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  • Vide grenier à la Manu

    Dans le cadre de  "MANU EN FÊTE", le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires participera au vide-greniers - Place de la Manufacture - dimanche 10 juin 2007 entre 8h30-16h.

    Le bénéfice des ventes sera intégralement reversé à l'association de soutien au Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires pour aider les familles en difficulté.

     

    Venez nombreux relayer Charles, Isabelle... et apporter des jouets à vendre par exemple.

     

  • Audiences au Tribunal Administratif

    De nouvelles audiences sont prévues lundi 11 au Tribunal Administratif de Nantes où seront examinés les recours contre les OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français), prises en application de la nouvelle réforme du CESEDA.

     

    Le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (RESF44) et le Collectif Uni(e)s contre l’Immigration Jetable, se retrouveront aux côtés des personnes et des familles convoquées ce jour-là.

     

     

    Venez nombreux pour les soutenir.

  • Témoignage après "délit de solidarité"

     

     

    8 juin 2007

    Témoignage après "délit de solidarité"

     
    Comme annoncé hier, voici le témoignage de Mme DURUPT, placée en garde à vue après avoir manifesté sa désapprobation des conditions d'expulsion de deux passagers d'un vol à destination du Mali, le 28 avril dernier.

    J'ai été victime des agissements de la police de Roissy un samedi, le 28 Avril, sur le  vol de Air France PARIS BAMAKO, lors d'une expulsion de deux Maliens.

    Sur ce vol, après un embarquement sans problème avec simplement 1/2 h de retard, nous sommes acheminés en bus au fond de l'aéroport. Une voiture de police à l'arrière de l'avion éveille mon attention, je m'installe et constate la présence de deux personnes noires entourées de 4 à 6 personnes en civil. Je suppose que ce sont des policiers encadrant des Maliens expulsés, mais je ne dis rien et je ne pose pas de questions. Je suis fatiguée, je viens d'enterrer la veille mon père et faire plusieurs heures de train, je ne pense qu'à dormir.

    Le commandant de bord annonce le départ de l'avion dans quelques minutes. A ce moment les deux maliens se mettent à crier qu'ils ne veulent pas partir, les personnes qui les encadrent les ceinturent violemment et leur mettent des coussins sur la bouche pour les empêcher de crier! Aussitôt des voyageurs Maliens qui sont en majorité se lèvent, manifestent leur mécontentement et nous demandent de nous lever également pour empêcher l'expulsion de ces deux personnes.

    Evidemment je me suis levée, j'étais placée quelques rangs devant eux et j'ai exprimé mon désaccord sur les méthodes, la présence policière dans l'avion et que je n'avais pas payé un billet Air France pour participer aux expulsions honteuses. Le commandant de bord intervient rapidement et décide de ne pas partir tant que les Maliens et la police sont à bord. Il est applaudi et nous attendons dans le calme la descente des personnes : ils sont descendus.

    Tout se calme on s'apprête à partir mais 5 minutes après, ils sont remontés à l'arrière avec brutalité et réinstallés à leur place et accompagnés par de nombreux policiers en uniforme. Cette fois-ci, des voyageurs sont déplacés, en particulier, une famille et des enfants pour les mettre plus en avant pour les protéger des bousculades et qu'ils ne soient pas témoins des agissements de la police!!! Enervement de nouveau et attroupement autour des jeunes Maliens mais toujours sans violence, uniquement en paroles. Certains prennent des photos. Enervement de la police qui confisque des appareils et qui attend, soi disant, un grand chef !! Celui-ci arrive et décide de descendre les Maliens à condition qu'on dénonce les personnes qui ont initié l'émeute!!! Ils ne peuvent pas descendre la moitié des passagers donc ils décident de descendre deux personnes un Malien de 45 ans et moi-même âgée de 60 ans !!! (D’ailleurs un policier me dira plus tard que c’était pour montrer « qu'on n'est pas raciste ! »)

    Devant le nombre de policiers et la menace d'être descendu plus personne ne dit rien. Je demande à voir le commandant mais les policiers sont menaçants et me disent que de toute façon, chaque minute perdue aggrave ma situation et que de toute façon je serai descendue par la force ! Je ne peux plus rien faire et je suis descendue avec mes bagages et mise en garde à vue avec mon homologue Malien...

