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  • Entre 600 et 700 personnes au plus fort de la manif

    Samedi 16 septembre, au départ de la Place du Commerce entre 600 et 700 personnes ont défilé dans les rues de Nantes jusqu'à la Préfecture de Loire-Atlantique. Les représentants du Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires se sont ralliés à l'appel du Collectif Unis contre une Immigration Jetable pour :

        - protester contre le traitement arbitraire des familles ayant demandé à accéder à la régularisation de leur situation dans le cadre de la circulaire-piège du 13 juin, que d'aucuns ont choisi de dénommer avec raison le "loto-sarko"

        - continuer de demander la régularisation des familles de tous les enfants et jeunes majeurs scolarisés dans les écoles, collèges et lycées de Loire-Atlantique

     Au-delà du nombre de manifestants (du rarement vu autour de cette épineuse question des sans-papiers) nous pouvons nous réjouir de la forte mobilisation des parents d'élèves, enseignants et citoyens mobilisés depuis plusieurs mois auprès des familles au sein des mini-réseaux de soutien que comptent désormais toutes les écoles concernées.

    Non, M. Sarkozy, quoi que vous ayez voulu laisser à penser dans un récent article publié par le Figaro, la mobilisation n'a pas connu d'essoufflement suite à l'effet-circulaire que vous attendiez ... mais qui n'a pas eu lieu.

    Nous en voulons pour preuve supplémentaire la dizaine de familles régularisées accompagnées de leurs parrains et marraines présents eux aussi en nombre hier dans le cortège nantais.

    NOUS NE SOMMES TOUJOURS PAS DISPOSES A BAISSER LES BRAS ET ENCORE MOINS LA GARDE.

     

     

  • Compte-rendu de la réunion du 13 septembre 2006

    1/ LE POINT SUR LES FAMILLES

     

             De nouveaux refus pour 5 familles soit 11 enfants concernés et un à naître. Pour trois dossiers, il existe des erreurs factuelles dans les réponses. Pour 2 d’entre elles le refus est motivé par l’existence d’une demande de régularisation dans un autre cadre que celui du 13 juin. Pour 2 autres il est proposé de faire une demande dans un autre cadre. Nous conseillons aux familles et à leur soutien de se rendre aux permanences juridiques des associations pour instruire un recours.

             Ces refus illustrent la volonté de respecter le quota des 6000 régularisations. L’organisation de la solidarité et de la protestation dans les écoles est donc indispensable pour faire connaître ces situations et appeler à venir grossir la

     manifestation de samedi prochain 16 septembre

    à partir de 14h30 , place du Commerce à Nantes.

     

    2/ COMMUNIQUE DE PRESSE DE LA PREFECTURE :

     

             Nous n’avons toujours pas été reçus par le préfet pour faire le bilan de l’application de la circulaire du 13 juin en Loire-atlantique, cet engagement avait été pris en juillet par le directeur de cabinet. Nous l’avons réclamé par écrit au lendemain de la forte manifestation du 24 août (250 à 300 personnes devant la Préfecture. En revanche, nous avons pu lire dans la presse un communiqué faisant état de 92 personnes régularisées sur 337 demandes: combien de familles ? Il fait état d’un examen des dossiers au regard non seulement de la circulaire du 13 juin MAIS AUSSI du CESEDA, ce qui n’était ni prévu ni annoncé en juin. Nous allons donc réitérer notre demande d’entrevue pour défendre nos points de vue ( cf lettre collective de recours d’août ).

