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  • Sans Ferrements

    « Disons nous et disons à nos enfants que tant qu’il restera un esclave sur la surface de la Terre, l’asservissement de cet homme est une injure permanente faite à la race humaine toute entière. »

    Victor Schoelcher (1804-1893), initiateur du décret du 27 avril 1848 d’abolition de l’esclavage dans les colonies françaises.

     

    le décret d'abolition de l'esclavage 27 avril 1848 :

     

     

    Le Gouvernement provisoire,

        Considérant que l'esclavage est un attentat contre la dignité humaine ; qu'en détruisant le libre arbitre de l'homme, il supprime le principe naturel du droit et du devoir ; qu'il est une violation flagrante du dogme républicain : Liberté, Egalité, Fraternité.
        Considérant que si des mesures effectives ne suivaient pas de très près la proclamation déjà faite du principe de l'abolition, il en pourrait résulter dans les colonies les plus déplorables désordres,

    Décrète :

     

    article 1er :

    L'esclavage sera entièrement aboli dans toutes les colonies et possessions françaises, deux mois après la promulgation du présent décret dans chacune d'elles. A partir de la promulgation du présent décret dans les colonies, tout châtiment corporel, toute vente de personnes non libres, seront absolument interdits.

    article 2 

    Le système d'engagement à temps établi au Sénégal est supprimé.

     

    article 3

    Les gouverneurs ou commissaires généraux de la République sont chargés d'appliquer l'ensemble des mesures propres à assurer la liberté à la Martinique, à la Guadeloupe et dépendances, à l'île de la Réunion, à la Guyane, au Sénégal et autres établissements français sur la côte occidentale d'Afrique, à l'île Mayotte et dépendances et en Algérie.

    article 4

    Sont amnistiés les anciens esclaves condamnés à des peines afflictives ou correctionnelles pour des faits qui, imputés à des hommes libres, n'auraient point entraîné ce châtiment. Sont rappelés les individus déportés par mesure administrative.

    article 5

    L'Assemblée nationale réglera la quotité de l'indemnité qui devra être accordée aux colons.

    article 6

    Les colonies, purifiées de la servitude, et les possessions de l'Inde seront représentées à l'Assemblée nationale.

    article 7

    Le principe que le sol de la France affranchit l'esclave qui le touche est appliqué aux colonies et possessions de la République.

    article 8

    A l'avenir, même en pays étranger, il est interdit à tout Français de posséder, d'acheter ou de vendre des esclaves, et de participer, soit directement, soit indirectement à tout trafic ou exploitation de ce genre. Toute infraction à ces dispositions entraînera la perte de la qualité de citoyen français.
    Néanmoins les Français qui se trouvent atteints par ces prohibitions, au moment de la promulgation du présent décret, auront un délai de trois ans pour s'y conformer. Ceux qui deviendront possesseurs d'esclaves en pays étrangers, par héritage, don de mariage, devront, sous la même peine, les affranchir ou les aliéner dans le même délai, à partir du jour ou leur possession aura commencé.

    article 9

    Le ministre de la Marine et des Colonies et le ministre de la guerre sont chargés, chacun en ce qui le concerne, de l'exécution du présent décret.

    Fait à Paris, en Conseil du Gouvernement, le 27 avril 1848

     

     

    *

     

     

    « Schoelcher, un homme dont chaque mot est encore une balle explosive. » Aimé Césaire  (1913-2008)

     

    Source : Aimé Césaire, introduction de Esclavage et colonisation, recueil de textes de Victor Schoelcher publié par Emile Tersen, Presses Universitaires de France, Paris, 1948

     

  • Journée mondiale du Livre et du Droit d'auteur

    Toujours à la page.../... !

     

    Le Collectif Enfants Etrangers Citoyens Solidaires (Resf44) s’associe à la célébration, dans le monde entier de cette journée du livre et du droit d’auteur, instituée par l’Unesco, le 23 avril, Journée mondiale du livre.

     

    Pour découvrir l’affiche, cliquez sur ce lien :

    http://www.unesco.org/culture/afficheunesco/affiche.pdf

     

    Dès à présent et pour préparer d’autres moments forts, la fête des langues et le 3ème Forum mondial des droits de l’homme, où le Collectif tiendra un stand et proposera une vente de livres pour enfants et adultes sur les sans-papiers, nous proposons à celles et ceux qui le souhaitent de participer à une première rencontre-réunion prévue le 28 avril à 19 heures pour discuter de la sélection des ouvrages, des contacts avec les  libraires et prévoir les disponibilités des participants. Toute personne est bienvenue pour participer à l’organisation de cette action.

     

    Contact Chantal Raymond

    ch.raymond@yahoo.fr

    02 40 73 37 42

     

    De même, l’idée de l’organisation d’une journée/demi-journée ou soirée courts-métrages, vidéos et films documentaires est à l’étude.

    Repaire de Nantes de Là-bas si j’y suis propose également aux marraines et aux parrains d’enfants de familles sans-papiers de participer et venir témoigner au Repaire de mai, vendredi 16 mai, au Méliès.

     

    Les Repaire sont des lieux (ouverts à tous) de parole, nous y discutons de différents sujets, et invitons à chaque thème abordé un « spécialiste » pour nous donner quelques clefs.

    Contact : Anaïs

    (www.repaire-nantes.info).

    Chez Josy, au Café Le Masque (9 allée de l’Erdre)

    Pour le Repaire de mai, qui se tiendra le vendredi 16 mai au Méliès, nous parlerons des sans-papiers. Nous pouvons également organiser des projections de film dans le café où se tient le Repaire.