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  • Compte de Noël en Loire Atlantique

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        LOIRE ATLANTIQUE

     

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    Compte de Noël en Loire Atlantique

    En page 14, le Parisien titre le 28 décembre : “Avant la fin de l’année, le turbo est mis sur les expulsions" (reproduction partielle d’un courrier émanant de la Préfecture de Loire Atlantique).

     

     

     

    “Il faut poursuivre les interpellations, y compris pendant les dix derniers

    Jours de l’année”.

    Courrier adressé aux “patrons” de la police, de la gendarmerie,

    Et de la PAF du département, explique le quotidien.

    “Il faut atteindre 210 départs effectifs”, précise le cabinet de la Préfecture.

    Il [le courrier] donne des directives précises, presque statistiques, à ses

    Directeurs : La police doit interpeller quinze personnes, la gendarmerie dix et la police de l’air et des frontières cinq. “Il ne faut pas relâcher l’effort”, conclut la note du cabinet. (citée par le Parisien).

    On est prévenus ! Enfin ce sont “les immigrés” surtout qui sont prévenus.

    Et comme les “services” ne sont pas au mieux de la confiance et de leur forme, le cabinet de la préfecture fournit même la recette de l’esturbo (expulsion-turbo) :

    “Pour dix départs effectifs, il faut trente interpellations à compter d’aujourd’hui, 20 décembre.”

    Source : Clandestins Avant la fin de l'année, le turbo est mis sur les expulsions

    Le Parisien 28 décembre 2007

    On est prévenus !

    Ou comment tranformer des réveillons en révhaillons - un autre mot valise ! de réveillon et rêve de chasse au haillon social, étranger, immigré et compagnie !

    J’ai remarqué que le courrier avait paru en page 14 du Parisien à la rubrique “Faits divers” ! Cela donne le ton.

    Bonnes fêtes !

    L’Arbre ? Un sapin flamboyant, scintillant, au loin, dans le lointain même, de plus de 20 000 bougies. Sans compter celles qui se sont éteintes avant l’heure, regagnant le firmament des étoiles.

    C’est le rayonnement de la France à l’étranger, ces bougies qui scintillent. L’âme et la paix de tous ceux que la politique du chiffre aura privés de notre talent pour le partage des valeurs humanistes.

    Des cadeaux ? On n’en a pas beaucoup vu la couleur.

    Même si, cette année encore, les enfants ont été les plus gâtés, ceux qui ont permis, du seul fait d’exister, à leurs parents d’échapper à un nouvel exil, à un retour forçé. A un éloignement, comme on dit mélancoliquement dans les Préfectures. Eloignement, c’est plus beau.

    Même si nous sommes proches de l’océan, même si une “vague” de mécontentement pourrait se lever contre le scandale des violences infligées par décision politique.

    Sous la houlette de notre Président qui par un excès de zèle confessionnel s’est attaché à renvoyer dans leur pays à temps pour l’Aïd el Kebir, les ressortissants du Maghreb ou pour la Tabaski les expulsés d’Afrique de l’Ouest, et aurait bien aimé favoriser le retour des chrétiens d’Irak pour Noël. Un vrai message.

    C’est la “rupture” laïque !

    Si on peut le prévenir que cette année le Paris – Dakar part de Lisbonne et que ce n’est pas la peine d’expulser les retenus du Mesnil-Amelot pour qu’ils puissent prendre le départ de la course ! Merci de transmettre.

    La fête des Centres de Rétention est fixée au 19 janvier, si cela n’a pas (plus) bougé d’ici là. Parce que ça bouge pas mal au CRA. On dirait même que les “retenus” s’organisent, alertent la presse et posent des revendications.

     

    Rumeur à l’Ouest

    On prétend que Carla aurait eu dans l’idée d’écrire une chanson contre le sort réservé aux sans-papiers et aux demandeurs de regroupement familial à qui l’on demandera de se prêter à des tests “ADN" (proposés à celles et ceux, surtout celles, qui n’ont pas réussi à établir “un pacte de confiance” avec l’Etat Civil de leur pays d’origine). Mais cette chanson existe, c’est : “Quelqu’un m’a dit…. “. Il n’y a qu’à lire les premières mesures :

     

    “On me dit que nos vies ne valent pas grand-chose

    Elles passent en un instant comme fanent les roses,

    On me dit que le temps qui glisse est un salaud,

    Que de nos chagrins il s’en fait des manteaux.

    Pourtant quelqu’un m’a dit que…”.

     

    *

    En pensant à un autre réfugié célèbre, j’ai (un peu) détourné une de ses dernières chansons. Car la révolte gronde parmi la centaine de détenus de la prison administrative pour étrangers du Mesnil-Amelot (CRA) située pratiquement sur les pistes de Roissy. Ils protestent contre les conditions de leur interpellation et de leur détention. Et se disent prêts à entamer une grève de la faim illimitée afin d'obtenir leur libération.

     

    “Ils sont plus de 20 000
    C’est le voeu d’Hortefeux

    La vie les a soudés
    Semble-t-il l'un à l'autre

    Ils sont plus de 20 000
    Je ne vois qu’Hortefeux !

    Et je les sais qui partent

    Il doit lui dire : la haine !

    Elle doit lui dire : la haine !
    Je crois qu’ils luttent encore

    Risque de se compromettre

    Pour ceux qui de la France

    Avaient une autre idée en tête.

    Ils sont plus de 20 000 !

    Je ne vois qu’Hortefeux !