     

    3/ MOBILISATION DANS LES ECOLES :

     

             Aux écoles Sully, Stalingrad, Blum des remises de l’allocation de rentrée de 25 euros par enfant scolarisé (versée par l’association de soutien au Collectif Enfants Etrangers citoyens solidaires) seront organisées samedi. Un bon accueil est en train de se mettre en place sur plusieurs nouveaux établissements tels que l'école Sarah Bernardt-Ledru Rollin, le collège Chantenay et le lycée Carcouët. Le nombre d'établissements concerné sur Nantes et son agglomération concerné par la présence de réseaux de soutien auprès d'une ou plusieurs familles s'élève a :

            - 47 écoles primaires et maternelles (dont 28 sur la seule ville de Nantes)

            - 16 collèges dont 11 à Nantes

            - 11 lycées dont 7 à Nantes

     Une travailleuse sociale nous a même signalé la situation critique de 8 lycéens à Machecoul.

    Nous encourageons les réseaux de solidarité au sein des écoles à organiser un temps de convivialité et de partage autour de la remise de cette allocation aux parents « sans papiers ».

     

    4/ SALLE POUR LES SANS PAPIERS :

     

             Le Gasprom ( 10 rue Fouré à Nantes ) mettra à disposition des sans papiers à partir du mois prochain une salle qu’ils pourront utiliser à leur guise pour se réunir, s’organiser, échanger … et prendre une part de plus en plus active et autonome dans la lutte.

     

    5/COMPTE RENDU DE LA REUNION A LA DDASS

     

             Ce jour, en présence de la directrice de la DDASS et d’un collaborateur, s’est tenue une réunion à laquelle le Collectif unis contre l’immigration jetable nous a invités. Les points abordés sont :

    A/ paiement des visites médicales et des taxes : comme plusieurs d’entre eux l’ont déjà fait, nous invitons les familles régularisées privées de tout revenu depuis parfois plusieurs années à se présenter à la visite médicale en déclarant leur incapacité à régler la somme élevée exigée. La gratuité ou la prise en charge par les collectivités locales de ces visites et des différentes taxes sera réclamée lors de nos entrevues avec la municipalité, le conseil général et espérons –le  le  Préfet.

     

    B/ logement des familles régularisées : à la charge du Conseil Général, les régularisés devraient, d’après nos interlocuteurs de la DDASS avoir prochainement accès au fonds de solidarité pour le logement. MAIS les critères d’accès annoncés restent trop restrictifs voire inacceptables  (garantie de stabilité sur le territoire de 15 mois pour des familles régularisées notamment pour avoir prouvé leur présence sur le territoire depuis plus de deux ans ; garantie de ressources hors intérim).

    En outre, on envisage une solution de sas d’ hébergement à l’hôtel dans l’attente de l’accès à un logement social. Ce dispositif très onéreux et inadapté à la vie des familles pourrait durer 5 mois maxi pendant la période hivernale et 2 mois par ailleurs – (c’est plus cher que de payer un appartement et très désocialisant ).

    En revanche, la DDASS s’engage à travailler à une amélioration de l’accompagnement social pour les familles logées en hôtel.

     

    5/MAE :

     

    Réunion de la MAE le 20 septembre : réduction possible de 50% du montant de l’assurance scolaire envisagée. Nous invitons pour ce faire tous les représentants des réseaux de solidarité et de soutien au sein des écoles à se mettre en contact avec Mr Fortis à l’adresse suivante : patrick.fortis@wanadoo.fr

     

     

    En conclusion, au vu de la fin de réunion d’hier au soir et du nombre croissant de familles qui viennent (régularisées ou non) nous alerter sur la précarité de leur situation de logement, nous pouvons nous attendre, dans les semaines qui viennent, à être confrontés à une urgence sanitaire jamais connue.

    Nantes, comme la plupart des grandes villes en France, pourraient bien avoir à leur tour à connaître la situation du gymnase Belle Image à Cachan. Qu’on se le dise !!!

     

    Compte-rendu rédigé par Jean-Luc Landas, relu et mis en forme par Frédéric Cherki.