     Marquer comme non luIl est entre 18h et 18h30 lorsque nous arrivons au poste de police Roissy. A partir de ce moment le temps ne nous appartient plus, ils vous baladent en permanence, ils commencent par une fouille de vos affaires vous retirent tout ce qui peut être soi-disant dangereux, lunettes, montre, soutien gorge, bas, lacets, vous n'avez plus rien, vous n'êtes plus rien, plus aucun repère, vous n'avez le droit de ne rien dire. Ils préviennent mon employeur, et j'ai le droit de voir un médecin, qui constate une tension très élevée.

     

    Au bout d'un certain temps, ils me demandent de passer dans leur bureau et me disent que si je reconnais que je suis l'instigatrice de l'émeute tout ira plus vite, ce que je refuse en disant que je ne suis pas à l'origine de "l'émeute" mais que j'ai participé à cette manifestation de mécontentement au même titre que les autres voyageurs et que je n'ai pas bougé de ma place !

    Mon homologue Malien a la même position, donc on nous renvoie dans la salle d'attente, avec les deux Maliens qui devaient être expulsés, je suis reconvoquée pour faire ma déposition, je réitère mes propos, ma honte de participer malgré moi à cette pratique de la police Française et mon désaccord de payer un billet pour un vol régulier qui sert de prison.

    On m'annonce que je suis donc en garde à vue pour minimum 24h sinon plus, avec peut être une comparution immédiate, que je vais être conduite menottée au dépôt pour passer la nuit! J'attends encore un certain temps puis je suis menottée et accompagnée de 3 policiers à travers les couloirs de l'aéroport, puis en voiture conduite à toute allure sans attacher les ceintures, la police est au-dessus des lois, mais je ne dis rien !

    Je me retrouve donc en cellule bien sale vers 24h après avoir subi encore l'inventaire de toutes mes affaires, sur une planche sans couverture et lumière bien braquée sur vous pour vous empêcher de dormir. Heureusement j'étais une femme et j'étais donc toute seule dans la cellule, mais le monsieur malien s'est retrouvé avec un jeune alcoolique donc dans l'impossibilité de s'allonger ! Les conditions sanitaires lamentables et même pas d'eau pour se laver au minimum les mains !

    Le lendemain matin évidemment pas de petit déjeuner, juste un jus d'orange et nous passons tous les deux aux prises de photos et empruntes multiples pour être fichés. Le policier pense que nous devrions être libérés vers 12h. Mais les heures passent et nous n'avons aucune information, je m'inquiète de l'heure pour pouvoir prendre l'avion de 16h40 mais apparemment les policiers ne semblent pas avoir d'information. Je commence à craindre de passer une autre journée de garde à vue. 

    Vers 17h, un brigadier de police vient nous avertir que nous sommes libres mais convoqués le 3 juillet à 9h, au tribunal de Bobigny, pour être jugés des faits suivants : d'avoir à Roissy le 28/04/07en tout cas sur le territoire national et depuis temps n'emportant pas prescription (je ne comprends pas ces termes!) provoqué directement Mr DIAKITE Ibbrahima et Monsieur FOFONA Samba, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol Air France.......à la rébellion par des cris et discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l'autorité publique, etc., faits prévus par l'ART 433-10 al.1 du code pénal et réprimés par le même article.

    Voilà où j'en suis à 17 h. L'avion est parti et nous devons rester une nuit de plus sur Roissy. Heureusement nous avons trouvé à Air France une hôtesse qui, vu les circonstances, ne nous a fait payer que le changement de billet soit 80 euros. L'information qui avait été donnée au personnel c'est qu'on était descendus de notre plein gré, ne voulant pas cautionner cette expulsion !!!

     

    Voilà ! Je crois que ce genre de pratique doit se répéter régulièrement et en particulier le samedi car il y a moins de passagers ! Je suis donc à votre disposition pour de plus amples informations afin de faire connaître au public les agissements et les méthodes inhumaines de notre police.

     

    Marie-Françoise Durupt

  • Délit de solidarité : une nazairienne en garde à vue

    L'Humanité du 5 juin faisait état de la mise en garde à vue de passagers intervenus dans un avion à destination de Bamako pour s'offusquer et dénoncer les conditions d'expulsion d'un homme d'origine malienne.

    Une parente de Mme Durupt, nazairienne placée en garde à vue suite à son intervention dans l'avion, vient de nous contacter pour faire appel à notre soutien.