    Et brusquement ils pleurent
    Ils pleurent à gros bouillons

    Ils pleurent sur notre nom
    Tout entourés qu'ils sont
    De Français sans couleur !
    Et de bouffeurs d'espoir

    Qui les poussent du pied !
    Ces êtres déchirés !

    Entre exil et chagrin !

    Abandonnent aux chiens
    L'espoir de les juger

    Mais la Préf ne fait pas de cadeau !
    Et nom de dieu !

    C’est triste Roissy le dimanche

    Du Mesnil Amelot !

    (…)

    *

    Une plainte contre la France ?

     

    La politique menée par la France viole délibérément le droit d’asile, le droit de vivre en famille, le droit à l’éducation.

    Elle condamne à de la prison ferme un père, Mr. Tastan, qui pour échapper à un retour en Turquie, a refusé d’embarquer.

    Le MRAP, la LDH, la CIMADE, le GISTI et d’autres pourraient s’associer pour déposer une plainte contre la France auprès du procureur de la Cour Internationale de La Haye, Mr. Ocampo, pour violation des conventions et traités internationaux dont la France est signataire.

     

     

    D’ici là, on peut encore envoyer ses voeux pour la nouvelle année 2008 !

    Au ministre Hortevoeux, aux Préfets, à l’Homme de la Carla, aussi.

    *

    Campagne

    Le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires avec RESF

    Un chiffre, une vie.
    C'est au prix de combien de jours d'angoisse, de vies précarisées, 
    brisées souvent, au prix de combien de jours d'enfermement dans les 
    CRA, au prix de combien de passages devant les tribunaux 
    administratifs, que le ministre compte faire "son" chiffre ?
    Par la campagne d'envoi massif de lettres qui lui sont adressées du 
    22 au 31 décembre, RESF veut donner un visage à chaque élément du 
    quota, retracer une vie pour chaque OQTF délivrée et évoquer une 
    famille pour chaque arrestation d'un père ou d'une mère au travail, 
    dans la rue, dans les transports ou au guichet des préfectures.
    Les lettres cheminent, arrivent.
    La campagne est lancée !

     

    *

     

    Tendance

     

    La tendance des cadeaux cette année (probablement offerts aux enfants des personnels des services du Premier ministre). Egalement disponibles sur le site d’enchères en ligne, “prime minister”. Et sur le site fcra.com (paiement sécurisé) :

    Pour les bout’choux :

    -          biberon en fibre de verre

    -          couches blindées, avec petits élastiques en fibre de kevlar

    -          flash-ball en K.O. tchouc (dès 18 mois)

    Pour les plus grands :

    -          paire de menottes en mousse expulsée

    -          écoutes téléphoniques mains libres

    Jeux de société (dès 5 ans) :

              barbelé-go : jeu de patience

    Consoles de jeux vidéo : la “X” Box 360 Panoptique de (Megahard)

    - Opération Frontex : récupération en mer par radar

    - pour les filles : opération sauvetage en mer

    Play Delation III de (Sorry)

    La “HorriX” console mobile : chasse au faciès du “haillon social” étranger de préférence

    Le Honnipoly : dans cette nouvelle version, les CRA ont pris la place des gares (pour cause de fermeture) :  Au nord (Mesnil Amelot),…

    Mode : Tendance Réveillons, cette année, le gilet bleu nuit avec bande d’arrêt d’urgence en jaune (vu à Louxor) : adapté au sans-papier tenté par une échappée belle à l’embarquement à Calais – visible par les automobilistes, ce qui évitera de nouvelles tragédies

    La liste n’est pas exhaustive.

    *

    Peut-on prévenir l’Homme de la Carla

    Que la vague de mécontentement s’amplifie

    Que le mouvement n’est pas près de finir

    Que l’on vote en 2008,

    Qu’en 2008 on fêtera le 60ème anniversaire de la

    Déclaration universelle des droits de l’Homme,

    Que l’on a bien compris que l’empressement à mettre au point le calendrier européen revenait à faire porter le chapeau de la politique de “retour” des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier à la Slovénie, vite vite vite, avant La Présidence Française du Conseil de l’Union européenne au 1er juillet prochain, Slovénie qui vient d’entrer dans l’espace Schengen et préside pour la première fois le Conseil de l’UE à partir du 1er janvier 2008.

    *

    En 1917, il y a 90 ans, sortait “L’Emigrant” de Charlie Chaplin, avec Charlot ! Vision ironique sur la peur des Américains voyant débarquer à Ellis Island “tous” les réfugiés venus d’Europe.

    *

    "La défense des droits de l'homme, ce ne sont pas des pétitions de principe entre soi, ce sont des résultats". (NS)

    Les résultats sont là, le Réseau a fait du bon boulot ! Effectivement on gagne plus en travaillant plus ! Même si certains font déjà exploser, malgré eux, les 35 heures ! D’ailleurs on poursuit certains d’entre eux, pour excès de solidarité !

     

     

    IdL

    Bonnes Fêtes 

     

     

     


     

  • Toute honte bue ?

    Trêve de réunion hebdomadaire du Collectif Enfants Etrangers, ce prochain mercredi  !


    *

     

    Ont-ils frappé trop haut, ont-ils frappé trop fort ?

    La campagne contre le projet de la directive européenne sur la détention et l’éloignement des étrangers qui vise à “harmoniser” les pratiques au sein de l’Union européenne et la pétition lancée par la Cimade le 7 novembre dernier, sous le titre : “Non à la directive de la honte”, pourtant largement diffusée, n’a encore recueilli qu’un faible écho.