  • Appel à manifestation le samedi 16 septembre 2006

    Le compte n’y est pas, continuons

    Appel aux parents et enseignants

     

     

    L’an dernier vous avez agi pour aider et réclamer la régularisation des parents « sans papiers « dont les enfants sont scolarisés dans l’établissement scolaire que fréquentent vos enfants ou où vous enseignez. Grâce à vos  diverses actions, une cinquantaine de familles   (qui élèvent une centaine d’enfants) ont été régularisées cet été dans notre département dans le cadre de la circulaire du 13 juin.

             La grande majorité des parents demeurent toutefois « sans papiers » alors qu’ils ont fui les meurtres, la guerre, le racket, les viols, le mariage forcé, les excisions, la misère. La nouvelle réforme du  CESEDA (code d’entrée et de séjour des étrangers et du droit d'asile) aggrave leur situation : restriction sur le regroupement familial, disparition de la régularisation pour dix ans de présence, carte « vie privée et familiale » quasi impossible à obtenir.

             Nous ne pouvons accepter que des familles entières restent dans la clandestinité avec tout ce que cela représente de souffrance pour leurs enfants qui étudient et s’amusent avec les nôtres.

     Pour que pas une chaise ne soit vide au cours de cette nouvelle année scolaire, nous vous invitons à vous organiser en chaîne de solidarité autour des enfants de famille «sans papiers» dans votre établissement

     

    et à venir manifester haut et fort votre soutien

    samedi à partir de 14h30 place du Commerce à Nantes

     

     

    Collectif Enfants Etrangers- Citoyens Solidaires  

    Contact : 06 72 47 04 33                                   http://enfantsetrangers.hautetfort.com

    Réunion  chaque mercredi de 18h30 à 20h30, Maison des Associations de la Manufacture des Tabacs,  Bd Stalingrad, Nantes

    Solidarité financière : Association de soutien au Collectif Enfants Etrangers

                                       CCP Nantes 1056 107 B 032 73

     

     

  • Un jeune homme aurait été arrêté à Ancenis

    Dans son courrier quotidien, Michel Lecler du RESF 49 à Cholet, nous alerte sur la situation suivante.

    A suivre ...  

     

     

    INFORMATIONS/ Tous les systèmes pour traquer, arrêter, expulser l’étranger sans papiers sont bons. Il y a les convocations déloyales à la Préfecture, les arrestations sur la route….

    Aujourd’hui, un homme de nationalité marocaine ( statut étudiant, carte périmée, travaillant) a été arrêté par la gendarmerie à Ancenis. Mis en zone de rétention, il devrait comparaître demain devant le juge des Libertés à Nantes.

    Nous avons alerté aussitôt Monsieur RENARD, avocat à NANTES .

    Pas de contact pour l’instant avec la personne concernée.

    Si quelqu’un a des infos, nous les attendons. Merci.

  • Le Préfet de Loire-Atlantique révèle "ses bons chiffres"

    Dans un communiqué adressé ce matin à la presse, le Préfet de Loire-Atlantique affiche enfin les chiffres que l’on pouvait malheureusement attendre. Sans plus parler de familles, il annonce officiellement dans le cadre de la demande d’accès à la régularisation au titre de la circulaire-piège du 13 juin, «  92 décisions de régularisation de personnes adultes contre 337 demandes déposées ».   Moins d’un tiers des demandes ont donc trouvé grâce aux yeux d’une préfecture qui, comme toutes les autres en France, a vu son travail faussé par l’établissement, le 24 juillet dernier, de ce qu’il faut bien appeler un « quota ministériel ».   Le compte n’y est pas, et nous saurons le redire haut et fort, samedi prochain 16 septembre, en manifestant nombreux au départ de la place du Commerce, à Nantes, pour dénoncer le sort réservé à des familles habilement appâtées dans un premier temps et aujourd’hui piégées par une circulaire faussement généreuse qui, sur le fond du problème, n’aura rien résolu pour une large majorité de familles.   A suivre, bien évidemment !!!  

