action et de participation (à voir le 30).

    - présence du collectif le 17 juin place du Bouffay pour l' incontournable "fête" des langues : un RDV solidaire et interculturel avec banderoles et belles calligraphies.

    - et bien sûr le 1er juillet qui n'est plus le 25 juin, journée d'actions à portée régionale (voire nationale…) avec une grande mobilisation programmée à Beaulieu en bordure du Conseil Régional.

    Un temps fort en présence d'élus, de personnalités, de militants…

    Mais aussi d'artistes, de comédiens, … pour refuser l'après 30 juin et ses conséquences.

    On discute du projet mardi 30 mai ; Toutes les idées sont les bienvenues.

    Les temps forts de la semaine écoulée.

    1) mobilisation à l'école Léon Blum :

    ou l'exemple d'une mobilisation particulièrement réussie

    des parents d'élèves, des élus, des enseignants, en tout une grosse centaine de personnes assises sur des bancs d'écoliers; pour une classe improvisée sur un rond-point du Cours des 50 otages.

    Avec ce slogan: "Aucune chaise vide dans nos écoles à la rentrée 2006" ; une nouvelle initiative largement couverte par la presse et les médias.

    2) mobilisation au collège Gaston Serpette :

    Là aussi la solidarité des parents et des équipes pédagogiques permet provisoirement d'assurer le soutien d'une famille menacée.

    Un engagement relayé par la presse locale.

    3) congrès départemental FCPE

    La FCPE qui soutient depuis de nombreux mois les actions du collectif, a voté samedi 20 mai une motion exigeant des conditions d'hébergement et d'accueil décentes pour les enfants scolarisés sans papiers, mais a exigé également la régularisation de l'ensemble des familles.

    4) compte rendu du RDV au Conseil Régional.

    Une délégation du collectif à été reçue par le vice président du C.R. Alain Gralepois pour une nouvelle fois alerter les instances locales quant à l'urgence de la situation des familles déboutées, (des lycéens jeunes majeurs isolés en particulier) et demander la mise à disposition de locaux pour l'organisation de la journée du 1er juillet.

    Il a aussi été évoqué le cas des lycéens sans papiers concernés également par les mesures d'expulsion.

    Pour l'heure, aucune réponse à nos demandes n'est parvenue au Collectif mais en ce domaine comme en toute autre chose, nous ne sommes pas du genre à perdre espoir.

    A mardi !!!

    Prochaine réunion

    Mardi 30 mai à partir de 17h30 à l'école de la rue Noire, quartier Viarme/Hauts Pavés ( tram: Poitou ).

     

  • Le RESF et l'écrivain Dan Frank invités de Radio Com sur France Inter

    De 8 H 20 à 9 H 00, ce matin du 26 mai Armelle Gardien du RESF et l'écrivain Dan Frank ont pu lancer un large appel de détresse en vue du 30 juin, évoquant l'engagement des multiples collectifs locaux tels que le nôtre.

     Sur la liste du RESF, j'ai saisi cette réaction d'Isabelle Mire du Collectif de Beauvais ; elle me semble refléter parfaitement l'esprit et l'atmosphère de l'émission de ce matin que vous pouvez sans doute encore écouter sur le site de radio france :

    "J'en profite aussi pour tirer mon chapeau à Armelle et Dan Franck qui s'en sont très bien sortis ce matin sur France Inter. J'ai trouvé les questions particulièrement vachardes, et si cela reflète l'état d'esprit d'une bonne partie de la population , c'est plutôt inquiétant. Par contre, les réponses faites par Armelle et Dan étaient claires et posées, sans agressivité  et dans l'esprit qu'a le Réseau en faveur des enfants sans papiers et leur famille. L'appel à signer la pétition a été relayé,  Pas de langue de bois dans les réponses aux auditeurs : la lecture du livre d'Anne Gintzburger "Ecoliers vos papiers" serait un remède à conseiller à certains d'entre eux...
     
    Isabelle Mire

     

  • Belle mobilisation au Collège Gaston Serpette

    Je te fais part de "notre actualité". La collecte en solidarité à la  famille que nous aidons collège G. Serpette et rue Noire a bien  fonctionné. Nous avons eu aussi un bon suivi presse (Article dans Presse-Océan ci-joint dans l'album des mobilisations) et un passage sur Nantes 7. Un journaliste de Télénantes m'a interviewé longuement, ils programment une émission jeudi 1er juin  (Emission de débat Oui mais non). Je l'ai invité à solliciter des  politiques y compris et surtout UMP tendance Sarkozy pour qu'un débat  s'instaure au niveau politique. Ils ont aussi sollicité la préfecture.
    Je devrais y participer.