    Etait-ce sur le fond ou était-ce sur la forme ? 

    Bien sûr, on pourra s’étonner d'un appel aujourd’hui contre une directive de la honte, demain contre un réglement de cauchemard, un décret de chagrin, et pourquoi pas une circulaire de la déréliction ? Le choc des mots…

     

    Mais si demain, il apparaissait qu’une majorité de parlementaires en Europe vote ce projet de texte devrons nous nous résoudre à vivre sous l’emprise de cette directive de la honte bue ?

    Le rapport des forces, disent les personnes les plus susceptibles de combattre ce texte, est défavorable. Ce qui les contraint à envisager de batailler contre les aspects les plus choquants, en espérant amender ce projet (durée de rétention pouvant atteindre 18 mois  et interdiction du territoire européen pour 5 ans !)

    D’autres, comme la Cimade, en éclaireur, appellent clairement au rejet ou à l’abandon du texte.  “Il est tout à fait possible”, écrivait Laurent Giovannoni, secrétaire général de la Cimade, le 6 décembre, “d’obtenir le rejet ou l’abandon de ce projet de directive, cela ne dépend que de nous et de notre capacité à nous mobiliser”.   

     

    Ce qui signifie que seule une pression de très grande ampleur et une mobilisation exceptionnelle pourra donner aux parlementaires que nous connaissons les moyens de peser :

    En France et en Europe, des centaines d’associations soutiennent la PETITION !

     

    19 654 signatures à ce jour…

    ALORS, REVEILLONNEZ-VOUS ! INTERPELLEZ LES DEPUTES EUROPEENS !

    Ici : l’appel aux parlementaires européens

    http://www.directivedelahonte.org/

     

    *

     

    « 10 réponses à 10 idées fausses sur la directive "retour" » – Cimade – 4 décembre 2007

     

    10 réponses à 10 idées fausses sur le projet de directive européenne

    dite « retour » Le projet de directive européenne sur la rétention et l’expulsion des personnes étrangères est souvent présenté comme porteur d’avancées dans quelques domaines. Certains pensent qu’il vaut mieux adopter ce texte plutôt que le rejeter et perdre ainsi le bénéfice de ces avancées.

     

    Telle n’est pas la position de la Cimade car, derrière les apparences, le projet de directive ne prévoit en fait que très peu d’améliorations réelles. Et celles-ci ne sauraient compenser la dérive répressive dont le texte est porteur.

     

    1- « La directive interdit les expulsions collectives »

    Oui, sauf que les expulsions collectives sont déjà interdites par l’article 4 du protocole 4 de la Convention européenne des droits de l’Homme et que cela n’a pas empêché les expulsions collectives d’Italie vers la Libye en 2004, la mise en place des charters communautaires depuis la décision du Conseil du 29 avril 2004 ainsi que le renvoi de centaines de ressortissants roumains et bulgares de France en 2005 et 2006 par charter. Cela ne change donc rien d’introduire cette interdiction dans une directive européenne. Les Etats membres y sont déjà soumis. Pour les empêcher, il faudrait préciser la définition de l’expulsion collective telle que ceci a été commencé par la Cour européenne des droits de l’homme (Arrêt Conka). Sur ce point, la proposition de la commission des Libertés ne change rien.

     

    2- « La directive rappelle le principe du non-refoulement »

    Dans la même logique, le rappel du principe de non refoulement est inutile : les Etats membres sont liés par la Convention des Nations unies relative aux réfugiés de 1951 qui prévoit le non refoulement. Si les Etats ne respectent pas ce principe, son rappel dans une directive ne changera rien.

     

    3- « La directive prévoit que l’intérêt supérieur de l’enfant doit être pris en compte à tous les stades de la procédure »

    C’est encore la même chose pour l’intérêt supérieur de l’enfant : ce principe prévu par la Convention internationale sur les droits de l’enfant est un principe qui s’impose aux Etats en dehors de tout texte européen. Il n’y a pas besoin que la directive rappelle qu’il doit être applicable à tous les stades de la procédure : cela ne revient qu’à affaiblir ce principe fondamental du droit international. Cela ne peut être considéré comme une victoire.

     

    4- « Contrairement au projet initial, la directive soumise au vote interdit l’expulsion vers des pays autres que le pays d’origine de la personne, ou un pays par lequel il est passé sous réserve qu’il ait des liens solidement établis dans ce pays »

    Le renvoi dans les Etats tiers est toujours conditionné à l’acceptation par ces Etats des personnes renvoyées. Ainsi, même si la disposition initiale prévue par la Commission était restée, elle aurait été conditionnée par les accords de réadmission passés par les Etats de l’Union européenne et les Etats de renvoi. Ce n’est donc pas une victoire d’affirmer que ce renvoi ne peut plus maintenant être fait qu’à destination des Etats dans lesquels le ressortissant de pays tiers « a des liens solidement établis » puisque d’une part on ne sait pas ce que signifie « liens solidement établis », et d’autre part, selon les accords de réadmission, les Etats pourront renvoyer des personnes dans les pays de transit.

     

    5- « La directive donne la priorité au retour volontaire avec un délai de quatre semaines »

    Il ne faut pas confondre la période laissée aux ressortissants de pays tiers pour organiser leur retour pendant un délai de quatre semaines avec la notion de retour volontaire qui repose sur des critères de liberté de choix. Ainsi l’argument selon lequel le retour volontaire est une priorité est faux : la directive ne parle que de retour forcé et il n’existe aucun texte sur le retour volontaire. Enfin, il ne s'agit pas de retour volontaire mais de retour obligé.