    Pour info et réactions ..., voici le document adressé par la Préfecture de Loire-Atlantique à la Presse :

    Bilan dans le département de la Loire-Atlantique

     

    de la mise en œuvre de la circulaire du 13 juin 2006

     

    de M. le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur

     

    et de l’Aménagement du Territoire, relative aux mesures à prendre

     

    à l’endroit des ressortissants étrangers dont le séjour en France est irrégulier

     

    et dont au moins un enfant est scolarisé depuis septembre 2005

     

     

     

     

     

     

     

    Dans le cadre de la mise en œuvre de la circulaire du 13 juin 2006 de M. le Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur et de l’Aménagement du territoire, les services de la préfecture de la Loire-Atlantique ont reçu 337 demandes de régularisation de parents entre le 14 juin et le 15 août 2006.

     

     

     

                Chaque dossier déposé a fait l’objet d’un examen individualisé et approfondi de situation au regard à la fois des règles du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et des critères énoncés dans la circulaire ministérielle du 13 juin 2006.

     

     

     

         Au cours de l’instruction de ces demandes, de nombreuses familles ont été reçues en préfecture. La plupart d’entre elles étaient accompagnées d’une personne de leur choix.

     

               

     

    Toutes les demandes reçues ont été traitées avant le 1er septembre et ont fait l’objet d’une réponse personnalisée.

     

     

     

         Dans le cadre de cette opération, 92 décisions de régularisation de personnes adultes ont été prises.

     

     

     

         La possibilité d’une aide au retour à un taux majoré (1) reste ouverte pour les personnes dont les dossiers n’entrent pas dans le cadre de la circulaire du 13 juin 2006.

     

     

     

     

     

    (1)  Montant de l’aide au retour volontaire majorée :

     

    §         4000 € pour un parent isolé

     

    §         7000 € pour un couple

     

    §         2000 € par enfant mineur jusqu’au troisième

     

    §         1000 € par enfant supplémentaire

     

     

     

     

     

    contacts presse

     

     

     

    Préfecture de la région Pays de la Loire, préfecture de la Loire-Atlantique

     

    Service de la communication interministérielle

     

    Alain Gérardot-Paveglio (02 40 41 20 90) et  Hélène Kerjan (02 40 41 48 83)

     

      

     

  • Point sur la circulaire en Haute-Garonne

    La préfecture de Loire-Atlantique ne devrait pas tarder, du moins nous l'espérons, à dresser officiellement le bilan de la situation à l'issue de l'examen des dossiers déposés en Préfecture dans le cadre de la demande d'accès à la circulaire du 13 juin. 

     La tendance en Haute-Garonne annonce, hélas, celle que l'on devrait retrouver dans les autres départements ... et le nôtre ne fera malheureusement pas exception.

    A suivre ...


     

     

    20 Minutes | édition du 11.09.06

    La préfecture de Haute-Garonne a finalement régularisé 119 sans-papiers sur les 514 demandes déposées depuis le début de l’été. Si place Saint-Etienne on a laconiquement diffusé ces chiffres sans aucun commentaire, 395 personnes ont vu leur régularisation refusée, c’est la déception qui prédominait du côté des défenseurs des sans-papiers. « Ce n’est pas une surprise, la préfecture a accordé 23 % de réponses positives qui correspondent aux quotas fixés par le ministre au début de l’été », indiquaient Jeff Mignard responsable du Réseau Education Sans Frontières (RESF) de Haute-Garonne et Yasmina Vierge de la Cimade. Cette dernière s’étonnait que « ce chiffre ait été publié alors que des familles n’ont pas encore reçu de réponses ».

    L’inquiétude grandit dans les rangs des associations d’autant que d’ici quelques semaines les solutions d’hébergement d’urgence risquent de manquer à Toulouse. « Au 30 septembre, les crédits des collectivités qui servaient à payer les hôtels où sont logées les familles seront épuisés », notait Jeff Mignard pointant du doigt les situations précaires des familles. « Même pour les familles faisant parti des 23 %, leur titre de séjour n’est valable qu’un an et constitue un court répit ».