    Bruno SUNER - parent FCPE du Collège Gaston Serpette

  • A la recherche des recettes de cuisine des enfants étrangers

     

    Lors des deux dernières réunions du mardi, la proposition d'Isabelle De Liffiac de l'école André Lermite a fait son chemin et convaincu le plus grand nombre.
    Reste à mettre en oeuvre cette idée lumineuse qui consiste en la fabrication d'un "Illustré de cuisine des sans-papiers". Pour ce faire, via le blog je re-lance un appel pour que des recettes des pays dont sont originaires les familles menacées soient écrites/saisies et transmises par mail soit directement à Isabelle ( ideliffiac@yahoo.fr) , soit directement au Collectif (collectifenfantsetrangers@yahoo.fr). Cette oeuvre une fois réalisée pourra être vendue (par exemple à l'occasion du grand temps fort de fin juin/début juillet) et les bénéfices reversés pour des nuits d'hôtel ete autres modes de logement qu'il nous faudra assurer cet été encore.

     

    Etant donné les délais/disponibilité de l'imprimeur de la Rue Blanche qui accepterait de s'associer à cette démarche,  il faut appeler les gastronomes du collectif a recueillir et "évaluer" la qualité/faisabilité des recettes au plus vite. On a aussi évoqué l'idée de donner en francais et dans la langue d'origine (kurde, azéri, arabe,...) le nom des ingrédients (transcription latinisée), ce qui implique un effort de notation et de vérification (ortho, typo) de celles et ceux qui recueilleront les "recettes", histoire de ne pas faire ce boulot, au dernier moment, chez l'imprimeur (surcoût !).

     On en reparle mardi prochain, à 18 h 00 à l'école de la Rue Noire ... mais n'attendez pas mardi pour recueillir des recettes auprès de nos amis du monde dans les écoles.

  • Le Collectif Enfants Etrangers invité d'honneur des Rencontres Théâtrales Jeunes à l'Onyx de St Herblain du 29 mai au 1er juin

    Le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires invité d'honneur

    des Rencontres Théâtrales Jeunes du lundi 29 mai au jeudi 1 er juin.

     

    Participez nombreux !!!

     

    Le Comité de Liaison des Associations et Conseils de Parents d'Elèves (Clacpe) est chargé tous les ans depuis sa création, il y a de nombreuses années, de tenir le bar des Rencontres Théâtrales Jeunes, qui se déroulent à Onyx- St Herblain, cette année du lundi 29 mai au jeudi 1 juin.
    Il s'agit pour des groupes d'élèves des établissements scolaires de Nantes et St Herblain de présenter leurs spectacles de théâtre ou de danse pendant la semaine.

    Le Clacpe reverse tous les ans les bénéfices des ventes du bar à une association, et cette année, c'est notre Collectif qui sera l'heureux élu. Nous nous efforcerons donc d'être présents à l' Onyx lors de la première et de la dernière soirée, et nous nous sommes d'ores et déjà engagés à fournir tous les documents, tracts et pétitions qui permettront de nous faire mieux connaître ; un espace sera réservé à l'exposition de panneaux résumant, coupures de presse à l'appui, nos deux ans et demi d'action dans et autour des écoles de Nantes et du département.


    L'accueil se fait à partir de 19 h 30, et les soirées se terminent environ vers 22 h 00. Sauf celle du jeudi, qui s'achève sur le discours de la municipalité de St Herblain à 22 heures. Pour ceux qui veulent "traîner", une boom avec tous les intervenants.

    Merci à Christine Barbarin, secrétaire du Clacpe, de cette généreuse initiative.


  • Article du 24 mai dans le journal 20 minutes

    Les sans-papiers à nouveau soutenus
    20 Minutes - Nantes | édition du 24.05.06


    La mobilisation contre l'expulsion des familles sans-papiers ne s'essouffle pas. Hier, le collectif Enfants étrangers-citoyens solidaires, accompagné de dizaines de parents d'élèves de l'école primaire Léon-Blum ont manifesté leur soutien à quatre enfants dont les parents ont été déboutés de leur droit d'asile. Baptisée « chaises vides », l'opération vise à « interpeller les pouvoirs publics pour que la situation de ces familles soit régularisée et qu'il n'y ait pas de chaise vide dans les classes à la rentrée 2006 ».  T. H.
  • Texte de la motion de soutien votée par la FCPE 44

    Le congrès départemental de la FCPE de Loire-Atlantique, réuni à Vallet le 20 mai 2006, a voté la motion suivante :


    La FCPE 44 exige que les enfants des familles sans papiers bénéficient de conditions d’accueil, d’hébergement et de scolarisation décentes, dès lors qu’ils vivent sur le territoire français .

