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  • Nous sommes des enfants de "sans papiers"

    Nous sommes des enfants de « sans papiers »

     Un sans-papier, c’est quelqu’un qui n’a pas de carte de séjour
    même s’il est en France depuis longtemps.

    Comme beaucoup d’entre vous, nos parents sont venus d’ailleurs.
    Ils ont fui la violence, la misère.
    Ils sont venus pour travailler et nous donner une vie meilleure
    Certains d’entre nous sont nés ici.
    Avec ou sans papiers la France est notre pays.

    On vit dans des hôtels meublés, des appartements, des chambres où on s’entasse.
    Tous les jours on a peur.
    On a peur que nos parents soient arrêtés par la police quand ils vont au travail, quand ils prennent le métro.
    On a peur qu’on les mette en prison, que nos familles soient séparées et qu’ils nous renvoient dans des pays qu’on ne connaît pas.

    On y pense tout le temps.
    A l’école aussi.
    Est ce que c’est normal d’avoir peur quand on va à l’école ?

    L’été dernier nos parents et nous, on a eu l’espoir d’avoir enfin des papiers.
    On a fait des dossiers, on a passé des jours et des nuits à faire la queue devant des préfectures.
    On s’est inscrit dans des bureaux.
    On a cru qu’on serait régularisés, que le cauchemar serait terminé.
    On remplissait tous les critères, mais on nous a dit : non.

    Nous sommes venus à visage découvert avec nos noms, nos adresses.
    Ceux qui ont eu leurs papiers avaient le même dossier que nous. Et pourtant on nous a dit : non.
    Arbitrairement.

    Maintenant on est en danger et on doit se cacher.
    Pourquoi cette injustice ?

    Nous ne voulons plus vivre dans la peur.
    Nous voulons que la France nous adopte.
    Nous voulons être régularisés

     « LAISSEZ LES GRANDIR ICI !»

     ENFANTS ETRANGERS, ENFANTS EN DANGER

     Dans l’école que fréquentent vos enfants, un enfant étranger est peut-être en danger. Ses parents sont sans-papiers.

     Les parrainages républicains étant dorénavant interdits, ou tout comme (article L.52 al.8 du Code électoral) et ce, jusqu’en 2008, le Collectif Enfants étrangers, Citoyens solidaires- RESF 44- organise le samedi 23 juin après-midi une cérémonie de parrainages citoyens des enfants et jeunes adultes scolarisés sans papiers.

    Envoyez vos nom, prénom, adresse, téléphone et mail à collectifenfantsétrangers@yahoo.fr

     Tout renseignement sur

    http://enfantsetrangers.hautetfort.com ou

    au 06 72 47 04 33

     

  • 20 minutes : pas de parrainage à Nantes

    Les parrainages d'enfants privés de mairie

    Le collectif Enfants étrangers-Citoyens solidaires, qui avait prévu d'organiser demain, en mairie de Nantes, une cérémonie de parrainages d'enfants scolarisés sans papiers, a annoncé hier qu'il reportait cette cérémonie, en raison du refus de la mairie. « Elle a estimé que cela lui était juridiquement impossible avant les élections municipales de 2008. Nous sommes conscients du contexte politique, mais il y a peut-être aussi un manque de courage de sa part », rapporte Frédéric Cherki, porte-parole du collectif, qui envisage tout de même de célébrer des parrainages le 23 juin dans un lieu indéterminé.

    F. B.


    20 Minutes, éditions du 23/03/2007 - 00h08

  • Monsieur Aktas en rétention à Roissy

    Dernières nouvelles de Monsieur Aktas, père de famille qui était hébergé avec sa femme et son enfant chez son beau-frère à Nantes.

    Monsieur Aktas a été conduit hier au centre de rétention de Roissy. Son avocat espère un libération car son épouse est toujours en demande d’asile, mais rien n’est sûr et il est quand même retenu dans un endroit « dangereux ».

     

    Le collectif « enfants étrangers » demande sa libération immédiate et s’opposera avec l’aide des différents réseaux à une expulsion vers la Turquie.

     

  • Répression et chasse aux étrangers : un pas a été franchi.

    COMMUNIQUE DE PRESSE RESF PARIS



    Paris le 20 mars 2007



     


    Hier et ce soir, des incidents graves se sont produits lors de rafles effectuées dans nos quartiers à Paris.

    Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d'arrestation devant l'école maternelle Rampal d'une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l'école.

    Malgré l'intervention des parents présents, et celle d'enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l'ont ensuite emmené pour une destination qu'ils n'ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée... Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l'ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d'une énième rafle dans le quartier de Belleville.

    Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l'angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.

    Après l'avoir été maintenu dans le café pendant plus d'une heure, la police décidait d'embarquer ce grand-père juste avant la sortie d'école de 18h. Les parents d'élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d'intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n'hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d'écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l'école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.

    Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement. Quelque temps après, les rafles se poursuivaient à Goncourt et à la rotonde de Stalingrad. Non contents d'augmenter la cadence des contrôles au faciès, parfois en dehors de tout cadre judiciaire, les fonctionnaires de police ont donc choisi cette fois de violer le dernier refuge des valeurs de la République, à savoir l'école.

    Le Préfet de Police de Paris aurait tort de sous-estimer la colère grandissante que provoquent ces procédés iniques et circonstanciels dans les quartiers dits "populaires". La peur cède peu à peu à la détermination d'y mettre fin, on l'a vu ce soir. Nous partageons cette détermination. Le procédé de rafle est en lui-même odieux parce qu'il bafoue l'ensemble des droits fondamentaux des personnes humaines. Et doublement insupportable quand les institutions de la République sont elles-mêmes visées.

    Nous rappelons aussi les garanties données à RESF à deux reprises pendant l'été 2006 (le 5 juillet et le 27 juillet) par la Préfecture de Police : qu'il n'y aurait pas d'interpellations dans et aux abords des établissements scolaires. Désormais, devons-nous tenir pour caducs ces engagements ?

    Pour le Comité de soutien Lasalle-Rampal,
    Maria Clark, 06 18 01 07 63

    Thérèse Coriou, 06 82 18 39 14

    Dominique Perez, 06 84 52 00 41

     

    Pour RESF Paris,

    Brigitte Wieser 06 88 89 09 29

    Anthony Jahn 06 61 98 45 18

     

  • Interpellations à Rennes

    Bretagne

    Paru dans l'édition du jeudi 22 mars 2007

    Interpellations musclées dans le bâtiment


    Les gendarmes sont intervenus, hier matin, sur divers chantiers, partout en France. À Taden (Côtes-d'Armor), ils ont contrôlé une vingtaine de personnes et interpellé quatre étrangers dont ils souhaitent contrôler la situation administrative. Ouest-France

    Les gendarmes ont arrêté une trentaine de personnes soupçonnées de travail clandestin, notamment à Taden et Gaël. Une vaste opération menée dans toute la France.

    9 h, mercredi. Des dizaines de gendarmes mobiles, casqués, armés et équipés de béliers investissent le lotissement en construction du Val Doré, dans la zone des Alleux, à Taden (Côtes-d'Armor). Les gendarmes cassent toutes les portes des maisons en construction en hurlant « Gendarmerie, ouvrez! ». Les ouvriers, hagards, sortent un par un. Certains sont menottés. Pas au hasard. « C'était comme à la télé. Quand les gendarmes sont arrivés, ils avaient les photos des gars à arrêter et même les plaques d'immatriculation des bagnoles. Ils ont visé juste. Mais qui va rembourser les portes et assurer la sécurité des chantiers maintenant ? », explique un électricien dinannais interpellé quelques minutes, puis relâché.

    Trafic de grande ampleur

    Quatre ouvriers, soupçonnés de travail illégal - c'est-à-dire au noir - sont interpellés à Taden : deux Turcs, un Égyptien et un Hongrois. Même scénario à Gaël, en Ille-et-Vilaine. Une vingtaine de personnes sont contrôlées et sept étrangers, notamment des Égyptiens, interpellés.

    Au total, 360 gendarmes, policiers, agents de la Police aux frontières, de l'Urssaf ou des Services fiscaux, ainsi que du Groupe d'intervention régional (Gir) de Bretagne sont intervenus, hier matin, dans les quatre départements bretons, en Sarthe, Loire-Atlantique, Corrèze, Indre-et-Loire, Loir-et-Cher et en région parisienne. Une trentaine de personnes du BTP ont été interpellées, dont une quinzaine en Bretagne. L'opération avait été soigneusement préparée depuis plusieurs mois par les gendarmes d'Ille-et-Vilaine.

    Tout part d'un contrôle de l'Urssaf, en octobre, sur un chantier près de Rennes. Quatre travailleurs clandestins sont arrêtés. Les gendarmes soupçonnent rapidement un trafic de main-d'oeuvre étrangère de grande ampleur. En décembre, le parquet de Rennes demande l'ouverture d'une information judiciaire pour travail dissimulé et aide à l'entrée et au séjour irréguliers en France. Les enquêteurs pensent que des travailleurs clandestins sont recrutés, essentiellement au Moyen-Orient et en Europe de l'Est, et pris en charge étroitement à leur arrivée en France. Avant d'être dispatchés par petites équipes, très mobiles, sur différents chantiers du BTP, principalement situés dans l'Ouest.