    A suivre...

    Voici l'article évoqué plus haut. Les raisons d'être très inquiets se multiplient jour après jour. N'attendons pas qu'il soit trop tard pour réagir !

    FC

    L’Humanité / RESF mobilise contre le délit de solidarité

     

    Article paru dans l’édition du 5 juin 2007.

     

    Société

     

    RESF mobilise contre le délit de solidarité

     

    Immigration. Les conditions des expulsions de sans-papiers sur les vols d’Air France continuent de soulever l’indignation. Témoignages.

     

    La tentative d’expulsion très musclée, samedi 26 mai, de Salif Kamaté (lire ci-dessous), vers Bamako, à bord d’un vol d’Air France au départ de Roissy, continue de susciter des réactions d’indignation qui dépassent celles des passagers de l’appareil et de l’équipe du cinéaste Laurent Cantet. L’affaire a même permis au Réseau éducation sans frontières, qui donnait, hier, une conférence de presse, d’apprendre qu’une Française, Marie-Françoise Durupt, passagère du Paris-Bamako du 28 avril, passera, elle, en jugement le 3 juillet, pour avoir incité « directement MM. Ibbrahima Diakité et Samba Fofona, tous deux reconduits à la frontière, ainsi que les autres passagers du vol d’Air France, à la rébellion, par des cris et des discours publics en vue de faire opposer une résistance violente à des personnes dépositaires de l’autorité publique ».

     

    Un avion, pas une prison

     

    Marie-Françoise Durupt, dans son témoignage envoyé de Bamako, n’apparaît pourtant pas comme une meneuse incitant à la violence : elle a soixante ans, vient de perdre son père, ne pensait, à son arrivée dans l’avion, qu’à dormir. Mais elle a été indignée de voir étouffer des cris avec des coussins et refuse de payer un billet d’avion « pour un vol régulier qui sert de prison ». Elle décide donc d’agir, avec un autre passager Malien. Les boucs émissaires sont tout trouvés. Il paraît, en effet, encore difficile de mettre en examen pour rébellion tous les passagers d’un vol commercial.

     

    Laurent Cantet, le cinéaste qui était à bord du Paris-Bamako du samedi 26 mai, confirme que les réactions de protestations étaient unanimes chez les passagers proches du siège de Salif Kamaté. « Je n’avais jamais vu de faits aussi violents dans ma vie, raconte-t-il. Le pire, ce fut quand nous nous sommes rendu compte, lors de l’évanouissement, que la police commençait à être débordée. D’autant que des passagers disaient :"Il est mort, il est mort." J’ai été écoeuré par cette réaction policière qui a tenté de justifier ses actes en expliquant qu’ils avaient affaire à un multirécidiviste. Il n’y a aucune situation qui puisse justifier ces méthodes. »

     

    Sujette à caution aussi l’attitude du commandant de bord : « Il s’est tourné vers nous, vers les passagers, pour nous appeler au calme, alors que les violences étaient dans notre dos et qu’elles venaient de la police », tient à expliciter Michel Dubois, l’assistant de Laurent Cantet, passager le plus proche de Salif, débarqué et mis en garde à vue. Laurent Cantet s’interroge sur la revendication de certains des syndicats d’Air France et de RESF pour que la compagnie cesse de se faire la complice du ministre de l’Intérieur. « Le regard des passagers d’un vol commercial est une garantie que n’auront jamais les passagers d’un charter... » En attendant, effectivement, les syndicats demandent que soit respectée la sécurité des passagers que perturbent ces personnes escortées de policiers au fond de la carlingue. RESF, de son côté, réclame qu’Air France prenne ses responsabilités, cette politique étant détestable pour l’image même de la compagnie.

     

    Atteinte au délit d’opinion

     

    François Auguste, mis en examen pour entrave à la circulation d’un aéronef, le 2 décembre 2006, remarque que toutes les mesures prises contre les passagers concernent des personnes qui n’ont fait que « parler », « exprimer une opinion ». « Il n’y a pas que la solidarité, la citoyenneté, qui sont devenues un délit. Cela atteint le délit d’expression, le délit d’opinion, le délit de désaccord, le délit de donner un avis. Dans quelle République sommes-nous ? »

     

    Une manifestation est d’ores et déjà prévue par RESF sur la question.

