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  • Unis, le Resf 35 et Resf 44 en soutien à Yaya Diallo contre "Dublin ou le retour en Italie"

    Belle mobilisation... à Redon, le 14 juin 2018. Il ne reste que quelques jours pour se mobiliser et signer la pétition.

    https://www.ouest-france.fr/bretagne/redon-35600/redon-ils-se-mobilisent-pour-que-yaya-diallo-reste-en-france-5823151

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    Yaya Diallo, 19 ans, est en formation à Saint-Nicolas-de-Redon depuis le début du mois de mars. La France lui demande de repartir en Italie, dès lundi. Un pays dont il ne connaît pas la langue. | Ouest-France

    Ce jeudi midi, de nombreux manifestants s’étaient rassemblés place de Bretagne, à Redon, pour soutenir Yaya Diallo, un Guinéen de 19 ans actuellement en formation pour devenir maçon à Saint-Nicolas-de-Redon. La préfecture refuse de traiter sa demande d’asile en France et lui a pris un billet d’avion pour l’Italie. Le départ est lundi prochain.

    Avec une émotion visible, Yaya Diallo observe les nombreuses personnes qui sont venues le soutenir ce jeudi midi, place de Bretagne à Redon. Au moins 150. « C’est étonnant de voir autant de monde. Je ne m’attendais pas à être soutenu par autant de Français dans ma vie. Ces personnes ont pris du temps dans leur journée, dans l’espoir que je puisse rester », commente le Guinéen de 19 ans, touché.

    Un billet d’avion pour l’Italie, lundi matin

    Des personnes qu’il ne reverra peut-être jamais, puisqu’on lui a remis son billet d’avion pour une réadmission en Italie. Le départ est lundi. « En France depuis le 2 octobre, il a eu son premier rendez-vous avec la préfecture le 4 décembre dernier, pour entamer les procédures. S’il a franchi la première étape en janvier, il a perdu la deuxième, le 23 avril. Maintenant, il doit être expulsé vers le premier pays où il a posé les pieds en arrivant en Europe, c’est-à-dire l’Italie », détaille Yuna Quilly, son amie.

    Originaire du pays de Redon, elle fait ses études à Nantes. C’est là qu’elle a rencontré Yaya, quand son université était occupée par les migrants. « Il dormait dehors depuis un mois. D’autres jeunes étudiants l’ont pris en charge. J’ai pensé à la formation à Saint-Nicolas. »

    « Assidu, avide de connaissance, bien intégré »

    Puis, les choses se sont enchaînées. Il a débuté une formation pour devenir maçon technicien au début du mois de mars. « Vraiment, ça se passe bien, on s’entend bien. Quand je ne suis pas là, pour des rendez-vous médicaux, ils s’inquiètent de mon absence », raconte le jeune migrant.

    « Il est bien intégré. Son directeur de formation le décrit comme quelqu’un d’assidu, avide de connaissance, qui y arrive très bien », ajoute son amie. D’ailleurs, de nombreux costagiaires étaient présents pour le soutenir ce jeudi.

    Dans une pétition, qui a déjà récolté 1 500 signatures depuis sa mise en ligne samedi dernier, il écrit : « J’ai noué et établi des relations en France. J’ai, au fil des jours, rencontré des jeunes et moins jeunes avec qui j’ai lié des amitiés qui me sont désormais indispensables pour espérer me reconstruire sereinement après ce chaotique parcours. J’apprends au quotidien aux côtés de ces connaissances précieuses. »

    Un parcours chaotique

    Son parcours chaotique débute en mai 2016. « J’ai fui mon pays. Je suis d’abord passé par le Mali, puis l’Algérie et enfin la Libye. » Une dernière expérience dont il n’aime pas trop parler. « Il est resté dix mois en Libye et a subi de l’esclavage et du travail forcé, avant d’arriver dans un camp de réfugiés en Italie », reprend Yuna Quilly.

    Retourner dans ce dernier pays lui fait peur. « J’y suis resté cinq mois et c’était difficile. Je ne parlais pas la langue, je ne pouvais pas aller à l’école », explique-t-il, dans un bon français.