    Hébergement insalubre

    « L'opération [d'hier] vise à vérifier l'organisation du réseau et l'ampleur du trafic », souligne une source proche de l'enquête. Les gendarmes veulent surtout mettre la main sur les donneurs d'ordre. Certains sièges sociaux d'entreprises ont également été perquisitionnés hier. « Nous sommes face à une organisation par strates avec des gens qui utilisent une main-d'oeuvre irrégulière », précise une source judiciaire. On parle aussi d'un trafic d'êtres humains. Les commanditaires présumés auraient exploité la faiblesse d'ouvriers sans papiers en les faisant travailler sans respecter le temps légal de travail. À Gaël, notamment, les perquisitions ont révélé des conditions d'hébergement insalubres. Les travailleurs s'entassaient à plusieurs dans des chambres sales et exiguës. Leur liberté de circulation était, semble-t-il, plus que contrainte.

    Le nombre d'interpellations peut paraître maigre, au vu de l'importance des moyens engagés. À quelques semaines d'une échéance électorale majeure, la démonstration de force laisse certains songeurs. Et des questions subsistent. Les responsables des chantiers seront-ils inquiétés ? Avaient-ils connaissance de la situation administrative des travailleurs ? Quelles suites judiciaires seront données ? L'article L 362-3 du Code du travail punit de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 € d'amende tout travail illégal ou recours à un travailleur non déclaré.

    Vincent JARNIGON

    et Aurélie LEMAÎTRE.

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  • Conférence de presse le 24 mars 2007

    Communiqué du Collectif Enfants Etrangers, Citoyens Solidaires

     

    (RESF44), de Nantes

     



    Nous sommes dans l'obligation de reporter la cérémonie des parrainages d’enfants et de jeunes adultes scolarisés sans papiers, initialement prévue le
    24 mars. Arborant le Code électoral, l’hôte de la mairie/la municipalité nous
    informe de l’impossibilité d’organiser une cérémonie de parrainages républicains et de mettre à disposition une salle municipale, avant… mars 2008 !

     


    Le Collectif Enfants Etrangers, Citoyens Solidaires vous invite à assister à une conférence de presse, le samedi 24 mars à 9h30 devant la Mairie de DOULON, afin de vous faire connaître ses réactions et ses projets d’actions.

     

     

     

    Une cérémonie de Parrainages Citoyens sera organisée par le Collectif Enfants Etrangers, Citoyens Solidaires de Nantes, vraisemblablement le samedi 23 juin après-midi, dans une salle ne dépendant pas de la mairie (si vous avez des idées, nous sommes preneurs)...

     

     

    La solidarité ne peut attendre ! Laissez-les grandir ici !

     

    (www.educationsansfrontière.org)

    Nous vous invitons à vous tenir au courant en consultant notre blog :

     

    http://enfantsetrangers.hautetfort.com


     

    Les membres du Collectif Enfants Étrangers, Citoyens Solidaires

     

    Collectif « Enfants Étrangers, Citoyens Solidaires »

     

    Manufacture des Tabacs – Maison des Associations ;

     

    10, bd de Stalingrad 44000 NANTES

     

    http : //enfantsetrangers.hautetfort.com

     

    06.72.47.04.33 – collectifenfantsétrangers@yahoo.fr

     

     

     

  • deux pères de famille arrêtés ce matin

                                           ATTENTION

               Il paraîtrait que les contrôles d’identité sur les chantiers et sur la route se multiplient. Ce matin, plusieurs pères de famille, kurdes, ont été arrêtés sur un chantier à Rennes.  Selon leur situation administrative certains ont été relâchés, d’autres sont toujours en garde à vue et risquent à tout moment d’être mis en centre de rétention à Nantes ou à Caen (il n’y en a pas à Rennes), puis d’être expulsés.

            A notre connaissance, Monsieur Aktas Muhtesim et Monsieur Bingol Zeki, qui habitent à Nantes avec leurs familles, sont toujours en garde à vue.

           Il est urgent de se manifester par tous les moyens possibles à la préfecture de Rennes, en envoyant des courriers, des fax, en téléphonant dès demain afin de montrer qu’ils sont soutenus par le collectif et que nous ne laisserons pas expulser des pères de familles.