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RESF dénonce les conditions d’application de la circulaire Sarkozy

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AP | 11.07.06 | 18:03

PARIS (AP) — Le Réseau éducation sans frontières (RESF) dénonce les conditions d’application de la circulaire Sarkozy pour la régularisation "au cas par cas" des familles sans-papiers avec enfants scolarisés, les préfectures se "bricolant chacune leur interprétation". RESF dit aussi craindre de nouvelles expulsions d’élèves cet été.

Un jeune Marocain sans-papiers, Abdallah Boujraf, scolarisé à Paris, a été expulsé vendredi dernier et, selon RESF, il s’agissait de la première expulsion d’un élève depuis la fin de l’année scolaire et du moratoire décidé par le ministre de l’Intérieur Nicolas Sarkozy durant l’année scolaire 2005-2006.

RESF s’inquiétait mardi du sort d’Aminata Diallo, une lycéenne malienne de 19 ans scolarisée à Sarreguemines (Moselle) et qui "a commencé les vacances en rétention à Strasbourg", selon un communiqué du réseau. "Aminata s’est fait piéger alors qu’elle se rendait à la préfecture pour demander sa régularisation ! Elle a été extraite du centre de rétention de Strasbourg pour être présentée au consulat du Mali à Paris. Si ce dernier délivre un laisser-passer, elle pourra être expulsée à tout moment", dénonce RESF.

Toujours à Sarreguemines, RESF déplore également l’arrestation d’une mère sri-lankaise et de son fils de 17 ans et, à Montpellier, d’un Marocain de 19 ans, élève de BEP mécanique.

Par ailleurs, RESF estime qu’un mois après la promulgation de la circulaire Sarkozy sur les régularisations au cas par cas, et "un mois avant son terme annoncé, la confusion la plus grande semble toujours régner".

Selon RESF, "les préfectures visiblement débordées par le nombre des dossiers déposés se bricolent chacune (leur) interprétation maison, sans que le ministère parvienne à dire clairement qui est autorisé à déposer un dossier et moins encore qui sera régularisé".

"De quelques centaines à plusieurs dizaines de milliers, les estimations du nombre de régularisations à venir font, entre autres, l’objet d’une polémique publique entre le ministre de l’Intérieur et ses services. Arno Klarsfeld, médiateur qui a confondu médiation et médiatisation, n’a pas trouvé le temps de rencontrer" les représentants du réseau, selon le communiqué. AP

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