    La FCPE 44 demande également la régularisation de ces enfants et de leur famille, les conditions de vie ne pouvant être décentes que dans ce cas.

     

    Elle soutiendra toutes initiatives et mobilisations allant dans le sens d’un soutien à ces enfants et à leur famille.

     

     A Vallet le 20 mai 2006

  • Mobilisation réussie à l'école Léon Blum ce soir

    Un petit mot pour celles et ceux qui n'ont pu participer à la mobilisation-réunion de ce soir devant l'école Léon Blum.

    Nous avons compté jusqu'à 100 personnes au plus fort d'une mobilisation qui s'est tenue, en heure de pointe, aux abords de l'un des grands ronds-points du Cours des 50 otages ceint pour l'occasion d'une couronne de chaises vides portant le nom d'enfants menacés.

    Les parents d'élèves et enseignants de l'école Léon Blum avaient bien fait les choses pour alerter sur le sort de 4 enfants de cette école menacés d'expulsion ou/et sans logement.

    A noter une bonne couverture médiatique côté télévisions (M6, Nantes 7 & Télénantes pour l'émission "Oui mais non" enregistrée le 1er juin sur la question qui nous est chère : celle des enfants et jeunes scolarisés menacés d'expulsion) et presse écrite, la présence de plusieurs élus locaux et autres collaborateurs d'élus, membres d'associations (LDH, MRAP, FCPE, Collectif "Unis contre une immigration jetable", FIDL, SOS Racisme ...).

    En attendant le compte-rendu de la réunion qui s'est tenue en plein air sur des bancs sortis pour l'occasion de l'école, retenez le principe adopté d'une réunion hebdomadaire désormais organisée (chaque mardi) dans ou autour de l'une ou l'autre des écoles mobilisées. Nous avons malheureusement l'embarras du choix.

    Mardi prochain, 30 mai, c'est l'école de la Rue Noire qui accueillera une réunion essentiellement consacrée à la réussite et à l'organisation du temps fort de fin d'année scolaire dont la date définitive a finalement été arrêtée au 1er juillet.

    Un grand moment : celui où Awa, élève de l'école André Lermite nous a présenté le dessin qu'elle a réalisé pour soutenir Ali, menacé dans son école.

  • Alerte à l'école Molière

    Bonjour,
     
    je suis parent d'élève à l'école Molière de Nantes et on a réellement besoin d'une mobilisation FORTE pour soutenir la mère de Richard Reznikov. Elle a reçu le 19 mai un arrêté de reconduite à la frontière. Son avocat, maître Boëzec, va déposer un recours demain mercredi qui sera étudié au tribunal administratif soit vendredi, soit lundi ou mardi. Il faudrait vraiment que la salle d'audience soit pleine ... mais ça va vraiment être très difficile car l'école est fermée jusqu'à lundi matin à cause du pont.
    Cette famile est arrivée il y a 5 ans en France. Cette année Richard est en moyenne section à l'école Molière et l'année dernière il était en petite section à Sully.
    Je vous tiendrai au courant dès que je saurai la date et l'heure exacte de l'audience.
    Merci de faire circuler l'info.
    Béatrice Bourgeois

  • Vu et entendu sur France 2 : JL Debré soutient une famille d'Evreux

    Vu sur France 2, édition du 22 mai.
    JL Debré, France 2, Journal télévisé pour ceux qui n'ont pas vu le sujet, voici le lien :
    Grève a l'ecole contre l'expulsion d'une angolaise - Evreux (soutenue par les enseignants, cous perturbés...). Voir la fin, la déclaration de soutien de JL Debré : "C'est un engagement qu'on a pris devant moi (ne ne pas expulser Carmen et sa mere). Si jamais on manquait a la parole ce serait inacceptable de la part de l'Etat et du représentant de l'Etat"

    Elle a fait l'objet le 6 octobre d'un arrêté d'expulsion qui a été annulé le 29 octobre par le tribunal administratif de Rouen puis rétabli le 3 mai par la cour d'appel de Douai. "Depuis cette mère vit cachée car elle risque l'expulsion à tout moment", précise une source du collège.