     

    6- « L’interdiction de réadmission prévue par la directive n’est pas systématique et est révisable »

    L’interdiction de réadmission existe même si elle n’est pas obligatoire. Il est évident que les Etats vont l’utiliser. Ils estiment même que c’est la valeur ajoutée de la directive… Or cette « interdiction de réadmission », qui est en réalité une interdiction du territoire européen, est une double peine qui s’applique à des ressortissants de pays tiers qui n’ont même pas été condamnés.

     

    7- « Une définition précise du risque de fuite est introduite pour éviter tout abus de cette notion permettant le placement en rétention »

    Rien n’est dit sur le fait que la directive prévoit que la rétention peut être opposable à toute personne qui « fait ou fera » l’objet d’une mesure d’éloignement.

     

    8- « La directive prévoit des voies de recours contre le placement en rétention, un juge doit être saisi dans les 48 heures qui suivent le placement en rétention, puis une fois par mois »

    Les voies de recours prévues sont loin d’être suffisantes : le recours contre la rétention n’intervient qu’une fois par mois. La définition de la rétention est telle que quoi qu’il en soit, le juge pourra prolonger systématiquement la rétention (sur la base, par exemple de la non délivrance d’un laissez-passer consulaire, ce qui est extrêmement fréquent).

     

    9- « Les ONG auront accès librement aux centres de rétention »

    Le texte (commission Libertés du 12 septembre) ne prévoit pas que les ONG aient accès « librement » aux centres de rétention, il énonce que les Etats « prévoient de donner accès », ce qui est fort différent : l’accès est donc conditionné au bon vouloir des Etats.

     

    10- « Dans certains Etats membres, la rétention peut être illimitée. La restriction à un maximum de 18 mois est donc un progrès dans ces pays »

    Même dans les pays où une rétention illimitée est théoriquement possible, la pratique limite la durée effective de la rétention à environ 18 mois. La directive n’améliorera donc pas la situation des personnes dans ces pays. En outre, un alignement sur la limite la plus basse ne saurait être considérée comme une avancée, d’autant que les Etats qui ont des législations plus protectrices des personnes tireront argument de la directive pour s’aligner sur la durée prévue par cette dernière.

     

    Au final, les seuls points que nous relevons comme positifs sont :

    a. La protection absolue contre le renvoi des mineurs isolés ;

    b. La protection des personnes malades.

    Malheureusement, ces deux points ne permettent pas de pencher en faveur de l’adoption du texte. De plus, comment accepter que les 18 mois de rétention, plus l'interdiction de réadmission, plus la rétention des mineurs puisse être considérés comme un « respect de la

    dignité humaine » ?

     

    « 10 réponses à 10 idées fausses sur la directive "retour" » – Cimade – 4 décembre 2007

     

  • Ecrire à Hortevoeux - Campagne Resf

    ECRIRE UNE LETTRE AU MINISTRE de l’IMMIGRATION

     

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    Campagne RESF

     

    RESF invite à marquer la période des fêtes et le début de l’année 2008 par une campagne massive de lettres envoyées au Ministre de l’Immigration.

     

    L’objectif est de rendre visible, palpable, soupesable, remplacer les chiffres par la vie !  la masse des cas et l’humanité de chaque situation.

    RESF invite tous les abonnés de la liste info, (et les charge de proposer la même action à leurs réseaux) à écrire une  lettre : courte monographie / plaidoyer en faveur d’un jeune ou d’une famille sans papiers. Des faits, et aussi de la chair, de l’émotion de la conviction.

    A la fin de cette campagne, il sera fait une lecture publique de certaines de ces lettres par des artistes.

     

    Qui écrit ? Vous, en vous présentant comme parents, profs, voisins, amis, collègues, copains, collectif et comme membre du RESF (c’est une campagne du réseau, cela doit apparaître). Assurez vous d’avoir l’accord du jeune ou de la famille en question nommée explicitement chaque fois que c’est possible. (Si non : une initiale). Mais la lettre doit être précise, aussi efficace, percutante, pertinente que possible. (Pas de mélo, la réalité suffit).

     

     

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    A qui l’adresser ?  

     

    Ministère de l’Immigration,

    101, rue de Grenelle    

    75323  Paris Cedex 07 

    Ceux qui le souhaitent peuvent l’adresser également au préfet de leur choix

     

    Joindre une copie à RESF (s/c EDMP. 8 impasse Crozatier 75012 Paris). Avec mention NOEL sur l’enveloppe.

    Informations sur le site http://www.educationsansfrontières.org : article 10492

     

     

     

    Du 22 au 31 décembre 2007

     

     

  • Chaîne humaine pour soutenir Kristina A.

    Soutien à Kristina A.

    Kristina, élève de terminale S au lycée Beaumont de Redon, est menacée de reconduite à la frontière avec sa sœur et ses parents. En Arménie.

     

                                Pour dire NON à la reconduite à la frontière

    Pour dire OUI à la régularisation, ici en France

     

        Une Chaîne Humaine partira du lycée Beaumont

    vers la sous Préfecture, le JEUDI 20 décembre 2007.

     

    Rendez-vous à 11h15 à l’entrée du lycée, rue de Codillo (près du Jardin des Plantes).

     

    Lycéens, professeurs, parents d’élèves, citoyens, chacun est invité à se joindre à la chaîne entre 11h15 et 12h30.