     

    Émilie Rive

     

     

     

     

  • Autre réaction à l'expulsion

    La météo était clémente, le vent favorable, le vol sans escale, l’avion s’est posé :


    ILS ONT EXPULSÉ VEDAT YILMIZ !


    Il est parti seul, sans personne pour l’accompagner, sans délinquant de la citoyenneté à ses côtés.


    Sa mère, assignée à résidence à Rennes, sera expulsée de France dans les prochains jours.


    Il a été laissé libre à son arrivée à Istanbul. Son incorporation dans l’armée est programmée dans quelques jours

     

    Pour nous tous, à Rennes, à Nantes, c’est un choc. Un choc de défiance qui ne fera que croître !

     

    Isabelle de Liffiac 

  • Réaction à l'expulsion de Vedat

    Cette réaction d'une amie de Rennes traduit parfaitement l'écoeurement de chacun de nous.

    Combien d'autres Vedat faudra-t-il encore avant que la sagesse et l'égard pour l'humanité de l'autre ne reprennent le dessus ??? Longtemps sans doute.

    Restons vigilants !!! Continuons de résister.

    On en reparle évidemment ce soir à la réunion hebdomadaire du Collectif - salle A de la Manufacture des Tabacs à partir de 18 h 30.

    FC

     

     

    Message à l'intention du Préfet de Loire Atlantique,

    son cabinet et le bureau des étrangers


     
     
    Vous avez reçu vendredi matin une délégation de soutien à Mr Yilmaz ; vous avez entendu nos arguments, nous avez rappelé ce qu'était la loi, et surtout que la France est un Etat de droit.


    "Rappelez lundi matin, nous vous donnerons la réponse du préfet quant à un éventuel réexamen de la situation de Mr Yilmaz", voilà ce que vous nous avez dit.


    Hier matin, un secrétariat nous informe que le préfet n'a pas eu le  temps de se pencher sur ce dossier et qu'il faudra rappeler le mardi.

     
    A 5h ce matin, Vedat Yilmaz nous appelle: on l'a réveillé et le somme de se préparer pour partir à Paris. Ensuite, il devient impossible dans la matinée de joindre le centre de rétention, ou la paf, ou encore la préfecture. On apprend néanmoins que le vol pour Vedat était réservé depuis une semaine. Lui ne le savait pas. La Cimade non plus n'avait pas eu le droit à cette information.

     
    Est ce ça un Etat de droit? Réveiller les gens dans la nuit pour les expulser sans bruit? Rester sourd à une somme de soutiens, maires, élus, citoyens, qui pensent sincèrement qu'expulser Vedat est absurde, que l'on envisage sa vie en Turquie ou bien celle qu'il a construite en France?

    Et surtout créer un leurre de démocratie, un simulacre inacceptable,
    d'accepter de recevoir des soutiens et les laisser s'exprimer tout en
    sachant que le destin de Vedat était déjà tracé, l'avion réservé, et
    qu'absolument rien ne pouvait changer ça?

     
    Je pensais qu'il y avait des limites.

     
    Gabrielle Jarrier

     

  • Ils ont expulsé Vedat...

     

    Cette fois, c'est sûr.


    Ils ont expulsé Vedat.

    Une amie de Rennes a pu échanger quelques mots avec lui par téléphone.  D'Istanbul.

    Sa mère, assignée à résidence à Rennes, sera expulsée dans les prochains jours.

     

    Allez, Monsieur Hortefeux... plus que 24999 et le compte sera bon !!!

    Continuons de nous battre pour protéger toutes celles et ceux qui peuvent encore l'être.

    Organisons la vigilance !!! 

  • VEDAT est à Roissy, mobilisation en cours

    vedat est à roissy, son vol est à 12h30, des personnes essaient de se
    mobiliser sur paris pour empêcher tout ça...

  • URGENCE : Vedat est en cours d'expulsion

    Vedat est en cours d'expulsion.

    Il serait en ce moment sur le chemin de Paris, pour prendre l'avion...

    A SUIVRE !!!

  • Vide- greniers

    Le collectif enfants étrangers tient un stand au vide-greniers de la Manu le dimanche 10 juin toute la journée.

    Si vous avez des jouets à vendre au profit du collectif, vous pouvez nous les déposer dimanche matin directement sur le stand.

     

    L’argent récolté servira comme d’habitude à apporter des aides d’urgence aux familles.

     

    MERCI