    "Compte tenu de l'émotion suscitée dans la communauté éducative et de la position des élus de la ville, j'ai accepté qu'il n'y ait pas d'expulsion", a indiqué le préfet de l'Eure après un entretien avec le député-maire UMP d'Evreux, Jean-Louis Debré, par ailleurs président de l'Assemblée nationale.

    Les agents du collège se disent "déçus" par la décision du préfet. "Même si dans l'immédiat, la famille n'est pas expulsée, elle ne peut rien construire pour l'avenir tant en matière de logement que de travail", estime leur porte-parole.
  • Lu dans La Dépêche du Midi, le 23 mai 2006

    Article paru le 23/05/2006

     

    IMMIGRATION. APRÈS L'ÉCOLE, L'EXPULSION? EN FRANCE, 10000 ENFANTS DONT LES PARENTS SONT EN SITUATION IRRÉGULIÈRE, RISQUENT D'ÊTRE RENVOYÉS DANS LEUR PAYS D'ORIGINE À PARTIR DU 1ER JUILLET. FACE À LA MENACE, DES COLLECTIFS SE FORMENT.

    Enfants expulsés: le tollé

    Sarah, Inès, Kheira, Djamila, Rachel, Samuel, sont des enfants comme les autres. Des écoliers comme les autres. Sauf qu'aux yeux de la loi, ce sont des étrangers en situation irrégulière. Et, dans quelques semaines, ils risquent d'être arrachés à la France de force. Pour être expulsés vers leur pays d'origine. Reconduits à la frontière, comme le prévoient les textes, dans toute leur sécheresse administrative.

    Au plan national, on estime à plus de 10 000 le nombre d'enfants « expulsables ». Pourquoi ? Parce que leurs parents venus d'Afrique, d'Asie, d'Europe de l'Est ou d'ailleurs, sont dépourvus de titres de séjour. La stricte application de la loi pourrait amener un départ sans délai. Mais, dans une circulaire du 31 octobre 2005, le ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy, a demandé aux préfets de suspendre jusqu'aux grandes vacances, les expulsions des jeunes majeurs scolarisés et des parents sans papiers d'enfants intégrés dans le milieu scolaire, afin de permettre aux élèves de terminer leur année d'études. D'ici au 1er juillet, donc, si les préfectures respectent cet engagement public, aucune « sortie » précipitée du territoire ne devrait être provoquée avant cette date couperet. Mais, la solidarité s'organise sans attendre dans les milieux scolaires, associatifs, syndicaux et avec l'appui de nombreux élus, pour éviter à ces « enfants en sursis » un brutal retour dans des pays où ils pourraient se trouver en danger…

    « Nous les prenons sous notre protection », clame le Réseau Éducation sans frontières (RESF), en tête de l'appel lancé le 27 avril dernier. Une pétition qui a recueilli plus de 12 000 signatures en ligne. À Toulouse, RESF fait école en lançant le parrainage des écoliers sans papiers. Plus d'une vingtaine de personnalités du monde politique, universitaire, culturel, artistique, ont accepté spontanément de prendre des enfants sous leur aile, pour tenter d'éviter l'expulsion à la date fatidique. Jean-François Mignard, président de la Ligue des Droits de l'Homme de la Haute-Garonne, insiste sur « la nécessaire fonction de veille de détection et d'information » à mettre en œuvre pour traiter les cas en amont, chaque fois que cela est possible. RESF se mobilise aussi pour « accélérer le processus de régularisation des dossiers en attente». Ainsi, précise Jean-François Mignard, « au collège de Saint-Jean, le cas d'une enfant ukrainienne, affectée par de gros problèmes de santé, a pu être réglé favorablement ».

    Pour Jean-François Mignard, la tâche est considérable et le temps presse. Il redoute en effet « l'ouverture prochaine d'un centre de rétention de 140 places à Toulouse ». Cette structure, qui sera inaugurée à la mi-juin, est prévue pour assurer l'accueil des familles…avant l'expulsion. Une raison supplémentaire de faire monter la pression, avant un été à hauts risques .

    Pierre Escorsac


    TÉMOIGNAGE. CETTE ÉCOLIÈRE TOULOUSAINE POURRA RESTER EN FRANCE.

    Un mouvement exemplaire pour Sarah

    «Nous nous sommes rendu compte que les parents de Sarah étaient expulsables presque par hasard, tant cette famille était discrète, raconte Brigitte Massat, la directrice de l'école élémentaire Etienne-Billière à Toulouse. Nous avions organisé une classe transplantée en Espagne. Et le père nous a alors expliqué qu'il était impossible que Sarah passe la frontière, car elle n'avait pas de papiers».