    Cet appel à la participation solidaire est lancé par l’équipe éducative du lycée et par les élèves avec le soutien de l’association « Avessac Sans Frontières »

  • Pas une Journée internationale sans Migrants

    18 décembre : Journée Internationale des migrants

     

    La Loire-Atlantique, par exemple, doit assurer 246 reconduites à la frontière. Fin août, une centaine seulement étaient comptabilisées. (…).

    “Depuis, partout en France, « la machine à expulser s'est perfectionnée », observe Mickaël Garreau, de la Cimade, l'association nationale qui s'occupe des étrangers menacés d'expulsion”.

     

    A la “Une” de Ouest-France, ce mardi 18 décembre 2007, lire l’article de Marylise COURAUD :

     

     

     

    Expulsions : les sans-papiers craignent la fin d'année

    NANTES. - Dans leur appartement, sur un chantier, à quelques mètres de l'école, sur les marches de la préfecture, dans l'enceinte même d'un tribunal... Les sans-papiers sont interpellés dans des conditions de plus en plus contestées. « Il n'y a plus de sanctuaire, constate l'avocat nantais MLoïc Bourgeois. En dix ans, je n'ai jamais vu cela. »Pour 2007, Nicolas Sarkozy a imposé le chiffre de 25 000 expulsions (contre 15 000 en 2004). Le quota sera-t-il atteint au 31 décembre ? La Loire-Atlantique, par exemple, doit assurer 246 reconduites à la frontière. Fin août, une centaine seulement étaient comptabilisées. À la mi-septembre, le préfet, Bernard Hagelsteen - comme dix-huit autres confrères « en retard » -, s'est fait remonter les bretelles à Paris (1). Depuis, partout en France, « la machine à expulser s'est perfectionnée », observe Mickaël Garreau, de la Cimade, l'association nationale qui s'occupe des étrangers menacés d'expulsion.« On contrôle davantage les Noirs »Le travail illégal est en ligne de mire. Les contrôles sur les chantiers du bâtiment se multiplient. ANPE et agences d'intérim sont priées de contrôler la situation des travailleurs étrangers et, surtout, de fournir ces informations à la préfecture. Les mariages mixtes sont examinés d'un peu plus près par les agents d'état civil.En Loire-Atlantique, les gendarmes ont créé, en septembre, une cellule spécifique de trois hommes qui se consacrent aux sans-papiers. Désormais, les militants d'extrême gauche ne sont plus les seuls à parler de « rafles ». Des avocats aussi lâchent le mot et agissent avec un luxe de précautions : « On biffe des adresses et des infos dans les courriers. »D'autres avocats dénoncent les réquisitions prises par le procureur pour des contrôles d'identité. « C'est une mesure exceptionnelle qui devient permanente », protestent-ils. Parmi les expulsés, les Roumains, pourtant citoyens européens, figurent en bonne place. La préfecture fait pleuvoir des OQTF (obligations de quitter le territoire).Conditions de logement indignes, défaut de ressources au-delà de trois mois de présence, mendicité... les arguments ne manquent pas. Des arguments actuellement contestés devant le tribunal administratif. Pour le commissaire du gouvernement qui a donné son avis, récemment, sur plusieurs dossiers, les expulsions en masse ne sont pas conformes à la loi qui impose une étude individuelle des situations. Le tribunal tranchera.Des policiers, aussi, s'insurgent. Un agent confie : « On n'a pas de quotas à réaliser. Mais on nous fait comprendre qu'il faut y aller. Alors c'est sûr, lors de contrôles routiers par exemple, on arrête davantage les hommes noirs ».Marylise COURAUD.(1) Cinq préfets de l'Ouest (Finistère, Ille-et-Vilaine, Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Manche) ont été convoqués à Paris, à la mi-septembre. Ils ont été priés de s'activer pour réaliser leurs quotas.

     

    OuestFranceMigrants.doc


    *


    Défendre les droits des migrants – avec la Cimade

     

    Victimes des restrictions apportées ces dernières années au droit de vivre en famille, déboutés du droit d'asile qui ne veulent ou ne peuvent repartir dans leur pays, personnes vivant depuis de nombreuses années en France en butte aux tracasseries administratives ou à la double peine, étudiants, malades ayant besoin de soins, nombreuses sont les personnes qui viennent solliciter une aide pour obtenir ou conserver le droit de vivre en France.

     

    La Cimade accueille et accompagne chacune de ces personnes, avec la conviction que l'aide individuelle, la défense d'un seul cas est toujours une manière et un moyen de défendre le droit de tous. Notre volonté n'est pas de proférer de belles paroles consolatrices aux personnes en difficulté, mais de les aider efficacement et concrètement. Ceci nécessite une étude au cas par cas, la constitution de dossiers, des consultations juridiques, l'identification précise des besoins de chacun et la mise en oeuvre de moyens adaptés pour y répondre : étude de la possibilité pour ces personnes d'entrer dans les critères de régularisation, constitution de dossiers, accompagnement dans les administrations, procédures contentieuses devant les tribunaux, etc.

     

    S'appuyant sur son implantation nationale et l'expérience de son réseau d'accueil, la Cimade sait ce que vivent les migrants au quotidien. Par des rapports d'observation, des campagnes d’information et de sensibilisation, elle témoigne des pratiques administratives relatives au droit de séjour, ainsi que des conséquences désastreuses des restrictions croissantes des droits des étrangers. Elle exerce ainsi une action de vigilance quand au respect des droits humains les plus fondamentaux.

    *

     


    Convention internationale que la France n’a toujours pas ratifiée !
     