    Avec cette mobilisation, ses amis espèrent obtenir « une réunion le plus rapidement possible avec la sous-préfecture de Châteaubriant. Nous voulons que ce soit la préfète de Loire-Atlantique et donc la France qui étudie la demande d’asile de Yaya, et non pas l’Italie où, avec la barrière de la langue, il a zéro possibilité d’intégration. »

     

  • Yaya Diallo ne veut pas partir : "Il y a 4 jours, on m'a remis mon billet d'avion... pour l'Italie"

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    "Il y a 4 jours, on m'a remis mon billet d'avion pour une réadmission en Italie le 18 juin."

    Yaya Diallo veut poursuivre sa formation entamée à Saint-Nicolas de Redon.

     

     Elle est en ligne : http://resf.info/P3332

    sur le site http://www.educationsansfrontieres.org

     

    P3332 - Pétition en soutien à Yaya Diallo, jeune guinéen de 19 ans, en formation à Saint Nicolas de Redon.

    PETITION adressée à la préfecture de Loire Atlantique !!!

    Madame la préfète de Loire-Atlantique, Madame Nicole Klein...

     

    Pétition en soutien à Yaya DIALLO, jeune guinéen de 19 ans, en formation à St Nicolas de Redon.

    "Je suis en France depuis le 2 octobre 2017. Aboutissement d'un long périple dont le départ fut la Guinée Conakry le 1er Mai 2016. J'ai ensuite traversé le Mali, le désert du Niger, et l'Algérie avant d'arriver en Libye. En Libye, dans cette prison à ciel ouvert (à Sabratha), j'ai rapidement compris que les seules lois seraient la restriction, le travail forcé, la souffrance, la torture et parfois, pour finir, la mort. J'ai rapidement compris que nos seuls droits, à nous, migrants voulant rejoindre l'Europe, étaient le silence, l'obéissance et la soumission. Migrants, nous étions pions et esclaves. Je suis resté en Libye 10 mois. Le 17 Mai 2017, après 4 jours de traversée sur la Méditerranée, je débarque en Italie. L'Europe, mon rêve. L'Europe pour étudier, l'Europe pour travailler, l'Europe pour réussir, l'Europe pour fuir les conflits meurtriers, l'avenir morose qui m'était promis et le militarisme guinéen.
    J'ai passé presque 5 mois en Italie, dans un camp de réfugiés. Dans ma tête, en permanence, la France. Je voulais traverser la frontière franco-italienne pour poser mes pieds dans un pays dont la langue ne m'était pas étrangère, et dans lequel je pouvais espérer étudier ou travailler.
    Il y a 4 jours, on m'a remis mon billet d'avion pour une réadmission en Italie le 18 juin. C'est une désillusion et une angoisse immense que d'avoir à retourner dans un pays dont je ne maîtrise pas la langue et dans lequel je n'ai aucune perspective d'intégration. En France, j’ai entamé le 7 mars 2018 une formation diplômante « technicien/maçon terre crue » à St Nicolas de Redon. Elle prendra fin le 9 novembre 2018. C’est pour moi une opportunité exceptionnelle que je ne veux pas rater et que je ne saurai retrouver en Italie, pays dont, comme dit précédemment, je ne maîtrise pas la langue. J’ai à cœur de me former pour pouvoir travailler et me prendre totalement en charge le plus rapidement possible.
    J'ai un suivi médical stable et depuis février.
    D'autre part, j'ai noué et établi des relations en France. J'ai, au fil des jours, rencontré des jeunes et moins jeunes avec qui j'ai lié des amitiés qui me sont désormais indispensables pour espérer me reconstruire sereinement après ce chaotique parcours. J'apprends au quotidien aux côtés de ces connaissances précieuses.

    Pour l'ensemble de ces raisons, je souhaite et espère rester en France. Pour cela, j'ai l'honneur de solliciter votre soutien.

    Merci à tous"
    Yaya.

     

    Nous, citoyens, formateurs et stagiaires, demandons instamment à Madame La Préfète de Loire Atlantique de bien vouloir traiter en France la demande d'asile de Yaya Diallo, comme la loi l'y autorise et permettre à celui-ci de poursuivre sa formation dans de bonnes conditions.

     

     

     

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