    L'histoire de Sarah est exemplaire. Son père, algérien, a dû fuir son pays sous la menace des islamistes. Et n'avait pas obtenu le statut de réfugié, malgré les menaces de mort qui pesaient sur lui.

    Lorsqu'il fut convoqué à la préfecture, c'est une mobilisation exceptionnelle qui s'est réalisée autour de Sarah. Pour personne, il n'était question d'arracher cette petite fille brillante et joyeuse à son école et à son prochain passage en sixième.

    « Nous nous sommes rapprochés des associations, poursuit Brigitte Massat. Dans l'école, tous les adultes ont fait front. Les dix enseignants, les personnels techniques de la mairie de Toulouse, l'équipe du centre de loisirs, les parents d'élèves, tous ont été unanimes.» Une mobilisation appuyée par le réseau Éducation sans Frontière, la Ligue des Droits de l'Homme et une cause plaidée en haut lieu par les élues socialistes du quartier, Yvette Benayoun-Nakache et Martine Martinel.

    Quelques jours plus tard, le préfet régularisait le dossier : Sarah pourra rester en France avec sa famille. Mais l'équipe enseignante reste très vigilante, et prête à remonter au créneau :

    «Je sais qu'il y a deux autres enfants dans le même cas, rien que dans mon école, assure Brigitte Massat. Et il y a 195 écoles à Toulouse, les collèges, les lycées...»

    Des dizaines de petites Sarah...

    D. D.


    TÉMOIGNAGE.EXPULSABLE DEMAIN.

    Inès, lycéenne de 18 ans : «Ils ne veulent pas de moi»

    « Une carte de séjour, c'est rose et jaune et j'en rêve… grave ». Inès, 18 ans, sans carte de séjour est expulsable dans deux jours. « J'avais 13 ans, lorsque je suis arrivée de Tunisie en France avec maman, mes frères et ma petite sœur. Nous retrouvions mon père. On allait enfin vivre tous ensemble et être heureux. »

    Cinq ans après, le rêve d'Inès s'est brisé. Il ne reste plus aucune trace de l'adolescente douce et timide arrivée à Toulouse en 2000. C'est une jeune femme révoltée qui raconte : « J'étais tellement contente de venir vivre en France. Je me disais que c'était le pays où je voulais vivre, où j'allais vivre et me promener avec mes parents. »

    À l'arrivée sous un soleil de plomb dans le port de Marseille succèdent les images de « cauchemar de l'explosion d'Azf ».

    MAUVAIS JOURS

    Un appartement soufflé, une petite sœur blessée, des parents complètement affolés, une perte d'audition pour Inès… Les nuits d'Inès, 18 ans depuis le mois de mars, sont peuplées de « ce souvenir terrible » et de ce mauvais tour que lui joue la France. « Un beau pays, sauf qu'ils veulent pas de moi ».

    Depuis le début de l'année, les mauvais jours se répètent pour cette élève en classe de comptabilité dans un lycée professionnel de Toulouse. Sans carte de séjour, elle n'a pu trouver les stages correspondant à sa spécialité.

    Toutes les démarches entreprises auprès de l'administration n'ont pas abouti. Désespérée, Inès, qui fait l'objet d'une reconduite à la frontière applicable d'ici à deux jours, a déjà tenté par deux fois d'en finir avec la vie. « Puisque je n'existe pas, autant que je n'existe plus… »

    À la maison, pas un jour sans parler de la carte de séjour après laquelle elle court tout comme son père sans-papiers qui travaille en France depuis 23 ans. « Sarkozy a bien dit que ceux qui travaillaient et avaient un logement seraient régularisés… »

    Martine Cabanne


    GRAND SUD. DE NOUVEAUX CAS DANS LA RÉGION.

    Mobilisation de la maternelle au lycée

    En raison des apports de population et d'une démographie exponentielle, Toulouse, Bordeaux, Montpellier, Perpignan, sont évidemment exposées à la menace d'expulsion qui pèse sur des enfants étrangers scolarisés. Mais, contrairement à ce que l'on pourrait penser ce phénomène n'est pas seulement urbain. Il commence à gagner les départements du Grand Sud.