    Le 18 décembre est célébrée la Journée Internationale des Migrants. C’est l’occasion, dans le monde entier, de réaffirmer et de promouvoir les droits des migrants. La date a été choisie il y a quatre ans par l’ONU pour attirer l’attention sur une convention adoptée par l’assemblée générale des Nations unies le 18 décembre 1990 mais restée inapplicable faute de ratifications suffisantes.

    Cette Convention pour la protection des droits de tous les travailleurs migrants et de leur famille concerne tous les migrants qui « vont exercer, exercent et ont exercé » un travail pendant « tout le processus de migration ». Pour tous, avec ou sans papiers, des droits fondamentaux sont réaffirmés en « considérant la situation de vulnérabilité dans laquelle se trouvent fréquemment les travailleurs migrants et les membres de leurs familles ».



    Les migrants dans le monde

    L’Europe accueille 15 Millions d’immigrés sur les 175 Millions de par le monde.
    La Convention n’est entrée en vigueur que le 1er juillet 2003. A ce jour, 27 Etats l’ont ratifiée : seulement des pays d’émigration, aucun des pays les plus industrialisés. Depuis quatorze ans, la France, ses partenaires européens et la plupart des pays d’immigration de la planète éludent la ratification. Pourtant la défense des droits de l’homme a une portée universelle et ne peut donc pas exclure les migrants.



    Pas de nouveaux droits

    Depuis 1990, la précarisation des droits des migrants est en aggravation constante. L’Union européenne offre la libre circulation aux citoyens des Etats membres tout en durcissant, pour les autres, les règles de l’asile et du séjour ; le principe de non-discrimination inscrit dans le traité d’Amsterdam a pourtant exclu la discrimination fondée sur la nationalité.

    Face à la dégradation des droits des migrants, les Nations unies ainsi que de nombreuses institutions européennes ou organisations de la société civile rappellent l’importance de la convention des Nations unies. Le gouvernement français qui prône un rôle accru des Nations unies dans les affaires internationales ne doit pas rester sourd à ces appels.




    Le nombre de migrants ne cessant de croitre de par le monde, l’Assemblée générale, a proclamé le 18 décembre Journée internationale des migrants (résolution 55/93). L’Assemblée a adopté la Convention internationale sur la protection des droits de tous les travailleurs migrants et des membres de leur famille (résolution 45/158) le 18 Décembre 1990.

    L’Assemblée générale invite les États Membres, ainsi que les organisations intergouvernementales et les organisations non gouvernementales, à marquer la Journée internationale des migrants, notamment en diffusant des informations sur les droits de l’homme et les libertés fondamentales des migrants, en procédant à des échanges de données d’expérience et en prévoyant des mesures propres à assurer la protection des migrants.

     

    Nations Unies

    Partir travailler loin de chez soi : migration et discrimination

    Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l'homme

    Rapporteuse spéciale sur les droits de l'homme des migrants

    Comité sur les travailleurs migrants

    Protocole contre le trafic illicite de migrants par terre, air et mer, additionnel à la Convention des Nations Unies contre la criminalité
    transnationale organisée (A/RES/55/25) (p.42)

    Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés

    Banque Mondiale

    Fonds des Nations Unies pour la population

     

  • Vous êtes plutôt baklava ou plutôt loukoum ?

    J’ai beau avoir une tendresse particulière pour le baklava (souvenir d’une autre mobilisation, en avril 2006 autour d’une famille kurde de Turquie), l’irruption éclatante de Zozan, ce soir, accompagnée de Selahattin Célik, à la réunion du Collectif Enfants étrangers a eu raison de moi : je me suis laissée conquérir par le  loukoum (du turc lokum, lui même de l’arabe rahat-ul holkum, « repos de la gorge»). Ou turkish delight, (mais en anglais).

     

    Si j’en crois l’article de Wikiklava, l’étymologie de loukoum, du turc lokum n'est pas claire pour les linguistes (ce qui tombe plutôt bien parce que c’est pareil pour moi, c’est “kif” pour moi) ; il semble que ce soit une corruption du turc lokma (« morceau »). C’est un  peu comme ça, en morceau, le souvenir que m’avait laissé cet homme lors de notre dernière rencontre, sortant menotté du tribunal administratif. Je tente un coup de backgammon – trictrac en français dans le texte (à inscrire d’urgence dans l’abécédaire en cours de constitution des mots indispensables à l’usage de l’étranger franchissant à l’insu de son plein gré les frontières européennes et débarquant par stratégie ou par hasard sur le sol de notre territoire) : est-ce que la Loire Atlantique voudrait songer à se distinguer en décrétant que sur son territoire un père de famille comparaissant devant le tribunal, laissant derrière lui sa femme et ses enfants, ne sera plus jamais extrait, sous le regard de sa fille aînée, venue témoigner de l’atteinte disproportionnée à ses droits d’enfant que représenterait l’éloignement de son père, les menottes aux mains (je reconnais que c’était déjà un petit pas pour l’homme et un grand pas pour l’humanité que toute sa famille, femme et enfants, ne se soit pas retrouvée au centre de rétention administratif avec lui). Les plus radicaux n’auront sûrement pas attendu la fin pour relever que le CRA de Nantes n’est pas aux normes (!) pour retenir une famille entière, soit ! Que ce ne serait peut-être pas par simple humanité mais par souci des deniers publics et par esprit pratique (dans la situation présente “esprit pratique” est le plus déplaisant des oxymores), tric trac ! Or donc, Rahat signifiant en turc paix ou contentement, “une traduction correcte” serait un morceau de contentement.

     

    Un peu de douceur dans un monde de brutes

     

    C’est exactement ce plaisir, comme une “preuve de vie”, que nous avons goûté ce soir, offert par Selahattin : un morceau de contentement, doux et sucré.

     

    Pour ceux qui ne sont pas trop blasés (le loukoum est fait d’amidon et de sucre, mais l’ingrédient essentiel est l’eau de rose) et qui voudront bien continuer de s’insurger contre tout ce qui écoeure. Pendant qu’ensemble (se) gobergent le hérault des droits de l’homme du rivage de Syrte (sa ville natale), l’auteur du fameux : “Il n’y a pas de prisonnier politique en Libye” et l’homme providentiel qui confie au Nouvel observateur ébahi : "Pouvez-vous me citer un mot, un fait qui prouvent que j'aurais renoncé à défendre les droits de l'homme ?”, la noria des escortes vers les centres de rétention s’emballe, pour tenir l’objectif des 25 000 !

    Le 10 décembre marquait la Journée mondiale des Droits de l’Homme et le début des festivités de la commémoration du 60ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme – 1948 ? 

    2ème Jour :

     

    “Ils devaient se marier samedi 15 décembre 2007 à la mairie de Vesoul en Haute Saône (70), lui s'appelle Saro, il est d’Arménie, elle, Esma, elle est de Géorgie. Tous deux sont de la communauté yezide, communauté persécutée depuis 1991, l’information est connue de tous. La police est venue hier matin le 11 décembre 2007 à leur domicile tôt le matin leur disant qu'ils devaient venir avec eux pour se marier à la mairie et vérifier si tous les documents pour cemariage étaient complets. Jamais ils ne sont arrivés à la mairie de Vesoul (70) mais directement au commissariat, placés ensuite en garde a vue. Ce matin nous apprenions que ce jeune couple était en route pour le centre de rétention. Esma, au centre de rétention de Metz (57) et Saro au centre de rétention de Lille (59)".

     

    Leur éloignement réciproque, elle en rétention à Metz, lui au centre de rétention de Lille, c’est sans doute pour éviter une union libre !

     

     

    Pour les fêtes, pensez : http://www.educationsansfrontieres.org

     

     

    IdL
  • La Résistance dans les faubourgs de Santiago


     

     

    A L’Affiche à Nantes :

     

    Un film de Carmen Castillo, 2007, CHILI


    Rue Santa fe 

     

    (2H43 min)

     

    Rue Santa Fe est un film sur l’engagement politique, au plus près de la vérité d’une femme chilienne, Carmen Castillo, qui survit à son compagnon, Miguel Enriquez, chef de la Résistance contre la dictature de Pinochet, mort au combat, rue Santa Fe, dans les faubourgs de Santiago du Chili, le 5 octobre 1974.

    Un récit tendu par une interrogation :
    tous ces actes de résistance valaient-ils la peine ?
    Miguel et les autres sont-ils morts pour rien ?
     
    Au fil des rencontres avec les habitants de la rue Santa Fe, la famille, les amis, leurs vies, leurs visages, Carmen Castillo parcourt un chemin, qui va de la clandestinité à l’exil, des jours lumineux d’Allende aux longues années sombres de la dictature, avec tous ceux qui ont combattu et ceux qui résistent encore aujourd’hui.

    Se tissent l´histoire d’une génération de révolutionnaires et celle d’un pays divisé. La quête du sens de ces vies engagées nous conduira dans les sous-sols d’un pays amnésique où les morts ne sont pourtant pas morts et où les jeunes inventent, une nouvelle fois, un rêve.

     

     

    Nantes
    Cinéma Kartoza-3, rue corneille 44000 Nantes-08 92 68 06 66 (0,34/min)
    Du 5 décembre au 25 décembre 2007

     

    Ce film est soutenu par la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) 

     

     

     

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  • Vous avez dit réseau ?

     

     

     

    Débarquement immédiat

    Monsieur Tastan a été présenté au tribunal à Lyon suite à son refus d'embarquer.

    Refus légitime au regard des risques encourus par M.Tastan s'il était expulsé vers la Turquie. L’audience est reportée, comme il est souvent d'usage lors des procès en comparution immédiate, et le juge a décidé de ne pas laisser Monsieur Tastan attendre et comparaître libre à son procès. Il a été placé sous mandat de dépôt, c'est-à-dire incarcéré, jusqu'au 21 décembre, date du procès. 

     

    Le RESF13 appelle à multiplier les messages et manifestations de soutien visant à obtenir la libération de Monsieur Tastan.

     

    Comme pour faire écho à nos craintes, des journaux en ligne turcs se réjouissaient hier de l'expulsion annoncée de Ferzende Tastan, présenté comme “un des principaux leaders européens du PKK” qu’il n’est évidemment pas. Ce qui permet d’imaginer ce qui attendrait ce père de cinq enfants réfugié sur notre sol pour fuir les persécutions faites aux kurdes, s’il venait à être expulsé.

     

    FERZENDE TASTAN EST DEVENU UN SYMBOLE, COMME L’A ETE LA FAMILLE RABA, DE L’ACHARNEMENT, DU JUSQU’AU BOUTISME, DE CETTE POLITIQUE DU PIRE

     

    POUR SOUTENIR TOUTE CETTE FAMILLE D’ICI LE 21 DECEMBRE

    http://www.educationsansfrontieres.org/?article10091

     

     Vous avez dit réseau ?

     

    *

    Pas un jour sans expulsion ?

     

    Ce n'est pourtant pas le jour ! Enfin c'est quand même un jour...