    A ALBI, TARBES ET CARCASSONNE

    Ainsi, hier soir à Albi, une réunion d'information était organisée par le réseau d'éducation sans frontières et des associations de parents d'élèves, pour sensibiliser l'opinion. « Nous avons sept familles concernées dans le Tarn, avec des mineurs scolarisés », nous a confié une porte-parole du mouvement de soutien. Les Hautes-Pyrénées sont également en première ligne dans ce débat. À Tarbes, un couple russe avec deux enfants de 3 et 11 ans, attend d'être fixé sur son sort. Mais c'est à Lannemezan que se concentrent les problèmes avec une maman venue d'Azerbaïdjan avec son enfant scolarisé en primaire, un couple afghan avec un bébé et un adolescent, un couple albanais avec un enfant en maternelle, un couple arménien avec un enfant. A Foix, on se borne à déclarer que « plusieurs familles sont concernées ».

    En revanche, la question est ouvertement posée à Carcassonne à travers quatre cas : une Marocaine, qui va passer son bac au lycée professionnel Charles Cros, deux Marocains de 20 ans et une jeune algérienne de 10 ans scolarisée à Pech-Marie. En Haute-Garonne, on évalue à une centaine d'enfants et d'adolescents le nombre d'écoliers clandestins.

    À Cugnaux, un collectif s'est créé autour de Kheira, 4 ans dont les parents algériens demandent depuis 5 ans, l'asile territorial. Une réunion de mobilisation est prévue pour le lundi 29 mai à 18 h 30 à la maternelle Eugène-Montel. P.E.


    BILLET

    Un peu nos enfants

    Dominique Delpiroux

    Le Sud regarde vers le Nord avec des yeux fous d'espoir et un ventre affamé. Ils sont prêts à mourir dans les mers des Canaries ou sur les barbelés du Maroc pour échapper à la famine. On comprend. Mais un pays comme la France peut-il ouvrir grand ses portes ? Le débat est déchirant, car chacun sait que cela est impossible. L'immigration mériterait un vrai débat citoyen. Cela éviterait aux extrémistes de s'en emparer. Il faudrait y mettre en balance la responsabilité de notre pays vis à vis des nations pauvres et notre capacité à pouvoir accueillir dignement ceux qui veulent travailler chez nous.

    En attendant, appartenir à l'Humanité nous oblige à avoir un regard bienveillant sur ces enfants qui, grâce à l'école de la République, sont devenus un peu les nôtres.


    LA LOI

    Le texte se durcit

    Pour lutter contre l'immigration clandestine, s'applique la loi de novembre 2003 relative au séjour des étrangers en France. Ce texte prévoit notamment l'expulsion de personnes en situation irrégulière. La dernière en date remonte au 15 mai avec un « vol groupé » Paris-Bucarest, de 22 ressortissants roumains. Celui qui cache un sans papiers encourt 5 ans de prison et 30 000 € d'amende.

    Dans le cadre de la nouvelle loi Sarkozy, dite de « l'immigration choisie », le ministre de l'Intérieur souhaite doubler les expulsions effectives d'étrangers sans papiers en 2006. Ce qui porterait le nombre de reconduits à la frontière à 26 000, sachant que 10 000 enfants scolarisés seraient concernés.
  • Appel des parents et enseignants de l'école Léon Blum à Nantes

    OPERATION " CHAISES VIDES " DEVANT l'ECOLE LEON BLUM DE NANTES


    De nombreux enfants étrangers scolarisés à Nantes risquent d'être expulsés à la fin de l'année scolaire car leurs parents n'ont pas de titre de séjour.

    Pour la plupart de ces enfants, une telle expulsion serait catastrophique car ils sont désormais intégrés et la France est devenue leur pays.

    Pour qu'il n'y ait aucune chaise vide dans les écoles nantaises à la rentrée 2006, parents et enseignants se mobilisent.

    Nous, parents d’enfants scolarisés à l’école Léon Blum, soutenus par les enseignants, lançons un appel à l’occasion de la manifestation

    OPERATION CHAISES VIDES DEVANT L'ECOLE LEON BLUM

    MARDI 23 MAI A PARTIR DE 16h30


    au 5, rue Léon Blum, à proximité du Cours des Cinquante Otages et de la Préfecture.

    Les parents et les enseignants installeront dans la rue des chaises vides, symbole de celles qu'ils refusent de compter à la rentrée prochaine.

    Contact : Catherine Vignaud 06/71/11/84/27 ; Jean Marie Pottier 06/82/02/55/03 ;
    Jean Philippe Rouques 06/78/52/43/43 ; Betty Grognet 06/89/85/35/88

    Pour télécharger le tract réalisé par les parents d'élèves et enseignants de cette école, cliquez ici.