     

    Le jour où la France s’apprête à déplier le paillasson rouge et des rafales de contrats de carlingue et de carbures d’or noir pour accueillir Mr. Khadafi, spécialiste des explosions en vol et oppresseur notoire, la France accroche une passerelle à l’avion qui expulsera dans la journée si nous laissons faire, Mr. Ferzende Tastan, père kurde de cinq enfants, menacé en Turquie, peut-être dans un tir groupé, le vol étant prévu pour quelques kurdes arrachés spontanément à notre patrie des droits de l’homme.

     

    Après le fils, Sedat Tastan, c’est au père de faire l’expérience des « valeurs » qu’on célèbre en France aujourd’hui. C’est notre façon à nous, dans cette France décomplexée et sans tabou, de célébrer la Journée internationale des Droits de l’Homme et d’inaugurer l’année 2008 du 60ème anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme !

     

     

     

     

    IdL
  • Médecins du Monde contre l'amalgame

     

     

    PETITION MEDECINS DU MONDE

     

    Médecine et immigration : non aux liaisons dangereuses

     

    Les sciences et la médecine ne doivent pas devenir des outils au service des politiques migratoires.

     

    ONG médicale présente en France et à l’étranger, nous voyons s’installer par touches successives une logique inquiétante : celle qui consiste à instrumentaliser les sciences médicales et les médecins comme supplétifs de la maîtrise de l’immigration.

    Ainsi,

    - La circulaire de février 2006 permettant l’arrestation des étrangers dans les structures de santé,

    - Les pressions exercées sur les médecins inspecteurs de santé publique pour influencer les décisions d’expulsions des étrangers gravement malades,

    - Les évacuations musclées pour des raisons sanitaires des campements de fortune occupés par les Rroms,

    - Le calcul de l’âge osseux sur des adolescents pouvant conduire à leur exclusion de la protection de l’enfance et à leur expulsion si ces examens établissent que ce sont des « adultes biologiques »,

    - L’amendement « Mariani » sur la pratique des tests ADN dans le cadre du regroupement familial, instaurant une discrimination inacceptable dans la preuve de filiation.

     

    Autant d’utilisations de la médecine à des fins autres que le soin.

     

    Le lien entre pauvreté et migration est une évidence : 100% des étrangers vus en consultations par Médecins du Monde vivent en dessous du seuil de pauvreté. On ne peut survaloriser la place des étrangers en matière de sécurité et la minorer quand on parle de pauvreté.

    Les acteurs de la santé doivent pouvoir refuser toute action qu’en conscience ils estiment relever de la maltraitance ou de la discrimination.

     

     

    Avec Médecins du Monde, je réclame:

     

    1. La saisine par les parlementaires du Conseil Constitutionnel afin d’obtenir le retrait de l’amendement Mariani permettant le recours aux tests ADN

     

    2.  L’arrêt de toute pression administrative et/ou politique sur les médecins inspecteurs de santé publique concernant le droit au séjour des étrangers gravement malades,

     

    3.  Un droit de désobéissance déontologique de la part de tous les professionnels de santé qui pourraient être amenés à prescrire ou à réaliser des actes utilisant les sciences médicales non pas dans l'intérêt médical de la personne mais dans le cadre des lois de l'immigration. 

     

     

     

    Pour signer la pétition :

    Sur internet : http://www.medecinsdumonde.org/fr/mobilisation/petition

     

     

    Ou envoyer ce document :

    par email : webmaster@medecindumonde.net

    par fax : 01 44 92 99 92

     

     

    petition_mdm.rtf

  • Libération de Mr. Selahattin Célik


    Selahattin a été libéré !
     
    Une belle victoire pour tous ceux qui se sont mobilisés, et nous étions nombreux (plus de 800 signatures, plus 200 devant la préfecture...), pour que Selahattin, Muazezz, Nudem et Diddem puissent continuer à vivre parmi nous.
    La régularisation est en vue sur le critère du travail, mais les étapes administratives ne sont pas encore franchies, espérons qu'elles le soient vite.
    La famille va se trouver sans logement dès la fin janvier : si quelqu'un a une piste de location d'un T3 (quartiers ouest, Bellevue, Zola...), n'hésitez pas à nous le faire savoir !
    Espérons que cette première (l'utilisation de l'article 313-14 du CESEDA) ouvre la porte à d'autres régularisations.
    Un grand merci de la part de la famille Celik à tous ceux qui l'ont soutenue.
    Continuons à lutter pour la régularisation des sans papiers !!!
     
    Pour toute information, (piste de logement) merci de contacter :
    collectifenfantsetrangers@yahoo.fr 

     

  • Fiesta et parrainage des 4 filles de Nata à Rezé

     

    SOIREE DE SOUTIEN

    à UNE FAMILLE DE REZE

    MENACEE D’EXPULSION

     

    (Nata et ses quatres filles)


     

     

    VENDREDI 07 DECEMBRE 2007

    20h.30’ A  REZE

     

    Salle de l’AMICALE LAIQUE

    (salle du Roquois près de la mairie)


    Parrainage citoyen

     

    &

     

    Spectacle

     

     Les « Commères »(Chansons françaises) Pascal Gilet (p’tikalou)

    Et RAP (parent de l’école)

     

     

     

     

    Organisateurs

    Comité de soutien à la famille

    FCPE école élémentaire Y et A Plancher

    FCPE collège Salvador Allende

    Amicale Laïque de Rezé

    Collectif enfants étrangers citoyens solidaires